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lundi 21 avril 2008

Découverte d'une rare tortue géante


HANOI (Reuters) - Des biologistes ont identifié dans le nord du Viêtnam un spécimen de tortue géante que l'on croyait éteinte à l'état sauvage, annoncent des chercheurs.

Après trois ans de recherche, des spécialistes asiatiques ont découvert, photographié et identifié une tortue "Rafetus Swinhoei", unique spécimen sauvage connu, dans un lac situé à l'ouest de la capitale, Hanoï.

Le zoo américain de Cleveland, qui a financé l'étude, a salué une "découverte incroyablement importante" et rappelé que la tortue de Swinhoei était "l'une des espèces de tortue les plus gravement menacées dans le monde".

Les chercheurs n'ont pas souhaité préciser l'emplacement du lac où la tortue a été aperçue, afin de ne pas l'exposer à des chasseurs ou des trafiquants d'animaux sauvages.

Seuls trois autres spécimens de ce reptile, qui peut peser 140kg, mesurer un mètre de long et vivre cent ans, sont connus dans le monde. Deux vivent en captivité en Chine, le troisième dans un lac d'Hanoï.

Leur quasi-extinction à l'état sauvage est due à la chasse pour leur viande, à la destruction des sites de ponte et à la pollution.

Source:yahoo.com

jeudi 10 avril 2008

LES REQUINS sont les derniers dinosaures




Réputés être des mangeurs d'hommes, on les traque dans l'indifférence. « Les Seigneurs de la mer », un documentaire-événement au cinéma aujourd'hui, dénonce ce massacre et réhabilite les requins.

«LES REQUINS sont les derniers dinosaures de la planète et l'homme est en train de les massacrer. » Dans « les Seigneurs de la mer », un documentaire stupéfiant qui sort aujourd'hui, le biologiste et photographe sous-marin Rob Stewart dénonce l'extermination à grande échelle des squales, traqués dans l'indifférence générale pour leurs ailerons et victimes de leur réputation de « machines à tuer ». Après six ans de tournage, Rob Stewart estime qu'ils sont menacés de disparition et plaide pour leur protection.


« Cent millions de requins sont tués chaque année et, dans cinq ou dix ans, de nombreuses espèces auront disparu », s'alarme le réalisateur, qui rappelle que les requins sont apparus il y a plus de quatre cents millions d'années, bien avant les dinosaures. S'il ne fallait retenir qu'une image du film de Rob Stewart, ce serait cette séquence au cours de laquelle des pêcheurs tranchent les nageoires de requins qu'ils viennent de hisser à bord. Incapables de nager et se vidant de leur sang, les requins sont rejetés à l'eau vivants, condamnés à une mort par asphyxie.



Une chair très prisée

L'aileron de requin (vendu jusqu'à 500 $ le kilo, soit 317 €) est très apprécié en Asie, où il est servi en potage. En France, si cette pratique de pêche est interdite depuis 2003, on consomme aussi beaucoup de requins, leur chair possédant très peu d'arêtes. Sur les étals des poissonniers, on trouve du requin-taupe (dit veau de mer) et de l'aiguillat (saumonette).

« La plupart des populations de grandes espèces de requins ont diminué de 60 à 99 %, estime Bernard Séret, spécialiste des requins à l'Institut de recherche pour le développement. Or les requins ont un rôle essentiel de régulateur de la chaîne alimentaire. » Le déclin de la population de requins a ainsi eu des conséquences inattendues. Comme pour les pêcheurs de coquilles Saint-Jacques de la côte Est des Etats-Unis. « Comme il n'y avait plus assez de requins pour les chasser, les raies se sont mises à pulluler et à consommer en masse des coquilles Saint-Jacques, d'où un effondrement des stocks », raconte Bernard Séret. Rob Stewart comprend d'autant moins que les requins ne soient pas protégés par la réglementation internationale qu'ils tuent statistiquement moins - 5 morts par an - que les éléphants et les tigres (responsables de 100 décès par an en moyenne).

Le mythe du requin « mangeur d'homme » est pourtant tenace. Sorti en 1975, le film de Steven Spielberg « les Dents de la mer » a marqué des générations entières de nageurs. « A cause du film, beaucoup de gens n'osent carrément plus se baigner en mer », déplore Bernard Séret. « J'ai passé des milliers d'heures sous l'eau avec eux sans jamais être attaqué », affirme Rob Stewart. Son documentaire s'ouvre sur une scène incroyable : entouré de requins sur un fond de sable dans une eau turquoise, le réalisateur entoure de ses bras le corps robuste d'un squale et l'effleure tranquillement de ses mains. Avec la même assurance que s'il caressait un dauphin.



