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mardi 30 septembre 2008

La déforestation de l'Amazonie s'accélère

RIO DE JANEIRO - La déforestation de l'Amazonie se poursuit à un rythme plus de deux fois supérieur à celui de l'an dernier, ont annoncé les autorités brésiliennes lundi, reconnaissant un brutal inversement de tendance après trois ans de baisse du rythme de déforestation.
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La destruction de l'Amazonie a augmenté de 228% en août, comparé au mois d'août 2007, selon un rapport de l'Institut national brésilien pour la recherche spatiale. Quelque 756 kilomètres carrés de forêt tropicale ont ainsi été rayés de la carte en août, contre 230 kilomètres carrés en août 2007.

L'institut, qui utilise des images satellites pour ses observations, estime que les dommages subis par l'Amazonie sont probablement pires que ne le révèlent les chiffres, car ses chercheurs n'ont pu recueillir aucune donnée pour 25% de la region en raison de la couverture nuageuse.

Selon le ministre de l'Environnement Carlos Minc, cette forte aggravation de la déforestation s'explique en partie par les élections nationales à venir, les maires dans la région de l'Amazonie se montrant complaisant envers les exploitants forestiers illégaux dans l'espoir de gagner des voix.

Mais les défenseurs de l'environnement pointent surtout du doigt la hausse des cours mondiaux des denrées alimentaires, qui incite les producteurs de soja et les éleveurs à couper la forêt pour avoir de nouvelles terres à exploiter.

Les élections jouent sans aucun doute un rôle, mais "la tendance (...) est profondément liée au fait que les prix des denrées augmentent", souligne Paulo Adario, qui coordonne la campagne Amazonie de Greenpeace. "En période d'élections, la détermination des autorités à faire appliquer les lois est réduite", note-t-il. "Mais le gouvernement fédéral doit intervenir et faire son travail." AP



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lundi 29 septembre 2008

Tchad: le massacre d'éléphants

Paris, France - Au moins 750 éléphants sont abattus chaque année dans le parc national de Zakouma, au Tchad, a déclaré dimanche à Paris le président de l'Association pour la protection et la conservation de la faune et de la flore (APROCOFF), Hamdan Annadif.

«En 2004, le parc de Zakouma comptait 4.351 éléphants, aujourd'hui il reste moins de 1.000 individus. En moyenne, 750 éléphants sont sauvagement abattus chaque année dans le parc. Aujourd'hui, il y a plus de carcasses d'éléphants au parc que des espèces vivantes», a-t-il affirmé.

S'exprimant au cours d'un entretien avec la PANA, il a souligné que depuis 2002, la population d'éléphants a été réduite de 70 pour cent à cause du braconnage et du trafic d'ivoire.

M. Annadif a également déploré les conditions de travail des surveillants du parc, indiquant que deux d'entre eux ont été tués par des braconniers au cours des deux dernières années.

«Des bandes de braconniers surarmés circulent à travers les régions du centre, du sud-est et du sud du Tchad et se livrent, en toute impunité, à un massacre sans précédent de la faune dans les réserves protégées du pays», ajouté le président de l'APROCOFF.

Il a invité le gouvernement tchadien à prendre des mesures urgentes afin de sauver la faune.
Source:afrique en ligne



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dimanche 28 septembre 2008

Merveille nature:Orchidées de Madagascar

Madagascar est un sanctuaire de la nature à plus d'un titre. Cette île, trois fois plus grande que la France, a été séparée de l'Inde et de l'Afrique il y a 160 millions d'années de cela, par la force de la tectonique des plaques. Elle en a conservé une géologie et des conditions climatiques particulièrement favorables au développement d'espèces végétales et animales diversifiées. Madagascar compte une large variété de flore et de faune endémiques et attise la curiosité des botanistes, ornithologues et zoologistes du monde entier.


Parmi les richesses naturelles de l'île, les orchidées figurent à la première place. Madagascar en possède en effet 1 200 espèces, pour la plupart endémiques, sur les 20 000 que compte toute la planète Terre. Habitée beaucoup plus récemment que les autres continents - les premiers migrants seraient arrivés vers le XIVème siècle - Madagascar a longtemps été préservée des conséquences de l'occupation humaine. Toutefois, des pratiques primitives comme la culture sur brûlis et la déforestation ont accéléré la destruction de la forêt primaire, habitat naturel de milliers d'espèces animales et végétales rares. Qualifiée autrefois d'île verte, Madagascar est aujourd'hui communément appelée île rouge car la quasi-totalité de sa couverture forestière a disparu pour laisser place à la savane, les steppes, la forêt secondaire et même - dans quelques régions du pays - le désert. Les orchidées ont dû s'adapter à ces conditions particulières et ont élaboré des stratégies de survie intelligentes dans un écosystème fragilisé. Elles mettent à contribution divers agents pollinisateurs pour perpétuer leur existence. Par exemple, la Leporella finbriata secrète une phéromone qui attire la fourmi Myrmeca mâle.


L'orchidée Satyrium produit quant à elle un nectar particulier dont le Soimanga - un petit oiseau exclusif à Madagascar - est particulièrement friand. Autre exemple, la Stanhopea graveolens attire les moucherons avec une odeur forte, les moucherons se font ensuite dévorer par les araignées qui, elles-mêmes, sont à la base de l'alimentation des petits oiseaux pollinisateurs. Développées depuis des siècles, ces pratiques ont encore cours même si l'Homme a aussi découvert des techniques permettant la reproduction à grande échelle de l'orchidée.


Trois de ces techniques sont particulièrement répandues dans le monde - y compris à Madagascar. Il y a d'abord la reproduction par division de la plante qui doit se pratiquer sur une plante assez grande et dotée d'au moins trois pseudobulbes - pour éviter que la plante mère ne perde son pouvoir reproducteur. Comme certaines orchidées ne refleurissent pas sur le même pseudobulbe, cette technique doit être maniée avec précaution. Elle est surtout réservée aux orchidées monopodiales comme la Vanda, la Vanille ou l'Arachnis dont la tige est coupée entre les racines aériennes, avec au moins trois racines laissées intactes par plante. La seconde technique consiste à laisser les plantes sans lumières pour que les boutons floraux se transforment en mini-plantes ou en pousses. Appelée reproduction par Keiki (bébé plante en hawaïen), cette technique se pratique par exemple sur les orchidées de type Phalaenopsis ou Dendrobium. Enfin, les orchidées peuvent aussi être cultivées par semis, même si cette approche est plutôt compliquée et nécessite une certaine expérience.

Il faut en effet procéder dans un milieu stérile constitué de gelée d'agar-agar et en utilisant des filaments de Rhyzoctonia, un champignon qui favorise la reproduction de la plante. Toutes ces techniques ont été développées dans le courant des années 1960, quand les scientifiques ont constaté la disparition de nombreuses espèces d'orchidées à Madagascar et ailleurs. Elles permettent de produire des plantes à une échelle presque industrielle, sans prélever des souches dans la nature. En effet, devant le péril auquel sont exposées les orchidées, leur cueillette est interdite partout dans le monde depuis les années 1970. Les nombreuses réserves naturelles et aires protégées de Madagascar contribuent à la préservation des orchidées de l'île, mais les moyens mis à la disposition des gardes forestiers sont parfois rudimentaires et inefficaces face aux populations locales et aux touristes malintentionnés qui n'hésitent pas à piller les forêts lors de leur passage. Le parc naturel de Ranomafana, où des centaines d'espèces d'orchidées telles que la Cymbidiella falcigera et l'Eulophiella roempleriana sont répertoriées, est un endroit à ne pas rater pour les passionnés de botanique. Il faut aussi visiter la partie nord-est de l'île - dans les régions de la Sava et de la Diana - qui est spécialisée dans la culture de la vanille dont Madagascar était autrefois le premier producteur mondial. La Vanilla madagascariensis est en effet l'un des piliers de l'économie malgache et sa culture avoisine avec celle de la Vanilla planifolia - une espèce importée. Bref, le destin de Madagascar est indissociable de celui des orchidées. Il ne reste qu'à espérer que le pays puisse protéger cette symbiose exceptionnelle sur le long terme.
Source:web-libre.org



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samedi 27 septembre 2008

Nouvelle espèce de Timalie dans le Guangxi (Chine)

Depuis 2004, Zhou Fang, ornithologue au au College of Animal Sciences and Technology de l'université du Guangxi, et Jiang Aiwu, l'un de ses étudiants, inventoriaient les oiseaux dans le sud-ouest de la région autonome du Guangxi Zhuang. À plusieurs reprises, en février, juillet et octobre 2005 et en janvier 2006, ils ont observé dans la Réserve naturelle de Nonggang une espèce appartenant à la famille des Timalidés qui n’avait jamais été notée auparavant en Chine ou dans le Sud-est de l’Asie.
La Réserve naturelle de Nonggang est située à 18 km au sud-est de la frontière vietnamienne. Le 21 janvier 2006, les deux ornithologues ont capturé deux spécimens. Les études ont démontré qu'ils appartenaient à une espèce inconnue jusqu’à présent qui a été appelée Timalie de Nonggang (Stachyris nonggangensis).
L'annonce a été faite le 19 juin 2008 par l'agence Xinhua, mais elle est passée relativement inaperçue dans la communauté ornithologique francophone.
Dans cet aticle, nous vous proposons une synthèse de la description qui a été publiée en avril 2008 dans la revue The Auk 125(2): 420–424 sous le titre "A New Species of Babbler (Timaliidae: Stachyris) from the Sino-Vietnamese Border Region of China".



Description d'une nouvelle espèce de Timalie en Chine

Le lieu de capture

Zhou Fang et Jiang Aiwu étudient les oiseaux du sud-ouest de la province du Guangxi Zhuang depuis 2004 dans le cadre d'un projet financé par la National Natural Science Foundation of China.
Au cours de cette étude, ils ont observé à plusieurs reprises une espèce qui n'avait jamais été notée auparavant. Les observations ont été réalisées dans la Nonggang Natural Reserve, en février, juillet et octobre 2005, ainsi qu'en janvier 2006. Cette zone protégée est située dans le comté de Longzhou, à 18 km au sud-est de la frontière vietnamienne.Il s'agît d'une zone montagneuse karstique couverte d'une belle forêt pluviale au sous-bois dense.
L'oiseau inconnu appartient à la famille de Timaliidae et présente un corps de taille moyenne et de fortes pattes. La plupart des oiseaux ont été vus sur des rochers dans la forêt, rarement sur des arbres.
Pour pouvoir étudier l'espèce, 20 filets (8 m × 3 m × 36 mm de maille) ont été posés le 1er janvier 2006 sur des sites où les oiseaux avient été souvent vus, sur une colline karstique boisée.
Le 21 janvier, un mâle, le spécimen-type (holotype) et une femelle, le paratype, ont été capturés.



