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mercredi 26 novembre 2008

Grand hamster en voie d'extinction


Grand hamster menacé: montrée du doigt, la France semble avoir pris la mesure

STRASBOURG (Conseil Europe) - La France critiquée à Bruxelles pour ses manquements à sauvegarder le Grand hamster, menacé d'extinction, a présenté mardi sa défense devant les experts de la Convention de Berne réunis à Strasbourg.

L'Alsace est la seule région de France où le Grand hamster ou Hamster d'Europe (Cricetus cricetus) est encore présent. Le nombre de terriers recensés y est passé de 1.167 en 2001 à 648 en avril.

Le comité permanent de cette Convention sur la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel en Europe a placé en novembre 2007 la France sous surveillance.

Elle a constaté mardi des "progrès" mais ne décidera qu'à sa prochaine réunion annuelle de refermer ce dossier "ouvert en 2007 en raison de l'urgence à prendre des mesures".



Trois semaines auparavant, la Commission européenne avait adressé une mise en demeure à la France, estimant insuffisant son engagement pour cette espèce "très menacée". Son représentant Andras Demeter a constaté mardi un "relèvement encourageant de la population de Grands hamsters". Une réunion en début d'année à Bruxelles pourrait aboutir à retirer la mise en demeure.

Pour la France, Sandrine Godfroid a présenté le plan de sauvegarde et fait observer que "dans les communes de présence historique 209 terriers ont été recensés en avril contre 174 en 2007 ce qui est déjà un signe de mieux".

Le plan de sauvegarde français prévoit de réintroduire la culture de la luzerne, milieu naturel du hamster, grâce à des primes d'incitation qui devraient être réévaluées avec l'aide de la Commission européenne. 165.000 euros ont été attribués en 2008.

La disparition de la luzerne, sa nourriture, au profit du maïs qui recouvre aujourd'hui plus de 80% de la plaine d'Alsace, l'urbanisation et la construction d'axes routiers ont été dénoncées par les associations de sauvegarde.

140.000 euros ont été versés pour des études génétiques sur les hamsters sauvages et sur la qualité de la reproduction en captivité. 470 animaux ont été lâchés en cinq ans, selon les chiffres de la délégation.

Jean-Paul Burget de "Sauvegarde Faune sauvage" a estimé ces efforts "totalement insuffisants".

Le Cricetus cricetus fait partie des espèces menacées d'extinction de la Convention de Berne. il est protégé par la directive européenne Natura 2000, qui prévoit l'aménagement de zones de protection.

(©AFP / 25 novembre 2008 15h59)

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mardi 25 novembre 2008

Des indiens vont disparaitres

Selon la FUNAI - le département des affaires indigènes du gouvernement brésilien - les derniers survivants d'un groupe d'Indiens isolés d'Amazonie, les Pirikpura, risquent un génocide s'il n'est pas mis fin à l'exploitation forestière illégale et l'élevage de bétail sur leur territoire.

Les Pirikpura vivent dans l'État du Mato Grosso, au cœur de la forêt amazonienne, dans le district de Colniza. Cette région est réputée pour sa violence et sa déforestation grandissante. La seule intervention possible pour préserver ce peuple est d'envisager la protection et la reconnaissance de leur territoire. L'ONG Survival International lance une campagne urgente exhortant le gouvernement brésilien à agir sur ces sujets.


Les Pirikpura qui vivent de chasse et cueillette sont victimes des bûcherons aux activités illégales qui condamnent leurs sentiers pour les forcer à quitter leur sol. Leur nombre s'élevait à vingt lorsque la FUNAI est entrée en contact avec eux à la fin des années 1980. Ils sont par la suite retournés dans la forêt. Depuis lors, seuls trois membres ont été recontactés, mais personne ne sait s'il existe d'autres survivants. Mande-í et Tucan, sont sortis de la forêt en 1998 de leur propre gré. Rita, la troisième Pirikpura connue, est mariée à un membre d'une autre tribu. C'est une société voisine qui les a nommés 'Pirikpura', qui signifie 'papillons', en référence à leur façon de parcourir très rapidement de vastes étendues de la forêt.
source:roadbook.travel

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L'histoire de la mousson du sud-est asiatique connue grace aux escargots