Source:leparisien.fr


mercredi 9 avril 2008



De nouvelles espèces ont été baptisées. Celui-ci portera le nom du volcan qui a permis sa découverte : Piton de la Fournaise.

Rappelez-vous il y a un de ça, la découverte exceptionnelle de poissons "monstrueux" que l’éruption spectaculaire du Piton de la Fournaise avait fait jaillir des entrailles de la mer. Parmi les 400 individus collectés pendant cette période, 47 espèces n’avaient jamais été recensées à La Réunion dont 12 espèces entièrement nouvelles pour la science. La détermination taxonomique des différents spécimens ont nécessité la mobilisation de nombreux spécialistes locaux, nationaux et internationaux, qui se sont joints avec passion à cette aventure incroyable de découverte des océans profonds. Nécessitant un travail fastidieux de description anatomique, qu’il faut croiser avec la bibliographie scientifique existante, les recherches se poursuivent encore à l’heure actuelle, l’ensemble des espèces n’ayant pas encore été complètement identifié.

Un phénomène très rarement observé

Afin de mieux comprendre ce phénomène observé, les scientifiques ont tenté de référencer des évènements similaires à l’échelle mondiale. Or, il s’est avéré que seules 3 références existaient concernant des remontées de poissons suite à des éruptions. Les deux premières concernaient Hawaï en 1920 et 1954, et la troisième les îles Galapagos dans les années 90. Il s’agit là donc d’un phénomène exceptionnel résultant de la conjonction fortuite de nombreux facteurs physiques et biologiques.
Parallèlement à cela, des études bathymétriques du site ont été menées, dans un premier temps, grâce au soutien de la Maison du Volcan qui avait permis l’utilisation d’un matériel d’imagerie très sophistiqué. Une deuxième campagne de relevés réalisée par l’IFREMER et le laboratoire d’écologie marine de l’Université de La Réunion (ECOMAR) avait permis d’affiner les premières études. Ainsi, il a été mis en évidence une géomorphologie particulière avec un relief pentu, entrecoupé d’une petite zone d’accumulation, qui s’étendrait jusqu’à 700 mètres de profondeur. Au vu de ces observations, Alain Barrère de l’ARVAM explique que le "dégringolage" rapide des matériaux basaltiques aurait piégé les poissons dans la zone d’accumulation et que la formation d’une colonne d’eau chaude à courant ascendant aurait permis leur remontée en surface.
En vue d’approfondir les recherches, les partenaires scientifiques locaux, dont l’Aquarium de La Réunion, sont actuellement en pourparler avec l’aquarium Océanopolis de Brest sur le projet d’utiliser un mini-sous-marin, le ROV, afin de filmer les fonds où la coulée s’est installée et d’observer la vie qui s’y est établie.

Une nouvelle espèce symbolique : Symphysanodon pitondelafournaise

Parmi les 12 nouvelles espèces répertoriées, 6 révèlent chacune un genre nouveau, ce qui est, d’un point de vue taxonomique, un fait « rarissime dans le monde scientifique », selon Sonia Ribes, du Muséum d’Histoire Naturelle. Et afin de sceller cette découverte à notre île, une des 12 espèces, dont le genre était connu, porte en son nom l’origine de son émersion, à savoir : Symphysanodon pitondelafournaisei. Le professeur Jean-Claude Quéro, spécialiste ichtyologue de l’IFREMER qui avait été appelé en renfort, et Jérôme Spitz de l’Université de la Rochelle avaient décidé de donner ce nom à l’espèce la plus remarquable, contrairement aux autres espèces nouvelles qui hériteront du nom de leurs découvreurs.
À ce jour, les collections sont partagées entre Paris, la Rochelle, le Danemark et l’Afrique du Sud où des spécialistes poursuivent ce travail d’identification titanesque.
Au final, les spécimens ayant permis de décrire les espèces resteront au Muséum d’Histoire Naturelle à Paris et les doublons reviendront à celui La Réunion et y seront exposés prochainement.

Preuve du caractère inédit de cette découverte extraordinaire, la presse internationale a grandement couvert l’évènement, à l’instar de revues spécialisées italienne et japonaise. De nombreuses publications scientifiques sont prévues dans le courant de l’année, ainsi que des ouvrages pédagogiques qui, selon Patrick Durville, de l’Aquarium de La Réunion, témoigneront de cet évènement historique pour La Réunion.