Description

Les deux oiseaux ont des ailes courtes et arrondies d'environ 68 mm de long. La queue est de taille moyenne (environ 61 mm de long), et ils ont des plumes rigides sur le front. Ils appartiennent au genre Stachyris (Cheng et al.1 .87). Après avoir examiné des spécimens au Biology Museum de l'Université de Guangxi (Guangxi Academy of Sciences) et au Museum du Kunming Institute of Zoology, les deux scientifiques ont découvert qu'il n'existait pas de spécimens comparables parmi les 25 à 27 espèces du genre.
Cette espèce, qui a été appelée Timalie du Nonggang, ressemble au Turdinule des rochers (Napothera crispifrons), au Turdinule à queue courte (Napothera brevicaudata) et au Timalie de Herbert (Stachyris herberti), mais on peut la distinguer sur le terrain par l'iris pâle, un croissant blanc derrière la zone auriculaire, une gorge blanche avec des points noirs, et un bec sombre (ce qui n'est pas le cas du Timalie de Herbert).
Le mâle et la femelle ne diffèrent pas par leur plumage. Le mâle pesait un peu moins et était un peu plus petit que la femelle, mais il est difficile de dire s'il s'agît de variations individuelles ou d'un véritable dimorphisme.

Biologie


En février 2005, des couples on été vus. Dans la région sino-vietanmienne, les espèces de la famille des Timalidés se reproduisent entre la fin février et juillet, et les petits sont visibles au début du mois d'avril. Aucun nid n'a été découvert.
Leur habitat principal est la forêt tropicale décidue poussant sur sol karstique et dominée par Excendtrodendron hisennu. Les Timalies de Nonggang étaient souvent observées sur les rochers, se nourrissant d'insectes dans les fissures ou parfois sur le sol dans les zones où des arbres avaient été coupés. Ils formaient des groupes monospécifiques de 5 à 10 oiseaux en hiver.
Dans les ecteur, des Timalies à tête rayée (Stachyris nigriceps) et à cou tacheté (Stachyris striolata) ont été capturées dans le secteur, mais ils se nourissaient principalement parmi les feuilels du sous-bois et descendaient rarement sur le sol.

Répartition

La distribution connue de la Timalie de Nonggang est limitée à la réserve du même nom, et pourrait également être présente dans les hauteurs du nord du Viêt-nam.
Environ 100 couples ont été recensés dans la réserve. Étant donné la taille limitée de sa population, sa petite aire de distribution et les menaces qui pèsent sur son habitat en dehors de la réserve, l'espèce doit bénéficier d'une protection nationale.

Source

Zhou Fang and Jiang Aiwu (2008) A New Species of Babbler (Timaliidae: Stachyris) from the Sino-Vietnamese Border Region of China. The Auk 125(2): 420–424

Internaaze


Le salut par les plantes?

Nous le savons tous, certaines plantes sont vraiment ennuyeuses, elles poussent vraiment n'importe où.

Certaines piquent, d'autres causent des allergies.

Il est bien difficile de les combattre.

Les mousses et les lichens poussent sur nos toitures.

L'herbe ou la mousse viennent remplacer nos belles pelouses semées dès que nous ne sommes plus assez vigilants..

Nous devons lutter sans arrêt contre les "mauvaises herbes" qui repoussent continuellement dans nos massifs de fleurs ou nos jardins et même dans les petits pots de fleurs que nous disposons sur nos balcons.

L'herbe s'insinue dans la moindre faille de nos revêtements macadams ou de nos bétons.

Certains arbres osent même pousser sur et dans les murs de nos vieilles maisons.

Nous sommes donc condamnés à une lutte sans fin contre ce monde végétal qui ne cesse d'essayer de nous envahir..

Mais cette immortalité du monde végétal est vraiment une chance. Les plantes sont de vraies usines de retraitement des déchets. Les plantes sont nos amies, des amies quelquefois encombrantes mais elles peuvent nous apporter beaucoup de choses.

Nous en avons pris vaguement conscience lorsque nous avons eu notre premier aquarium. Le vendeur du magasin d'aquariophilie nous a conseillé de garnirnotre aquarium de plantes. Ces plantes traitent une partie des déchets, notamment les excréments des poissons. Elles apportent aussi de l'oxygène. Et elles améliorent la beauté du tableau sans cesse renouvelé créé par l'aquarium. Les plantes dans un aquarium permettent aux jeunes poissons de se cacher afin des survivre à la voracité des plus gros.

Il y a quelques années, nous avons fait creuser un bassin dans la cour de notre maison. Nous y avons mis quelques carpes koï, quelques carassins et des poissons rouges. Les poissons rouges sont un peu keatchs mais ils ont une grande résistance et ils sont visibles.

Mon mari y a installé des plantes qu'il a choisies en fonction de leur beauté, de leur aspect décoratif mais aussi en fonction de leurs capacités à dépolluer l'eau du bassin.

Je me suis dit qu'il était donc temps de m'intéresser aux plantes pour dépolluer l'air que nous respirerons le plus, celui de notre appartement. Le Grenelle de l'environnement et la sensibilisation à l'écologie a sans doute favorisé cette démarche.

Par le passé, les grands-mères affirmaient qu'il ne fallait jamais laisser de plantes dans les chambres car cela était mauvais pour la santé. Les plantes produisant de l'oxygène par photosynthèse la journée et produisant du gaz carbonique la nuit. (Dixit ma grand-mère)

J'ai donc fait quelques recherches sur le sujet et je me suis aperçue que dans les années 80, les chercheurs de la NASA avaient fait des recherches sur les plantes et les capacités à purifier l'air. Leur but était de déterminer si des plantes pouvaient recycler suffisamment d'air pour pouvoir être utilisées comme système de filtration dans une station orbitale afin que des hommes puissent y vivre durablement. Peut-être avaient-ils en tête l'installation d'une base lunaire ou de voyages lointains?

Ils se sont aperçus que les plantes avaient la capacité de dépolluer l'air de façon importante.

En France un programme nommé Phyt'air a été lancé en 2001. Il vise à étudier la capacité des plantes à améliorer notre air ambiant.

De ces recherches, il ressort que diverses plantes ont prouvé leurs capacités.

Il y a notamment l'areca, un palmier qui absorberait le xylène et le formaldéhyde.

Il y a l'anthurium qui absorberait l'ammoniac.

L'azalée, le chlorophytum, le ficus, le lierre, le philodendron.

Je pourrais continuer cette liste mais cela ne présenterai pas un grand intérêt.

Les plantes ont donc ; outre leur beauté un rôle important à jouer dans nos intérieurs. Associées à une aération, à l'utilisation de produits non polluants, elles peuvent nous aider à mieux nous porter et à limiter les risques de contracter certaines maladies.
Source:come4news



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jeudi 25 septembre 2008

Orangs-outangs en voie d’extinction

De plus en plus utilisée en Europe par de grandes multinationales telles que Nestlé et Procter & Gamble en raison de son faible coût de production et de son fort rendement, l’exploitation d’huile de palme est à l’origine de la fragilisation et de la destruction de tout un écosystème en Indonésie. Urgence.

Aujourd’hui, 1 produit de grande consommation sur 10 en contient. L’huile de palme est généralement mentionnée sur l’étiquette en tant que « huile végétale ». Cet ingrédient envahit tous les aliments de grande consommation (chips, biscuits, huiles de friture, sauces, mayonnaises, margarines, plats cuisinés)... Egalement utilisée dans de nombreux produits cosmétiques (shampoings, savons, rouge à lèvre ...) elle l’est aussi depuis peu, dans le carburant de voiture !

Pourtant, derrière l’engouement industriel et commercial qu’elle suscite, son utilisation croissante cache une véritable catastrophe pour l’écosystème et la biodiversité. En jeux, la destruction des forêts indonésiennes et malaisiennes ainsi que la destruction des animaux qui y vivent, au premier chef desquels les orangs-outangs !

Les forêts sont détruites (mise à feu, bulldozer…) pour faire place à d’interminables lignées de palmiers à huile ! L’Indonésie détruit chaque année 2 millions d’hectares de forêts. Le pays a perdu en 50 ans 72 % de ses forêts anciennes (source Greenpeace) ce qui aggrave, par la même occasion, le changement climatique. Les habitants eux-mêmes sont nombreux à être concernés par ce problème puisque chaque été, ils sont enfumés à cause des feux de forêts, ce qui entraîne par ailleurs beaucoup de pollution, d’asthme etc.

Si l’on continue d’accepter ce carnage, les orangs-outangs vont définitivement disparaître d’ici quelques années. Et cercle vicieux oblige, face à la destruction de leur forêts ils cherchent de nouvelles sources de nourriture et mangent de jeunes plantes de palmiers : ils deviennent alors les victimes des cultivateurs qui n’hésitent pas à les tuer !

Malheureusement, le Cambodge et le Vietnam suivent le même chemin...

Source : Fondation 30 Millions d'amis



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dimanche 21 septembre 2008

Nouvelle espèce d’iguane




On ne sait pas comment ils sont arrivés là et on ne sait pas pourquoi deux espèces ont survécu à la présence humaine alors que d'autres ont disparu... Les iguanes des Fidji multiplient les mystères. La découverte d'un troisième survivant n'en résout aucun...

Dénommé Brachylophus bulabula (bula signifiant bonjour dans la langue locale), ce nouvel iguane rejoint deux autres espèces, seules survivantes depuis l’occupation des îles par les hommes il y a près de trois millénaires, et surtout leur colonisation au XIXe siècle. Ainsi, deux espèces ont servi de nourriture à l’homme jusqu’à leur extinction complète, tandis que deux autres ont survécu jusqu’à nos jours. Mais dans quelles conditions !


Seuls quelques individus de Brachylophus vitiensis survivent sur une petite île au nord-ouest du groupe des îles Fidji (Yaduataba), et l'espèce est officiellement considérée comme en danger critique d'extinction. Brachylophus fasciatus se retrouve dans les forêts tropicales humides des îles Fidji et Tonga, mais son abondance toute relative décroît rapidement au point qu’il est aussi considéré comme en danger d’extinction. Comment Brachylophus bulabula a-t-il pu survivre à l’occupation humaine, à l’envahissement des îles par les chats, les mangoustes (apportées pour lutter contre les serpents mais qui se délectent volontiers d’autres reptiles) et des chèvres, qui ravagent les réserves alimentaires de ces iguanes herbivores ? Nul ne le sait…

Une découverte qui suscite l'espoir

Robert Fisher, zoologiste auprès de l’U.S. Geological Survey à San Diego et co-auteur d’une étude à paraître dans Philosophical Transactions B of the Royal Society sur le nouvel iguane avec d’autres scientifiques de l’Australian National University et de la Macquarie University en Australie, est heureux de la découverte. Il affirme que l’étude de cette espèce apportera de précieux éléments pour la compréhension de la biodiversité mais aussi de l'évolution de ces espèces, qui intrigue toujours les chercheurs. En effet, chacune des 13 îles de l’archipel, sauf une, possède au moins une lignée exclusive, du fait de l'isolement, lequel, incidemment, contribue à entretenir le mystère de la présence de ces animaux. Comment, en effet, ont-ils pu atteindre il y a plusieurs millions d’années ces îles éloignées de près de 10.000 kilomètres de toute terre peuplée ?