De plus en plus d'indices géologiques indiquent que la mousson est-asiatique a débuté, il y a environ 23 millions d'années (Ma). Toutefois son évolution (surtout pour les périodes les plus anciennes) reste mal connue. En analysant les fluctuations des populations de mollusques terrestres (gastéropodes) des sédiments du Plateau du Loess Chinois (près de Dongwan), des chercheurs de l'Institut de Géologie et Géophysique de l'Académie des Sciences de Chine (Pékin) et du Laboratoire de météorologie dynamique (INSU-CNRS, ENS, Paris 6, Ecole Polytechnique) ont retracé l'évolution de la mousson est-asiatique entre 7,1 et 3,5 Ma. Ils ont pu caractériser des phases de moussons estivale et hivernale prédominantes, similaire à celles décrites durant les cycles climatiques glaciaire-interglaciaire plus récents du Quaternaire chinois. Ces travaux ont été publiés récemment dans la revue Earth Planetary Science Letters.




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Les importantes séquences sédimentaires de loess, ces poussières déposées par le vent, que l'on trouve en Chine, notamment dans la région de Dongwan étaient considérées jusqu'en 2002 comme datant essentiellement du Quaternaire (2.5 derniers millions d'années). Or on sait désormais que ces séquences loessiques chinoises remontent jusqu'à 22 millions d'années avec des alternances de loess (caractérisant la mousson SE asiatique hivernale dominante) et de paléosols (caractérisant la mousson SE asiatique estivale).

La mousson SE-asitique hivernale est liée à la présence d'une cellule de haute pression sur la Sibérie contrastant avec les basses pressions sur l'océan, induisant des circulations d'air dans l'ensemble N-S et donc des conditions plus froides et arides. Au contraire en été, l'océan surchauffé contraste avec le continent plus frais induisant des déplacements d'air vers le N et apportant des précipitations sur le continent.

Les gastéropodes (escargots) actuels et fossiles chinois ont des exigences écologiques connues et peuvent être regroupés en deux groupes écologiques principaux. Le premier est caractéristique de conditions arides et froides. Ces mollusques vivent préférentiellement dans le N-NW de la Chine. le second traduit des conditions humides et plus chaudes, avec des mollusques vivants préférentiellement dans le Sud de la Chine, certains sont même très méridionaux.

Cette étude a permis de définir deux groupes d'espèces, similaires à celles déjà reconnus et employés pour caractériser les phases de moussons estivale et hivernale prédominantes durant les cycles climatiques glaciaire-interglaciaire plus récents du Quaternaire chinois. Ils ont ainsi identifié deux périodes principales de mousson entre 7.1 et3.5 Ma. Tout d'abord, entre 7,1 et 5,5 Ma, la mousson d'hiver est-asiatique a dominé le système climatique, avec une périodicité de 100 Ka. Par la suite, l'intervalle compris entre 5,1 et 4 Ma a été à une phase durant laquelle la mousson est-asiatique estivale a été dominante, marquée par une périodicité de 41 Ka.

L'enregistrement malacologique indique également que le passage d'une phase à l'autre n'a pas été brutal, comme observé pour les périodes plus récentes, mais plutôt avec une transition étagée sur environ 400 Ka, et caractérisée par le passage d'une périodicité de 100 ka de plus en plus faible au profit de celle de 41 ka.

L'intervalle plus ancien durant lequel la mousson d'hiver a dominé avec une périodicité de 100 ka est contemporain d'importantes variations globales du volume de glace stocké sur les continents, en particulier par l'édification de la calotte ouest-Antarctique qui se termine vers 6 Ma. Plus proche de la séquence étudiée, cette phase de forte mousson hivernale correspond également à une période de soulèvement du plateau tibétain qui a probablement renforcé le sous-régime hivernal, ce qui s'est traduit par un accroissement de l'aridité dans cette région jusqu'ici indiqué par des enregistrements dans l'Océan Pacifique occidental à basse résolution.

La phase de mousson estivale dominante correspond à une réorganisation de la circulation océanique générale liée notamment à la fermeture des voies maritimes de Panama et d'Indonésie à partir d'environ 5 Ma, durant un intervalle présentant une périodicité dominée par l'obliquité de l'orbite terrestre entre 5,1 et 4 Ma. Ces deux facteurs externe du forçage climatique semblent avoir favorisé le transport de chaleur et d'humidité des basses vers les hautes latitudes, contribuant au renforcement de la mousson estivale est-asiatique et permettant ainsi aux mollusques qui la caractérisent de se développer sur le plateau du loess.