« Les iguanes propres aux îles Fidji sont célèbres pour leur beauté et pour leur occurrence peu commune au milieu du Pacifique, sachant que leurs parents les plus proches vivent sur le continent américain », rapporte Scott Keogh, de l’Université de Canberra, co-auteur de l’étude.

Les îles Fidji se sont trouvées au-dessus du niveau de la mer durant au moins 16 millions d’années sans interruption, et les chercheurs pensent que les espèces d’iguanes, vivantes comme disparues, ont occupé le territoire une bonne partie de cette période. Leurs ancêtres auraient pu être transportés accidentellement sur des radeaux voici 13 millions d’années depuis ce qui est aujourd'hui le Nouveau Monde. L’archipel se trouve sous la menace d’espèces introduites, telles que des serpents arboricoles, plusieurs espèces de rats et de batraciens qui envahissent certaines niches écologiques étroites et ont tendance à réduire la biodiversité. L'élévation du niveau de la mer, dû au réchauffement climatique, réduit les habitats côtiers, altère les littoraux du Pacifique, et pourrait réduire la biodiversité. Une meilleure compréhension de ces processus dans un milieu vierge et facilement observable comme les îles Fidji pourrait nous aider à mieux cerner ces problèmes et élaborer des solutions, indique Fisher.
Source:futura-sciences



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samedi 20 septembre 2008

La montagne d’Ambre



La montagne d'Ambre se trouve à la pointe nord de Madagascar, plus précisément à 35 km de la province de Diégo-Suarez (Antsiranana) et à 1 000km d'Antananarivo, la capitale. Elle culmine entre 800 et 1475 m d'altitude et est divisée en deux versants par une barrière de séparation naturelle longue de 30 km. Son versant ouest est doté d'un relief tortueux recouvert par une forêt dense et humide tandis que son versant est semble plus aplani avec une forêt caducifoliée.


La population locale, composée en majorité d'Antakarana et de Sakalava - avec une forte culture musulmane - est plutôt concentrée sur ce versant, avec une densité de peuplement de 30 habitants au kilomètre carré. Les habitants de la région vivent de la culture du riz, de la culture maraîchère, de l'élevage bovin mais aussi de la culture du khat, une plante aphrodisiaque très appréciée à Antsiranana. Avec une pluviométrie annuelle moyenne de 3 500mm, c'est la région la plus arrosée de Madagascar, d'où l'importance de la couverture végétale des lieux. Au-delà du fait qu'elle soit le poumon économique de la région - à cause de ses terres très fertiles car volcaniques - la montagne d'Ambre est aussi un sanctuaire de la nature, une oasis au milieu de la savane sèche des environs. Elle abrite une réserve spéciale et une forêt classée qui fait près de 18 200 hectares de superficie. Plusieurs lacs et fleuves s'étendent au pied de la montagne, à l'instar du lac maudit, du lac Texier, du lac Fantany ou encore du Grand lac. De nombreuses cascades et une multitude de torrents traversent aussi les flancs de la montagne, comme la Cascade sacrée, la cascade Antakarana ou encore celle d'Antomboka.

Le Cratère Renard s'ajoute aussi à toutes les curiosités naturelles qui émaillent la montagne. Le parc national de la montagne d'Ambre a un taux d'endémicité de 11% et elle abrite de nombreuses espèces animales et végétales : 34 espèces d'amphibiens, 59 espèces de reptiles, 75 espèces d'oiseaux dont 35 endémiques ainsi que plusieurs espèces de lémuriens y vivent.

Notamment des caméléons, des grenouilles, des pigeons sauvages, des perroquets, des hiboux, des martinets, des gobe-mouches de Paradis, des faucons et des éperviers y côtoient des lémuriens nocturnes ou crépusculaires, des lémurs couronnés, des lémurs de Sanford, des lémurs de Bambou et des lépimurs septentrionaux. Les fameux Aye-Aye (Dauberitonia madagascariensis) peuvent aussi y être observés, tout comme les tenrecs, ces petits mammifères insectivores à trompe dont 6 familles sont installées dans la montagne. D'autres espèces animales peu connues et qui n'existent qu'à Madagascar sont aussi protégées dans l'enceinte de ce parc national. Il y a par exemple le Galidie Elégante - un mammifère de la famille des viverridés - le phaner à fourche, le microcèbe roux, le cheirogale et le potamochère à pinceaux. Quant à la flore, elle se compose de nombreuses espèces de fougères et d'orchidées endémiques. La forêt dense regorge également de plantes médicinales dont les vertus n'ont pas encore toutes été inventoriées. Un programme de recherche financé par divers bailleurs de fonds internationaux est aujourd'hui en cours pour dresser la liste des plantes endémiques abritées par cette forêt exceptionnelle.
montagne ambre

Même si la population locale essaie de préserver au mieux cette forêt qui les fait vivre, un début de déforestation et une certaine forme de braconnage commencent à y être enregistrés. Les autorités sont en train de mettre en place un programme spécial destiné à la protection de toute la zone. Outre sa fonction de réserve naturelle, la montagne d'Ambre est également un haut lieu du tourisme malgache car elle est entourée de sites réputés comme les plages de Ramena et d'Ampasindava, la Baie des Sakalava, la Baie des Dunes, la Baie d'Emeraude, la Baie de Cousiner ou encore la Montagne des Français. Le lac sacré d'Antagnavo, à quelques kilomètres au nord-est du parc national, la grotte d'Andavakoera et les quatre cascades de la réserve spéciale d'Andranotsimaty sont autant de sites à visiter. Pour ceux qui veulent faire une incursion à la montagne d'Ambre, il est conseillé de se munir de vêtements chauds et de vêtements de pluie en toute saison et à toute heure de la journée. Des protections anti-moustiques et des bouteilles d'eau potable doivent aussi être du voyage car même si des lodges et des bungalows accueillent les visiteurs au sein même du parc, ce dernier est tellement étendu qu'il n'est pas exclus que les randonneurs restent des heures entières dans la forêt. Enfin, il ne faut pas oublier de respecter la nature en apportant un sac pour stocker les détritus et en évitant de cueillir des plantes dans la forêt. Il est en effet bon de rappeler que la cueillette des orchidées est par exemple formellement interdite et punie par la loi en vigueur.
Source:web-libre



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Violence sur la vie, ma réponse!

Tout ce que vous dites est vrai mais dramatisé.
Tout est exagéré, pendant des milliers d'années,la nature nous a livré un combat sans merci,famine,épidémie,catastrophe naturel, et maintenant qu'elle perd, elle appel au secours et trouve écho chez des gens comme vous.
Ce qui m'insupporte au plus haut point c'est que vous nous faites passer pour des monstres,la nature ne l'est-elle pas?
Des enfants qui meurt de faim parce que la pluie ne tombe pas,n'est-ce pas là de l'ignominie de sa part?



Arrêtez de nous stigmatiser,nous maîtrisons et dominons, là ou nous devons ne pas faire l'erreur de la nature,c'est en préservant et en aimant la belle nature que garderons pour notre plaisir et pas le sien,si la nature nous domine à nouveau, les maladies et les catastrophes s'en redonnerons à coeur joyeux.
Battons nous pour préserver une nature qui nous convient et nous sert et pas le contraire,ne faites pas comme tout ceux qui disent stop au nucléaire mais qui ne pourraient pas revenir au vélo!

VOUS OUBLIEZ QUE LA NATURE NOUS A FAIT
NOUS FAISONS PARTIE DE LA NATURE

Vous parlez chaque fois comme si nous étions des extraterrestres,si vous ne changez pas de manière de penser, vous perdez votre temps car vous prenez le problème à l'envers et faites les choux gras de la société manipulatrice.
Au 19eme siècle, on prédisais le refroidissement climatique,on disait parmi les plus grand scientifiques,que si vous preniez un train qui passerai un tunnel,tout le monde mourrais asphyxiés.
La nature c'est nous, protégez là pour nous comme nous le voulons, les animaux sont sur terre à notre service, respectons les parce que nous nous respectons.
C'est grâce à la société dans laquelle vous vivez, ou nous dominons,qui vous permet de parler comme vous le faites, si vous étiez dans une cahute tremblant de froid, voyant vos enfants mourir parce qu'un nuage de sauter=elle vient de ravager vos champs, vous feriez fêtes au monstre qui vous donnerez la chimie qui tuerais ces sales bestioles!

Internaaze

Violence contre les animaux!

A l’origine, dans le massacre de certains animaux, il y avait à la fois le besoin de se nourrir et de se défendre. Ensuite, est apparue l’utilité de certaines bêtes pour les travaux des champs, pour les transports, etc. Le respect des animaux ne pouvait commencer à se faire que dans la mesure où les humains prenaient conscience de l’importance et de la dignité de toute vie.

Or, si l’on observe les pratiques humaines envers les animaux à notre époque, on constate que, malheureusement, peu d’humains perçoivent l’importance de toute vie. Rares sont ceux qui comprennent l’interdépendance entre tous les vivants de cette planète, humains, faune et flore. Il y a, de notre côté, un évident complexe de supériorité. Ce complexe n’a pas de sens, il n’est lié à aucune intelligence, à aucun raisonnement sérieux et profond. C’est surtout, je le répète, la résultante d’un incompréhension totale de ce qu’est la vie et de ce qui nous lie ou relie à la nature et donc également aux animaux.

Que, dans certains cas, l’on doive se défendre pour protéger notre propre vie, bien sûr, c’est légitime. Mais il n’est pas nécessaire, pour parvenir à ce but, de procéder à des massacres comme on en a trop vu. Nombre d’espèces, bien avant le changement climatique, ont disparu pour cette raison. Il y a aussi la cupidité de certains. Je pense notamment à la monstrueuse chasse aux éléphants juste pour récupérer les défenses en ivoire ! Je pense aussi à l’élevage, suivi du massacre, de quelques espèces, juste pour confectionner des manteaux de fourrure pour de rares femmes sans conscience, à l’ego surdimensionné, aveugles quant à l’inutilité et au ridicule de leurs envies de luxe ! Et il en va encore de même dans l’abominable et barbare chasse aux bébés phoques... Tout cela est inutile et c’est un crime contre la vie.

Pour faire un état des lieux de notre comportement inadmissible envers les animaux, il faudrait écrire un livre entier. Ce ne sera pas le cas, ici, évidemment. J’aimerais surtout parler des dérives modernes contre les animaux, des dérives tout aussi aberrantes que révoltantes. Je citerai trois cas flagrants et tragiques dans leur sens profond, celui de l’irrespect de la vie sur terre.


Elevage intensif

Soumis, comme trop d’humains, à l’économie et à sa rentabilité qui ne respecte rien, qui n’aime rien que les fortunes à amasser, les économistes ont eu une influence tragique sur la transformation de l’élevage animal. Ces « dogmes » de rentabilisation ont transformé une majorité de troupeaux, notamment les bovins, en « viande sur pied », autrement dit en animaux vivant dans des « box » sans possibilité de se mouvoir. Comment ne pas comprendre qu’il s’agit d’une insulte à la vie de ces bêtes, que c’est une horreur imposée à des êtres qui ont totalement conscience du mal qu’on leur fait ? On pourrait me rétorquer que les bêtes n’ont pas de conscience, pas d’intelligence. Un peu facile, non ? Les vaches, par exemple, ont une très bonne mémoire. Une vache qui a été maltraité par l’éleveur risque bien de se venger, tôt ou tard. De nombreux cas le prouvent.

Cet irrespect envers les bovins diminue un peu. Mais il reste totalement vrai pour les volailles, poulets et poules, vrai aussi pour les lapins… Où se trouve la moindre parcelle de respect des poules quand on les enferme dans des cages avec impossibilité de se mouvoir ? On transforme ces animaux, ces « vivants », en « machine à pondre » ridicule. Dans d’autres élevages, on les entasse par milliers dans des espaces bien trop petits, leur imposant une proximité catastrophique. Pour les poules, c’est tragique car l’immobilité forcée les fragilise et finit par les rendre malades tant par le stress imposé pour la ponte intensive que par l’immobilité ou la promiscuité du grand nombre de congénères. Certains scientifiques pensent que la grippe aviaire est apparue à cause de ces élevages intensifs de volailles où il n’y a pas d’hygiène sérieuse…

Dans ces cas d’élevage intensif, non seulement il y a irrespect total de la vie, irrespect total des êtres, mais il y a également irrespect total des futurs consommateurs. Aux USA, mais aussi en Europe lorsqu’il y a triche de la part de certains éleveurs, les « fous de rentabilité » piquent les veaux aux hormones de croissance. C’est que, selon eux, la nature ignore la rentabilité nécessaire à leur voracité. Par conséquent, ils préfèrent « empoisonner » leurs bêtes pour qu’elles grossissent plus vite, qu’elles prennent du poids et qu’elles rapportent plus de ce fait. Seulement, si ce sont d’abord les bêtes qui souffrent, par la suite ce sont les consommateurs qui « dégustent » en grossissant anormalement…

Les vaches sont systématiquement soignées aux antibiotiques en cas de « mammite », une maladie courante des mamelles, maladie qui, pendant quelques jours, empêche de les traire. Le problème, c’est que les antibiotiques se retrouvent dans la future viande et viendront s’ajouter aux doses déjà reçues par les humains. Ces antibiotiques se retrouvent aussi dans les déjections animales et vont, peu à peu, s’infiltrer dans les nappes phréatiques. Et l’on s’étonne que de plus en plus d’humains sont allergiques aux antibiotiques… Tout cela au nom de la rentabilité, cette déesse des économistes et autres financiers…

Ainsi, au nom de la rentabilité, on fait souffrir les bêtes parfois de façon intense, et on se moque du consommateur en le mettant en danger. Cerise sur le gâteau : la nourriture ainsi obtenue par l’irrespect total de la vie et des rythmes naturels de la nature, est à la fois mauvaise et malsaine ! Les bêtes en tombent malades et les consommateurs aussi ! Il est vrai, qu’en termes de rentabilité, certains y trouveront toujours leur compte. Là, je pense à l’industrie pharmaceutique qui vend des médicaments pour que les bêtes, en apparence, supportent l’élevage intensif et les mêmes industries peuvent ensuite vendre des médicaments, des vaccins et je ne sais quoi encore, pour soigner les humains « victimes par consommation » de l’élevage intensif… Nous nageons en immoralité absolue… Comme si tout cela n’était pas suffisant, aujourd’hui, et de plus en plus souvent, on nourrit les bêtes avec des OGM dont personne ne peut garantir l’absence de danger à moyen ou long terme…
Corridas

Quelques mots sur cette sauvagerie que certains voudraient tant faire passer pour un art… Comment, par quel culot ou absence de conscience, la mise à mort de façon particulièrement sauvage d’un taureau pourrait-elle être assimilée à un art ? N’est-il pas évident qu’il s’agit d’une dérive de l’esprit, d’une absence de conscience, d’un refus de reconnaître la dignité de toute vie, y compris celle du taureau ?

A mon sens, il ne s’agit là que d’un spectacle archaïque, d’une boucherie mise en scène pour le plus grand plaisir de bandes de sauvages attirées par le sang et la mort. C’est l’une des images qui montre tragiquement jusqu’à quel abîme peuvent tomber certains humains, dès lors qu’ils considèrent que la violence est légitime, dès lors aussi où le respect de la vie n’a pas la moindre importance à leurs yeux. Je n’ai pas de mots assez durs pour qualifier cette barbarie.

Au vu du nombre de « spectateurs » assistant à cette « guerre contre la vie » d’un animal, on mesure l’immense chemin que doit encore parcourir un grand nombre d’humains. Eux ne voudraient pas être traités de la sorte, alors pourquoi, par leur présence, soutiennent-ils la perpétuation de cette férocité ? Sans doute parce que dans le fond d’eux-mêmes traîne un sadisme identique à celui qui anime les organisateurs et acteurs de cet atroce spectacle. Il est urgent que tous ceux-là se réveillent !…
Animaux domestiques

Lorsqu’on connaît le nombre élevé d’animaux domestiques, les chiens et les chats, pour ne prendre que le cas de la France, on se dit, qu’après tout, les citoyens de ce pays aiment les animaux et les respectent. C’est aller un peu vite en besogne.

Dès qu’il y a absence de respect d’une vie, quelle qu’elle soit, il y a violence. Certaines violences touchent des animaux sans que ceux-ci n’en souffrent. Je pense notamment à ces chiens qu’on habille jusqu’au ridicule absolu. Je pense aussi à ces bêtes que l’on traite à l’égal d’un enfant de substitution. Tout cela, ce n’est pas respecter la vie de l’animal, ce n’est pas respecter sa dignité propre.

Plus grave, chose qui se voit tous les étés, c’est l’abandon de nombreux chiens. Même si un chien ne peut pas être comparé à un homme, il a son psychisme propre. Sauf s’il était maltraité dans sa famille d’accueil, un animal s’attache à ceux qui l’ont accueilli. Hélas, ce qui est vrai pour l’immense majorité des chiens, ne l’est pas de ceux que l’on nomme prétentieusement leur « maîtres ». A partir de là, on peut aisément comprendre l’importance de la brutalité imposée à un chien lorsque, pour convenances personnelles, comme la période de vacances, on abandonne son chien et qu’on l’attache à un arbre, le laissant subitement seul et en l’abandonnant au hasard ou à la mort… C’est indigne d’un humain, c’est, là encore, de la barbarie.

Enfin, malheureusement, on voit trop souvent, notamment pour les chiens, la brutalité des « maîtres » mécontent de ceci ou de cela. Les coups pleuvent tout comme les « aboiements » des maîtres qui s’égosillent. La bête devient le souffre-douleur de la brute humaine. Mais, des deux qui donc est la bête ? La réponse est évidente, non ?…
Violences contre la terre

Même si l’on n’en a pas vraiment conscience, il faut bien reconnaître que l’humain, en tous cas certains humains, se comporte également en brute envers la terre, la terre en tant que planète. En fin de compte, le problème de base est toujours le même : c’est l’absence de conscience des réalités de la vie, mais aussi de la dignité de toute vie. Je ne sais s’il faut parler de dignité de la vie de notre planète, mais pour le moins, nous devrions d’urgence prendre conscience des réalités qui font et permettent qu’elle contienne tant de vies et de beautés.

Nous avons tous, au moins dans les pays développés, une part de responsabilité dans la violence infligée à la terre et à son climat. Il serait ridicule de nier notre responsabilité actuelle ou passée, qu’il s’agisse du gaspillage des ressources naturelles ou de la paresse qui nous amène à souiller notre environnement en jetant dans la nature des canettes vides, des myriades de papier ou tant d’autre chose. Des années durant, en tant que fumeur, je jetais mes mégots dans la rue, inconscient de ce que je faisais. L’inconscience, hélas, n’est pas une excuse… Depuis que j’ai enfin réalisé combien je polluais mon environnement, il y a plus de dix ans, mes mégots, je les mets dans mes poches. Certes, cela ne sent pas bon, mais au moins, pour cette petite part, je ne pollue plus… Alors, c’est vrai, ces pollutions sont petites et nous semblent sans grand danger… oui, mais c’est oublié que nous sommes un peu plus de six milliards d’humains sur notre petit vaisseau qui navigue dans l’univers…

Par contre, la pollution à laquelle, individuellement, nous nous laissons parfois aller, ne doit pas nous faire oublier la gigantesque pollution liée aux activités humaines, l’industrie, l’agriculture, la voiture, etc. Nous aurions les moyens de la limiter sérieusement, mais pour cela il faudrait une volonté politique, et surtout, des politiciens réellement indépendants des grandes industries. Nous savons que ce n’est pas le cas. Grâce à la protection des politiciens, les industriels, petits comme grands, dans une grande majorité des cas, poursuivent leurs pollutions sans autre remord qu’une petite larme au coin des yeux, larme oh combien vite écrasée dès que les médias se sont éloignés !

Ce refus des humains, individus comme industriels et politiciens d’agir en êtres responsables, provoque une pollution de plus en plus importante, comme en atteste l’état des mers et océans. Ce refus d’être responsable, provoque également le changement climatique qui pourrait devenir rapidement dramatique non seulement pour l’humanité, mais aussi pour toute vie qui peuple la terre. On peut donc bel et bien parler de violence contre la terre !
Il en va de même pour l’exploitation des richesses naturelles contenues dans le sol comme à la surface de la terre. C’est une véritable frénésie qui anime certains humains ! Ils se hâtent comme si demain toute richesse naturelle devait disparaître. De fait, vu leur voracité, c’est bien ce qui va arriver et même très vite… Il s’agit donc d’un véritable pillage des biens naturels doublé de lourdes violences contre la nature. Voyez les balafres laissées, notamment en montagne, par les exploiteurs de carrières ! Là où régnait la beauté, après leur passage, ne reste que la laideur…

Cet irrespect pour la nature et pour la terre elle-même se retourne contre nous et se retournera de plus en plus vite contre nous tous. Par l’air et l’eau pollués un peu partout, c’est la santé de l’humanité, comme de la faune et de la flore, qui est de plus en plus attaquée et détruite. La disparition de nombreuses espèces animales devrait nous ouvrir les yeux : Ces disparitions sont l’image de ce qui nous attend si nous ne changeons pas tous, si nous n’apprenons pas rapidement à respecter toutes les formes de vie, si nous n’apprenons pas très rapidement à respecter notre planète et son environnement.
L’ego comme acteur principal du drame

Dans toutes ces violences qui, parfois, ne nous semblent pas évidentes, il y a un responsable majeur : l’ego ! L’homme, à force de se prendre pour le centre du monde, commence, du moins du côté des élites, notamment scientifiques, à se prendre pour Dieu. Certes, la nature, si elle est absolument magnifique, il n’y a même pas de mot suffisamment puissant pour la définir à la hauteur de ce qu’elle est, est parfois dangereuse pour nous. Je pense, là, aux maladies, aux cataclysmes. Alors, bien sûr, il fallait que certains se penchent sur ces problèmes pour trouver des solutions, pour nous assurer une meilleure santé, plus fiable, plus « durable » comme on dirait aujourd’hui.

Mais d’ici à considérer, comme c’est le cas avec les OGM, que l’homme, en dépit de son insigne petitesse peut et doit faire mieux que la nature, il y a un pas que seuls les ego délirants peuvent faire dans leur sottise. Et cette sottise devient franchement tragique quand la prétention de faire mieux que la nature n’est liée qu’à des raisons bassement économiques. Et c’est encore le cas des OGM. A ce niveau, la prétention humaine, cet orgueil sans limites, confine à la folie et au délire.
C’est le genre d’orgueil qui mène droit aux génocides ; dans ce dernier cas, il s’agit d’humains n’acceptant pas la diversité d’aspect, de cultures ou de religions des autres humains, prétendant corriger les erreurs de la nature par le massacre des humains différents. Ces bourreaux n’ont plus rien d’humain. Les « scientifiques » déjantés de notre époque n’ont plus rien d’humain non plus, à mes yeux tout au moins. Si l’humanité ne leur impose pas d’urgence des limites, ils nous conduiront tôt ou tard à la catastrophe finale.

Lorsque l’ego est à ce point hypertrophié et qu’il y mêle de plus l’esprit de folie économique de ce temps, cela nous donne l’incroyable prétention, l’un des pires délire de tous les temps, le « brevetage du vivant ». Là, l’humain, du moins ceux qui se permettent cet acte, dépasse les bornes de l’admissible. Car, hormis de bricoler une « virgule » dans les gènes, que font-ils ? Ils nous font payer et nous imposent leur soi disante « création » d’un élément vivant, mais sont parfaitement incapable de créer la vie ! C’est une tromperie majeure qui n’existe que pour réaliser des bénéfices faramineux au détriment de l’équilibre de la nature et au détriment des autres humains qui devront bien payer cette farce sinistre.

Pour moi, cette folie-là, est un acte d’une extrême violence contre la vie en général et contre les humains, tous les humains, en particulier.
Source:altermonde

mercredi 17 septembre 2008

Une étrange fourmi.


Photographie du seul exemplaire capturé à ce jour de Martialis heureka. Crédit Université du Texas (Austin)

Un groupe de chercheurs conduits par le biologiste Christian Rabeling, de l’Université du Texas à Austin, a par hasard déniché une discrète fourmi souterraine qui pourrait être un des ancêtres de toutes les variétés contemporaines.

Cette fourmi a semblé si curieuse à ses découvreurs qu'ils l'ont baptisée Martialis, c'est-à-dire de Mars, créant ainsi au passage un genre nouveau. Martialis heureka, de son nom complet, ne mesure que 2 à 3 millimètres et vit dans, ou plutôt sous, la forêt amazonienne. Cet insecte est complètement aveugle, sans pigment, et sa tête est prolongée d’une mandibule démesurément longue. Ainsi accoutrée, elle est parfaitement adaptée à une vie entièrement souterraine, un des motifs de son incognito… jusqu’à aujourd’hui.

Un seul exemplaire de cet insecte a été découvert en 2003, que Christian Rabeling et ses collègues ont aussitôt classé, non seulement dans un nouveau genre mais aussi dans une nouvelle sous-famille dont elle est la seule représentante, la 21e. Il s’agit d’ailleurs de la première sous-famille comportant des spécimens vivants découverte depuis 1921 (d’autres ont depuis été créées pour des fossiles).

Proche de l'ancêtre

« Considérant sa position phylogénétique probable à la base de l’arbre évolutif des fourmis, Martialis heureka pourrait avoir conservé certains vestiges morphologiques ancestraux. Cette découverte suggère qu’il existe encore de nombreuses espèces, d’un grand intérêt évolutif, qui sont encore cachées dans le sol des forêts tropicales », s'enthousiasme le biologiste.

Les fourmis sont le fruit de l’évolution, voici 120 millions d’années, d’insectes apparentés aux guêpes qui se sont ensuite transformés en de nombreuses lignées spécialisées à la vie souterraine, arboricole ou mixte, entre autres. L’analyse de l’ADN de Martialis heureka a confirmé sa position phylogénétique à la base de l’arbre des fourmis.

« En nous basant sur les données que nous possédons et sur les fossiles, nous pouvons déduire que l’ancêtre de Martialis heureka était apparenté à l’espèce Sphecomyrma que l’on découvre sous forme d’inclusions dans des blocs d’ambre fossile du Crétacé, connue pour être le chaînon intermédiaire entre les guêpes et les fourmis », poursuit le chercheur.

Cette nouvelle pièce du puzzle a probablement été conservée quasiment intacte grâce à sa présence dans les sols tropicaux formant un microclimat relativement stable et la maintenant à l’abri d’espèces concurrentes. Martialis heureka devrait permettre de mieux cerner et comprendre le processus évolutif de la famille des Formicidés, qui tiennent un rôle écologique primordial sur cette planète.

Les éoliennes dangereuses pour les chauves-souris.

Agence France-Presse

Washington

Les éoliennes, potentiellement dangereuses pour les oiseaux qui risquent de heurter les pales, le sont encore plus pour les chauves-souris, qui peuvent succomber aux chutes de pression observées à proximité des turbines, selon une étude parue lundi aux États-Unis.

Cette hécatombe pourrait à terme risquer de menacer ces animaux d'extinction avec un impact notable sur l'écosystème alors que les chauves-souris se nourrissent d'insectes nuisibles aux récoltes, craignent ces experts.

Quelque 90% des corps de chauves-souris retrouvés près d'éoliennes montraient des signes d'hémorragie interne provoquée par un traumatisme résultant apparemment d'une chute soudaine de la pression de l'air appelé barotraumatisme, expliquent-ils.

Seulement la moitié des chauves-souris tuées avaient des signes d'impact direct avec des pales d'éolienne, précisent les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Current Biology datée du 26 août.

Dans la mesure où les chauves-souris sont pourvues d'une sorte de radar «leur permettant de détecter les objets, elles peuvent éviter les collisions», explique Erin Baerwald de l'Université de Calgary et principal auteur de cette recherche.

Mais «la chute de pression atmosphérique à proximité des pales d'éolienne n'est pas détectable par les chauves-souris ce qui expliquerait le nombre important de ces animaux tués près de ces structures», poursuit-il.

Les systèmes respiratoires des chauves-souris et des oiseaux sont très différents. Chez les chauves-souris, comme chez les autres mammifères, les poumons sont comme des ballons souples dotés de parois fines reliés à des capillaires.

Quand la pression de l'air baisse soudainement, les poumons peuvent se dilater excessivement faisant éclater les capillaires, précisent ces chercheurs.

Les oiseaux ont eux des poumons plus rigides formés de tubes qui laissent passer l'air autour de capillaires. Ce système résiste mieux aux chutes de pression.

La plupart des chauves-souris tuées par les éoliennes sont des espèces migratoires.

Ces scientifiques estiment que cette hécatombe pourrait avoir de profondes conséquences sur le devenir de ces espèces.

Les chauves-souris vivent parfois plus de 30 ans et ont un taux de reproduction assez faible. Une femelle donne naissance à un ou deux petit par portée et pas toujours annuellement.

«Ces faibles taux de reproduction peuvent limiter la capacité de ces chauve-souris de compenser les lourdes pertes résultants de leur rencontre avec des éoliennes, accroissant le risque de danger d'extinction», selon Robert Barclay, de l'Université de Calgary, co-auteur de l'étude.

Les excès de la pêche au thon rouge.



Un nouveau rapport dénonce les excès de la pêche au thon rouge
Un rapport de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (Iccat) relance le débat sur le dépassement des quotas de pêche sur le thon rouge. Les appels à une suspension de la pêche au thon rouge se multiplient pour protéger une espèce en voie d'extinction.
Faut-il suspendre la pêche au thon rouge ? C'est la conviction de Stéphan Beaucher, responsable de la campagne Océans de Greenpeace France, qui demande "un moratoire de trois à cinq ans sur la pêche au thon rouge et la création de réserves marines où toute pêche serait interdite pour protéger les nurseries de Méditerranée indispensables à la régénération des stocks." Pour l'ONG, le rapport de l'Iccat - "115 pages de réquisitoire" - indique sans doute possible "une crise globale de gouvernance."

Le texte, rendu public le 11 septembre, pointe clairement les défaillances des Etats quant aux respects des quotas fixés pour la pêche au thon rouge: la France, l'Italie, l'Espagne, la Grèce, Chypre et Malte sont les principaux pays de l'UE concernés. En 2007, les quotas étaient de 28.500 tonnes pour l'Atlantique et la Méditerranée, 60.000 tonnes ont été pêchées. C'est-à-dire quatre fois plus que les recommandations de l'Iccat.

Le rapport précise que le non respect des quotas provient "pour une large part de la complaisance des parties à l'Iccat". Les Etats membres de la commission internationale auraient ainsi "constamment échoué dans la fourniture de données précises et ponctuelles susceptibles d'améliorer les dispositions sur le suivi, le contrôle et la surveillance des entreprises de pêche." L'expertise scientifique appelle dès lors à une suspension immédiate des activités de pêche sur le thon rouge afin de protéger la ressource.

Au final, les oppositions entre pêcheurs, experts scientifiques et ONG mettent les Etats membres de l'Iccat face à leurs contradictions. D'un côté, les Etats sont membres de l'Iccat et participent de ce fait à la détermination des quotas à l'échelon international. De l'autre, ils semblent réticents à exercer un contrôle effectif des règlementations. Dans la pratique, ce sont pourtant bien les Etats membres qui sont en charge du contrôle de leur flotte, aussi bien dans leurs propres eaux que dans les eaux internationales.

A titre d'exemple, la France et la Commission européenne se sont dernièrement affrontées au sujet des chiffres communiqués par les pêcheurs français concernant la pêche au thon rouge. En effet, sur base des mêmes déclarations individuelles de pêcheurs français, l'exécutif européen estimait le 13 juin dernier que la France avait atteint ses quotas tandis que le ministère français de l'Agriculture et de la pêche parlait de quotas remplis à 50%.

En octobre, la Commission européenne présentera un plan censé renforcer le contrôle de la pêche. La réforme des contrôles maritimes, la lutte contre la pêche illégale et les rejets de poissons en seront les principaux axes. Les Etats membres de l'Iccat se rencontreront quant à eux du 17 au 24 novembre 2008 afin de déterminer les quotas de pêches pour 2009.

Selon Nathalie Charbonneau, porte parole du Commissaire européen en charge de la pêche, Joe Borg, "le taux de surpêche sur le thon rouge, pour la flotte européenne, fut de 40% en 2007. Un chiffre qui explique en partie la décision de la Commission européenne de mettre un terme à la campagne de pêche dès le 13 juin 2008 (au lieu du 30 juin, date prévue à l'origine, NDLR) afin d'écarter les risques de surpêche pour 2008."

Corinne Lepage, présidente de Cap 21, évoque quant à elle un "rapport accablant de l'Iccat" et appelle à un "moratoire d'un minimum de trois ans pour reconstituer les stocks". La vice-présidente du Modem indique que "le thon rouge est en voie d'extinction totale: il s'agit d'une forme de catastrophe naturelle qui va rendre impossible l'activité de pêche."

De leur côté les pêcheurs français ne cachent pas leur colère et mettent en doute "l'équité" des politiques communautaires. Mourad Kahoul, président du syndicat des thoniers méditerranéens, parle de "génocide de la pêche thonière française." Mourad Kahoul considère que l'on "flingue la pêche française au profit des Espagnols, alors que les bateaux français sont "sur-encadrés" et soucieux de la préservation de la ressource."

Selon le syndicaliste, "la Commission européenne et les agences de contrôle participent à une grande mascarade: des camions de thons espagnols arrivent à Marseille en ce moment avec des certificats Iccat datés du 2 septembre 2008, qu'on ne me parle pas de fin de campagne de pêche espagnole au 23 juin dernier."
Source:la tribune

mardi 16 septembre 2008

Pour répondre à un printemps plus précoce, la mésange pond ses oeufs plus tôt tandis que les collemboles, de minuscules invertébrés, modifient leur ponte en fonction de la richesse du sol où ils vivent, selon des travaux récents.

"Dans un environnement riche en nourriture, une femelle produira une ponte nombreuse composée de petits oeufs", soulignent Thomas Tully et Régis Ferrière, chercheurs au laboratoire Ecologie et Evolution du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Paris.

Au contraire, "lorsque la compétition vient à s'intensifier avec une population plus dense et une nourriture moins abondante, la femelle changera de stratégie pour produire des oeufs moins nombreux mais plus gros. Ainsi les nouveaux-nés, plus gros, seront-ils mieux dotés pour survivre dans ces conditions difficiles", poursuivent les deux chercheurs, dont le travail est publié dans la revue scientifique internationale en ligne PLoS One.




Ces petits animaux mesurant de 1 à 2 mm, longtemps tenus pour des insectes, sont tous des femelles et tous des clones au sein de lignées génétiques distinctes. La comparaison de ces lignées permet de mesurer les effets du milieu environnant sur différents groupes génétiques.

"Certaines lignées clonales de collemboles auront tendance à modifier énormément le nombre des oeufs pondus alors que d'autres le font beaucoup moins", a déclaré M. Tully à l'AFP.

"Le fait remarquable est que ceux qui sont capables de démultiplier leur reproduction d'une semaine sur l'autre ont une durée de vie beaucoup plus courte", ajoute le chercheur.

Un vieillissement accéléré pourrait donc "être la conséquence non simplement d'une reproduction plus intense, mais plutôt d'une forte plasticité de la reproduction", selon les biologistes.

La capacité d'adaptation de la reproduction aux changements environnementaux n'est pas l'apanage exclusif d'espèces millimétriques.

Ainsi, une population de mésanges charbonnières observée pendant 47 ans en Grande-Bretagne a-t-elle avancé de 14 jours sa période de reproduction pour "compenser la hausse printanière de température de 2°C", explique dans le journal du CNRS Anne Charmantier, du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive à Montpellier (sud de la France).

Chez ces oiseaux qui doivent tuer plus de 6.000 larves d'insectes pour nourrir une portée, la période d'accouplement serait calculée, permettant aux oeufs d'éclore chaque année un peu avant le pic d'abondance des chenilles.

Les scientifiques ont en effet constaté qu'en Grande-Bretagne, le réchauffement climatique avait, depuis un demi-siècle, eu pour effet d'avancer de deux semaines l'apparition des chenilles.

Cet exemple d'adaptation réussie ne semble toutefois pas généralisable puisqu'aux Pays-Bas, "l'effectif de mésanges charbonnières décline depuis 30 ans car la hausse de température a lieu à la fin du printemps", fournissant aux hormones de la femelle un indice qui déclenche la reproduction trop tard.

"La plasticité, c'est la clé pour comprendre la capacité à répondre aux changements environnementaux. Le changement climatique, ça peut être aussi une plus grande variabilité environnementale. Il est important de connaître les espèces les mieux armées pour y faire face", souligne M. Tully.

"Dans ces deux exemples, on voit qu'au sein d'une même espèce, certaines populations sont plastiques, d'autres beaucoup moins. L'évolution vers une plus grande plasticité semble possible mais difficile et coûteuse", conclut le chercheur.

(©AFP / 16 septembre 2008 09h48)

Les plantes dépolluantes!

Savez-vous qu’il existe des plantes capable d’assainir l’air de nos intérieurs ?

Bien plus pollué qu’il n’y parait, l’intérieur de nos maisons est chargé de composants chimiques invisibles que certaines plantes sont capables d’absorber !

La majorité des matérieux qui composent notre maison ainsi que les produits que l’on utilise pour l’entretenir renferment une grande quantité de substances nocices pour notre santé.
Peintures, détergeants, désodorisants, insecticides, solvants, etc… sont autant de concentration de benzène, de xylène , de formaldéhyde ou encore de toluène.

Après une série d’étude menées par des laboratoires français (phyt’air) et américains (nasa), il s’évère que bon nombre de plantes peuvent nous aider à évacuer ou, du moins, absorber la plupart de ces substances.

Quel est le mécanisme de dépollution ?

Le principe de la dépollution repose sur un échange gazeux. Les substances nocives présentes dans l’air sont absorbées par la plante grâce à son feuillage et transformées en matière organique active grâce à son système racinaire.
La plante émet ensuite du Co2 nettement plus sain que ce qu’elle a absorbé auparavant. Elle améliore ainsi la qualité de l’air présente dans la maison et également le niveau d’oxygène.
Il en va de soi que l’efficacité du processus se verra amélioré par le développement de la plante.

Quelles sont les plantes les plus actives ?

Il est évident que la majorité des plantes ont un rôle important dans ce processus et qu’il est convenu qu’une belle plante tous les 10 m2 améliore significativement la pureté de l’air.


Mais certaines plantes, grâce à leur caractéristiques sont beaucoup plus efficaces que d’autres :

Nous retrouvons ainsi :

=> Le ficus : Il absorbe principalement le formaldéhyde, le xylène et l’ammoniac présent dans les détergeants.

=> Le lierre : Il absorbe le toluène, le trichoréthylène, le formaldéhyde, ainsi que le monoxyde de carbone.

=> Le philodendron : Il absorbe principalement le formaldhéhyde et le pentachlorophénol.

=> L’azalée : Très efficace contre l’amoniac qui se trouve dans les produits d’entretien.

=> Le Chrysanthème : Il élimine principalement le trichloréthylène que l’on trouve dans les solvants (heureusement qui tend à disparaître)

=> Le chlorophytum : Il participe grandement à l’élimination de l’excès de monoxyde de carbone.

=> le sansevieria : Elimine le benzene

=> La fougère : Très efficace grâce à son grand pourvoir d’absorption et de rejet !

Vous l’avez compris, l’utilisation des plantes vertes dans nos intérieurs présente 2 grands avantages : l’assainissement de l’air ambiant et le plaisir de voir sa maison embellie et végétalisée !
Source:jardiner malin

dimanche 14 septembre 2008

Vieille forêt à protéger


Cela fait parfois du bien de fouiller dans les bases de données. C’est en procédant ainsi qu’une équipe internationale remet en cause une idée reçue sur les forêts anciennes. Alors qu’on pensait qu’elles cessent de séquestrer du carbone, jouant la neutralité dans les échanges de gaz carbonique avec l’atmosphère, les forêts anciennes des zones tempérées et boréales continuent à stocker du carbone au fil du temps. Les détails sont donnés ce jeudi dans la revue Nature.



Vieille forêt, ressource à protéger
Par Denis Delbecq • 11 septembre 2008 à 11:32 • Categorie: Actualité

Cela fait parfois du bien de fouiller dans les bases de données. C’est en procédant ainsi qu’une équipe internationale remet en cause une idée reçue sur les forêts anciennes. Alors qu’on pensait qu’elles cessent de séquestrer du carbone, jouant la neutralité dans les échanges de gaz carbonique avec l’atmosphère, les forêts anciennes des zones tempérées et boréales continuent à stocker du carbone au fil du temps. Les détails sont donnés ce jeudi dans la revue Nature.

Les huit chercheurs de six pays (Belgique, Etats-Unis, Allemagne, Suisse, France et Ecosse) ont étudié les données disponibles sur 519 forêts âgées de quinze à huit cent ans. Ils ont éliminé les forêts tropicales, faute d’informations disponibles. Ils constatent que si une forêt ancienne donnée peut, exceptionnellement, être une source de gaz carbonique, l’immense majorité restent des pompes à carbone et contribuent à contenir la hausse de la teneur atmosphérique en gaz carbonique. Ces forêts anciennes tempérées et boréales, qui représentent 15% de la couverture forestière mondiale, stockent chaque année 10% du carbone pompé par la végétation de la planète.

Plus surprenant, alors qu’on considère les jeunes forêts comme de véritables puits de carbone (1), les chercheurs estiment qu’elles peuvent souvent jouer le rôle inverse. Pour eux, la création de nouvelles forêts survient souvent après une perturbation importante des sols qui stimule la décomposition de la végétation et libère plus de gaz carbonique que les arbres n’en pompent.

Alors que conclure de ces travaux, s’ils sont confirmés? Sans doute pas que la forêt est l’arme absolue pour lutter contre le réchauffement climatique. Au contraire, comme la plupart des forêts anciennes ne sont pas protégées par des traités internationaux, toute intrusion de l’homme, par l’industrie papetière par exemple, risquerait de les transformer en source de carbone, et donc d’aggraver l’effet de serre. Sans compter les effets sur la biodiversité.

(1) Certains constructeurs automobiles n’hésitent pas à planter des forêts pour faire ensuite valoir à leurs clients que leur véhicule sera neutre pour l’effet de serre.
Source:science et vie

vendredi 12 septembre 2008

100 éme message-L'attaque des faunes?


Sangliers, renards, goélands, certaines espèces d'animaux sauvages prolifèrent, se rapprochent des villes et ne craignent plus la présence humaine. L'homme, qui les a protégées ou a favorisé leur reproduction, doit maintenant supporter leurs nuisances.

Marseille. Une vieille dame est chassée de sa terrasse, en plein centre-ville, par le goéland qui a élu domicile dans ses géraniums. Avec de violents coups de bec sur le crâne de l'octogénaire, le volatile lui interdira deux mois durant l'accès au lieu qu'il considère, depuis qu'il y a fait son nid, comme son territoire.

Ilharre (Pyrénées-Atlantiques). Au terme d'une incroyable course-poursuite dans les alpages, un vautour s'abat sur une vache vivante et lui dévore la langue et les yeux avant de convier ses congénères au festin. Lorsque l'éleveur et son voisin, qui a assisté à l'effrayant spectacle depuis ses fenêtres, parviennent sur les lieux du drame, trois vautours sont en train de mastiquer la bête et une bonne trentaine se sont déjà posés sur la prairie. L'approche des deux hommes armés à quelques mètres du groupe laisse les oiseaux tout à fait indifférents. Il faudra huit coups de fusil tirés en l'air pour qu'ils daignent-mollement-déguerpir.
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Absents de cette zone il y a quelques années, ils seraient aujourd'hui plus de 700 dans cette forêt d'Ile-de-France traversée par les automobilistes. « C'est vrai qu'il y a beaucoup de cartons sur cette nationale, c'est ennuyeux, admet Didier Gavens. Mais les gens veulent de la biodiversité, non ? Eh bien, quand ils s'emplâtrent un sanglier sur la nationale, disons qu'ils se prennent la biodiversité dans la gueule... »




Bias (Lot-et-Garonne). Un sanglier pénètre dans le salon de coiffure d'un centre commercial, le saccage avant de s'élancer vers la porte derrière laquelle des clientes en bigoudis, terrorisées, se sont réfugiées. Il faudra attendre l'arrivée des pompiers pour faire sortir la bête folle furieuse.

Vous croyez à la bande-annonce d'un mauvais film catastrophe ? Tout ce qui précède est véridique. Chacune de ces espèces sauvages connaît une explosion démographique sur notre territoire. Chacune a depuis plusieurs années modifié ses habitudes alimentaires ou sociales. Et c'est l'homme qui, parfois avec les meilleures intentions du monde, est à l'origine de ces changements pour le moins troublants.

« Je ne dis pas que le vautour est devenu prédateur, mais, depuis quelques années, disons qu'il provoque le destin des bêtes , euphémise Pierre Casassus-Lacouzatte, président de la Fédération transpyrénéenne des éleveurs de montagne. Il fait des vols en rase-mottes au-dessus des brebis pour les faire décrocher de la paroi. Il piste les vaches sur le point de vêler pour manger leur placenta, et quand celui-ci ne sort pas assez vite, c'est vrai qu'il n'hésite plus à s'attaquer à l'animal. » Tant d'agressivité, tout de même, pour un charognard pacifique qui n'est censé se nourrir que d'animaux morts... Mais le vautour a une excuse de taille : il meurt de faim.

Classé espèce protégée en 1976, se nourrissant des carcasses de bête laissées dans la montagne par les éleveurs et de celles déposées à son intention par les parcs nationaux, sa population, dans les Pyrénées, s'est considérablement développée durant les quarante dernières années. Jusqu'à ce que l'on s'avise de sa prolifération et que l'on stoppe brusquement, en 1997, les nourrissages volontaires. Jusqu'à ce qu'advienne surtout la crise de la vache folle.

Des centaines d'attaques.

Depuis le début des années 2000, Bruxelles interdit aux éleveurs d'abandonner en montagne leurs animaux morts. Et, en 2006, l'Europe fermait les muladares espagnols, ces charniers à ciel ouvert des élevages de porcs ibériques qui avaient fait pendant des années le délice des charognards. Du jour au lendemain, les 2 000 vautours français et les 20 000 vautours espagnols n'ont plus rien eu à se mettre dans le bec. « C'est l'homme qui a acculé le vautour à ce comportement : il l'a choyé, lui a permis de proliférer, et brusquement il ne lui donne plus rien à manger , s'alarme Didier Hervé, président de l'Institution patrimoniale du haut Béarn. Maintenant, il va falloir trouver le moyen de le détourner des animaux vivants. » Depuis 2002, l'Observatoire départemental des dommages au bétail a enregistré près de 300 témoignages d'attaques.

Alain Laralde, propriétaire de la vache morte dans les circonstances décrites plus haut, en a perdu le sommeil pendant six mois : traumatisé par cette boucherie, il s'est retiré d'un métier qu'il exerçait pourtant depuis trente ans et a lancé l'Association pour la sérénité à la campagne ... « Non seulement l'Etat refuse de nous indemniser, mais nous n'avons même pas le droit de tirer sur le vautour qui fait subir un tel calvaire à l'une de nos bêtes ! s 'indigne-t-il. Je suis né ici et j'ai toujours vu ces oiseaux s'envoler dès qu'un homme approchait à moins de 200 mètres. Aujourd'hui, c'est clair, ils n'ont plus peur de nous. Moi, j'ai interdit à mes petits-enfants de se promener en montagne. »

Difficile, tout de même, d'admettre qu'une espèce sauvage puisse modifier de façon aussi radicale son comportement. « Mais croire qu'un animal agit de façon immuable est une idée reçue , explique pourtant Georges Gonzalez, chercheur en biologie du comportement à l'Inra. Même si le vautour est physiologiquement destiné à être charognard, il peut adopter, sous la pression du groupe ou des circonstances, un comportement déviant. Et, s'il s'aperçoit que cela lui convient, il en gardera mémoire et le reproduira. Comme nous, l'animal invente, dans la mesure de ses capacités cognitives, de nouveaux comportements. Ainsi, chez certaines espèces, la peur de l'homme, quand il n'est plus leur prédateur, est en train de disparaître. Quant à la capacité d'adaptation à l'environnement urbain, elle est parfois surprenante. » Au début du siècle dernier, les renards étaient diurnes et prédateurs. Au contact de la ville, ils sont devenus nocturnes et charognards...

Les savants que le Muséum national d'Histoire naturelle envoya en 1920 observer les 200 goélands qui nichaient sur l'archipel du Frioul seraient bien surpris d'apprendre que ces « oiseaux rares » sont aujourd'hui près de 50 000 sur ces îles, et qu'ils ont surtout, depuis vingt ans, commencé à coloniser Marseille. « Les goélands étaient très peu nombreux au début du siècle dernier , explique Patrick Bayle, ornithologue. Mais, lorsque l'espèce a été protégée en 1976, sa population avait en fait déjà commencé à augmenter avec l'avènement de la société de consommation. Cet oiseau se nourrit de déchets. Alors, plus nous gaspillons, plus il prolifère. »

Les gigantesques colonies de volatiles se trouvant désormais à l'étroit sur les îles, et les décharges se situant sur le continent, les goélands, pas bêtes, ont donc appris dès le début des années 90 à faire leur nid sur les toits des villes du littoral méditerranéen. Et à Marseille, où ils sont maintenant légion, des habitants au bord de la crise de nerfs supplient chaque année, en vain, la municipalité de les en débarrasser. « A Pâques, lorsqu'ils commencent à nicher, la femelle couve, elle est discrète. Mais, en mai, les poussins réclament leur pitance dès 4 heures et demie, 5 heures du matin, et les adultes leur répondent avec des cris perçants qui vous réveilleraient un mort. Dans certains quartiers, à l'aube, c'est un tintamarre de tous les diables, et cela dure pendant près de deux mois. Les gens deviennent fous. » D'autant que, si le goéland argenté qui colonise les villes du littoral atlantique est pacifique, le leucophée, qui niche autour du Bassin méditerranéen, défend son territoire avec hargne.

« Lorsque les Marseillais commencent en mai à sortir sur leurs terrasses, le goéland, qui s'y est déjà installé depuis plusieurs semaines, considère qu'il est chez lui. Que l'intrus soit un être humain ne change rien, puisqu'il sait que l'homme ne lui fera pas de mal : il lui fonce donc dessus et lui donne un coup de bec sur le sommet du crâne. Cela arrive beaucoup plus souvent qu'on ne le croit. » Inutile de sombrer dans la psychose : jamais vous ne serez assailli par une nuée de goélands vengeurs, car cet oiseau attaque seul. « Mais, pour les couvreurs ou les installateurs d'antennes de télévision, c'est un vrai problème », constate Patrick Bayle, qui ne compte plus le nombre d'égratignures sanglantes infligées à son crâne d'ornithologue.

La ville est un refuge pour certaines espèces.

Paul Lefranc exerce l'étonnant métier d'effaroucheur et connaît bien le problème. « La ville est en train de devenir un refuge pour certaines espèces. En ville : pas de prédateur, et surtout, pas de fusil... Et puis, par souci écologique, les municipalités coupent beaucoup moins les arbres, e x plique-t-il. C'est bien, mais pour les étourneaux et les corneilles, évidemment, c'est une aubaine. Les gens veulent plus de nature, mais ils n'en soupçonnent pas les nuisances. » Chaque année, le fauconnier intervient à la demande d'une école maternelle de Villeurbanne, dans la banlieue lyonnaise. « Devant l'école, les arbres sont pleins de corbeaux. Ils sont inoffensifs mais ils sont noirs, ils font "crôa", alors les mères sont terrorisées », s'amuse-t-il.

Comme fut terrifié cet habitant de Strasbourg qui se retrouva un beau matin les quatre fers en l'air, chargé, dans son petit jardinet de banlieue, par une laie en colère. Avisant un tas de branchages sur la pelouse, l'homme s'était approché, une fourche à la main, avant de s'apercevoir que le tas n'était autre qu'un « chaudron », un gîte plein de petits marcassins sur lequel veillait une mère de plusieurs dizaines de kilos. L'anecdote fait à peine sourire Didier Gavens, directeur de la Fédération des chasseurs d'Ile-de-France.

Ces histoires de sangliers de moins en moins farouches qui s'égarent sur les ronds-points, dans les jardins, les golfs et les parkings des zones périurbaines, il les connaît par coeur. Et il n'éprouve visiblement aucune compassion pour les banlieusards que ces rencontres inopinées avec la faune sauvage épouvantent. « Le gugusse qui s'est acheté un pavillon, c'était bien pour se rapprocher de la nature, non ? Avant, à la place de son pavillon, il y avait un champ dont se nourrissaient les sangliers. Maintenant, ils sont bien obligés de bouffer ses rosiers. » Qu'on se le dise. En février, une escouade de policiers s'était couverte de ridicule dans les rues de Villetaneuse (banlieue parisienne) en coursant un sanglier, ne réussissant à l'abattre qu'au bout de... trente coups de fusil.

L'épisode, grand-guignolesque, inspire à Gavens une moue de dédain : « Les hommes ne savent plus comment appréhender la faune sauvage. Un renard dans un jardin et c'est la panique : on appelle le maire, qui ne sait pas quoi faire. En Ile-de-France, il doit y avoir cinquante gars à tout casser capables de neutraliser un sanglier. » L'ennui, c'est que le grand gibier sauvage, et le sanglier en particulier, prolifère, lui, de façon exponentielle. De 100 000 en 1990, les cochons sauvages chers à Goscinny sont aujourd'hui plus de 500 000 dans l'Hexagone. Et l'homme, là encore, n'est pas étranger à cette reproduction échevelée. « Dans les années 80, il y a eu chez les chasseurs une mode du grand gibier , rappelle François Klein, de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage. Pour se constituer un capital de chasse important, les fédérations ont donc donné la consigne de ne tuer que les très jeunes animaux pour laisser les plus âgés se reproduire. Aidées par un adoucissement du climat qui favorise la reproduction et par le développement des cultures céréalières dont raffolent les sangliers, les fédérations ont vu leurs espérances se réaliser bien au-delà de ce qui était prévu. Maintenant, elles sont dépassées. »

Chaque année, les sangliers infligent pour près de 25 millions d'euros de dégâts aux agriculteurs, indemnisés par les chasseurs qui commencent à tirer la langue. Ils provoquent, surtout, l'essentiel des 30 000 collisions automobiles avec un animal sauvage enregistrées chaque année en France.

« La biodiversité dans la gueule... »

Un vrai problème pour le Fonds de garantie automobile, qui évalue cette petite plaisanterie à 20 millions d'indemnisations annuelles. « Comme la ville et les zones périurbaines s'étendent, les sangliers se retrouvent enclavés sur de petits territoires qui ne sont pas des zones de chasse, où ils se reproduisent plus que jamais. Ils sont opportunistes, alors ils se sont accommodés à ce nouvel environnement et ont de moins en moins peur de l'homme. D'où les rencontres de plus en plus fréquentes dans des zones commerciales, des bases de loisirs ou des parkings, avec des habitants paniqués », explique François Klein.

Pour neutraliser ces encombrants voisins, l'Etat organise de plus en plus de battues administratives sur les zones interdites de chasse. Dans la forêt de Saint-Germain, la préfecture tente ainsi de venir à bout de la population de sangliers qui a élu domicile autour de la nationale. Absents de cette zone il y a quelques années, ils seraient aujourd'hui plus de 700 dans cette forêt d'Ile-de-France traversée par les automobilistes. « C'est vrai qu'il y a beaucoup de cartons sur cette nationale, c'est ennuyeux, admet Didier Gavens. Mais les gens veulent de la biodiversité, non ? Eh bien, quand ils s'emplâtrent un sanglier sur la nationale, disons qu'ils se prennent la biodiversité dans la gueule... » Dit comme ça...

Des faucons sur la ville

Mardi 2 septembre. Les ministres européens des Transports visitent l'usine Alstom, à La Rochelle, ignorant qu'une chasse sanglante s'y est déroulée la nuit précédente. Quelques heures plus tôt, Tornade, Hosannah, Mordante, Java et Paulette, lâchés dans l'usine, ont fait un carnage entre les rames des TGV flambant neufs. Tornade et sa bande sont des faucons et des buses chargés de flanquer une trouille bleue aux oiseaux-ici, des pigeons-qui encombrent les espaces publics, les musées ou les sites d'entreprises privées. Leur maître, Paul Lefranc, dirige une société d'effarouchement-il en existe une dizaine en France-et est assailli de demandes d'intervention : pigeons dévastant le château d'Azay-le-Rideau, étourneaux s'appropriant par dizaines de milliers le jardin de la Bibliothèque nationale de France, corbeaux, passereaux et surtout goélands envahissant de leurs cris et de leurs déjections des jardins publics et des toits d'usine. Toute l'année, Lefranc sillonne donc la France avec ses rapaces à cran. « Nous les pesons chaque jour pour vérifier leur degré d'agressivité », dit-il. Car pour que les volatiles gênants frissonnent au point de prendre la poudre d'escampette, il ne suffit pas de faire voler leurs prédateurs comme dans un simple spectacle de fauconnerie. « Il faut qu'ils comprennent que les rapaces ne sont pas là pour rigoler », dit Paul Lefranc. Il faut, en clair, « pour l'exemple », que quelques oiseaux de la colonie soient tués ou au moins estropiés. Aucun problème pour les pigeons, dont personne ne pleure les pertes, ni pour les étourneaux, que l'on effarouche en période de chasse : la tuerie est légale. Mais la chasse au corbeau demande une autorisation préfectorale, et le goéland, protégé par la loi, pose problème. « Il y a parfois des accidents », admet l'effaroucheur. Toute la difficulté, lors des interventions en ville, est de garder le contrôle sur des rapaces libres d'aller où bon leur semble. « Nous les dotons d'un émetteur, car il faut souvent aller les chercher chez des particuliers, dans un jardin privé ou dans un appartement où ils sont entrés, par la fenêtre, à la poursuite d'un oiseau. L'autre jour, j'ai sonné chez une dame que j'ai trouvée pétrifiée : mon faucon était en train de plumer un pigeon sous la table de sa cuisine ! » L'an dernier, Paul Lefranc et ses faucons effarouchaient les mouettes qui avaient élu domicile sur la terrasse du restaurant du musée du Quai-Branly, à Paris. Las, Tornade, Hosannah et sa bande, trouvant le festin un peu maigre, décidèrent de piquer sur le Champ-de-Mars, contre la volonté de leur maître, et de s'offrir quelques corbeaux en dessert. Une vieille dame nourrissant paisiblement les corneilles vit l'une d'elles emportée, sous son nez, dans les serres d'une buse affamée...

L'arche de Noé berlinoise

Berlin est la ville d'Europe qui abrite la plus importante population d'animaux sauvages. Renards, sangliers, lapins, aigles et grues ont élu domicile dans les parcs, jardins ouvriers, cimetières, sur les innombrables chantiers et terrains vagues, et surtout le long de la coulée du Mur, où pousse maintenant une végétation luxuriante. La capitale allemande compte 8 000 sangliers qui viennent fouiller les poubelles et labourer la pelouse des quartiers résidentiels. Les renards seraient 2 000-une renarde et ses trois petits ont longtemps vécu paisiblement dans la cave du Neues Museum, le Louvre berlinois. Les colonies de castors se multiplient sur les rives du plus grand lac de la ville et on aperçoit aujourd'hui des mouettes sur les décharges publiques. Berlin a d'ailleurs déjà toute une série de mascottes : l'aigle du lac de Tegel, les 150 familles de ratons laveurs qui vivent en liberté en bordure de l'Alexanderplatz et le raton laveur du parking de l'hotel Park Inn, devenu une véritable star dans la capitale

New Delhi.

Piégés par l'urbanisation, 10 000 singes vivent dans les rues de Delhi. Quand la faim les tenaille, les primates, protégés du dieu Hanuman, commettent crimes et délits, causant, l'an dernier, la mort du maire adjoint de la capitale. Ils se replient dans les bâtiments gouvernementaux. Une excursion des macaques dans les bureaux du Premier ministre, Manmohan Singh, reste un souvenir embarrassant pour les services de sécurité. Depuis, des employés municipaux, armés de filets et de bananes, tentent de capturer les plus pugnaces. Et une race de singes féroces, des langurs, a été dressée pour attaquer les macaques rhésus.

A Mexico,

les aigles et les faucons sont de plus en plus nombreux, mais sont protégés par les services de la ville. Eboueurs efficaces, ils nettoient la capitale des serpents, des souris et surtout des pigeons. Ils sont aussi devenus les gardiens de l'espace aérien, chassant les oiseaux migrateurs tentés de se poser sur les pistes de l'aéroport Benito Juarez.

A Londres,

10 000 renards rouges ont colonisé les parcs du centre-ville. Les conservateurs rendent les libéraux, qui ont interdit la chasse à courre, responsables de cette prolifération.
Source:le point

mardi 9 septembre 2008

Les bourdons butinent bien plus de fleurs que les autres insectes pollinisateurs.

La compétition entre les bourdons au service de la biodiversité
Les bourdons butinent bien plus de fleurs que les autres insectes
pollinisateurs.
Une étude menée par des membres de l’équipe « Biodiversité et
fonctionnement des écosystèmes » du laboratoire « Biogéochimie et écologie
des milieux continentaux » (Bioemco, UMR7618) démontre que ce
comportement résulte de la compétition qu’il y a entre les bourdons.





En effet, Colin Fontaine, Carine Collin et Isabelle Dajoz ont enregistré le
comportement de récolte chez les bourdons Bombus terrestris dans des
parcelles expérimentales où cinq espèces de plantes étaient disponibles.
Les chercheurs ont fait varier le nombre de bourdons présents durant
l’expérience et ont découvert que lorsqu’ils sont en petit nombre, ils visitent
peu d’espèces de plantes.
On sait que le nombre de pollinisateurs est en baisse dans beaucoup de
régions soumises à l’activité humaine. On peut craindre alors que la baisse
de compétition qui en résulte amène les bourdons à délaisser certaines
espèces de plantes.
Références :
Fontaine C., Collin C.L.,Dajoz I. 2008. Generalist foraging of

pollinators: diet expansion at high density. Journal of Ecology, 96 (5),
2008, p.1002
doi:10.1111/j.1365-2745.2008.01405.x (2008)
Matt Kaplan. Research highlights. Nature, 454, 10 juillet 2008, p. 141


Source:CNRS.

Les animaux de laboratoire vivent plus longtemps!

Les travaux concernant le vieillissement sont généralement conduits sur des animaux qui ont une courte durée de vie (insectes, vers, souris) mais qui sont élevés dans des conditions de laboratoire plutôt favorables par rapport à la vie sauvage : environnement tempéré, moins de risques infectieux ou parasitaires et pas de problèmes d’alimentation…



Disposant de peu de données relatives à l’espérance de vie de ces mêmes animaux à l’état sauvage, certains biologistes s’interrogent sur d’éventuels biais dans les études concernant la longévité. Les conditions de vie en captivité pourraient expliquer une plus grande espérance de vie, indépendamment de tout autre cause, traitement ou manipulation génétique.

Des chercheurs des Universités de Nouvelle-Galles et du Nebraska se sont interessés à ce sujet et ont voulu comparer le devenir d’une mouche géante australienne, Telostylinus angusticollis, connue pour son dimorphisme sexuel. Pour identifier les mouches dans la nature, ils ont inscrit des codes de reconnaissance sur leurs dos à l’aide d’une peinture à l’émail puis enregistré les allées et venues des individus marqués sur des troncs d'acacias en même temps qu’ils surveillaient leurs « cousines » en captivité.

Les résultats, publiés dans la revue American Naturalist, révèlent des contrastes saissisants entre les insectes élevés en laboratoire et ceux vivant à l’état sauvage. Chez les mâles, le taux de vieillissement (mesuré par l’augmentation des taux de mortalité avec l'âge) est au moins deux fois plus important dans la nature qu’en captivité. De même, et pour les deux sexes, l'espérance de vie à l'état sauvage a été considérablement plus courte qu’en élevage. Pour les auteurs, le stress lié à la vie sauvage explique certainement cette différence. Il reste à comprendre comment cette pression environnementale influe sur l’expression des gènes qui modulent le vieillissement.

Ces résultats signifient également que les études menées en laboratoire sur la sénescence et l’allongement de la vie doivent être intérprétées avec beaucoup de précautions.


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