Note(s)
    Projet financé dans le cadre des échanges CNRS-CAS et la NSF Chinoise.
Source
Late Neogene evolution of the East Asian monsoon revealed by terrestrial mollusk record in western Chinese Loess Plateau: from winter to summer dominated sub-regime.
Fengjiang Li, Denis-Didier Rousseau, Naiqin Wu, Qingzhen Hao, & Yunpeng Pei,
Earth Planetary Science Letters, 274 (2008), 439-447.
Contact(s)
Denis-Didier Rousseau



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lundi 24 novembre 2008

Les bonobos chasseur!



Trop heureux de trouver chez des cousins primates une mise en pratique du fameux slogan hippie «faites l’amour pas la guerre», les humains ont peut-être un peu trop vite idéalisé le mode de vie des bonobos. Ces grands singes africains sont capables de chasser en bande d’autres singes, comme le font les chimpanzés, affirment aujourd’hui des chercheurs du centre d’anthropologie de l’Institut Max Planck de Leipzig (Allemagne). Cela brouille la frontière entre des bonobos (Pan paniscus) décrits comme pacifiques et des chimpanzés (Pan troglodytes) connus pour leur agressivité.




De précédentes analyses d’excréments de bonobos avaient montré qu’ils mangeaient de la viande mais on pensait qu’il s’agissait seulement d’antilopes de forêt, d’écureuils ou d’autres rongeurs, autant de proies qu’un bonobo peut attraper seul. Un échantillon contenait le doigt d’un cercocèbe noir mais il n’était pas certain que le bonobo l’avait lui-même tué.

Dans le parc national de Salonga, en République Démocratique du Congo, sur le site de LuiKotale, ce sont des chasses organisées en groupe visant de jeunes singes à queue que Gottfried Hohmann et son équipe ont observées pour la première fois.

Après avoir repéré leurs proies, les bonobos ont changé leur cap et se sont approchés en silence, prenant position autour des arbres où se trouvaient les petits singes, relatent les chercheurs dans la revue Current Biology (datée du 14 octobre). Sur les cinq tentatives observées, trois ont été couronnées de succès. Des bonobos ont capturé leur proie après une course poursuite dans les arbres tandis que d’autres membres du groupe étaient restés au sol. Silencieux pendant la chasse, les bonobos s’exprimaient en revanche pendant le partage de la viande, organisé par ceux qui avaient attrapé la proie.

Chez les chimpanzés, la violence de ces chasses est associée aux relations sociales du groupe, marquées par les luttes d’influence entre mâles dominants. Chez les bonobos, on expliquait justement leur absence par le fait que les femelles sont leaders, qu’elles s’allient entre elles pour éviter qu’un mâle devienne dominant et que les conflits se règlent parfois par des parties de pattes en l’air plutôt que par des combats. Fait notable: les femelles participent à la chasse.

Le comportement des bonobos de LuiKotale est-il nouveau, induit par des changements dans leur environnement? Sans exclure cette possibilité, les chercheurs rappellent qu’il est très difficile d’observer ces scènes de chasse en direct. En l’occurrence, il a fallu six ans de présence sur le terrain à Hohmann et à ses collègues pour que la trentaine de bonobos s’habituent à leur présence. Il n’est cependant pas certains que tous les bonobos se comportent de la même façon. D’autres études, comme celles portant sur les outils des chimpanzés, ont déjà montré qu’en fonction des sites les groupes de grands singes n’ont pas tous les mêmes pratiques.

Sciences et Avenir.com

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Six plantes natives des Galápagos


Six espèces de plantes de l’archipel des Galápagos, soupçonnée d’envahir le précieux écosystème, sont en fait natives de ces îles, montrent des chercheurs.



Six espèces végétales qui poussent aux Galápagos l’ont échappé belle. Soupçonnées d’avoir été apportées par les visiteurs, elles auraient pu être éradiquées dans le cadre de la protection des espèces indigènes de cet archipel du Pacifique, célèbre pour sa biodiversité. Une étude de pollen fossile et de restes de plantes, conservés dans des dépôts sédimentaires, vient de leur rendre leur vrai statut : elles sont natives des îles péruviennes. Elles poussaient aux Galápagos bien avant que les Européens y mettent le pied pour la première fois, en 1535.

Le cas de l’hibiscus Hibiscus diversifolius est exemplaire : cette plante aux fleurs jaune clair s’étend de plus en plus sur l’île de Santa Cruz. Les biologistes craignaient de voir une plante envahissante, venue de l’extérieur, menaçant les espèces originelles. Jacqueline van Leeuwen (Université de Bern, Suisse) et ses collègues ont en effet montré qu’il s’agissait plutôt de la reconquête de terrains perdus. En effet l’espèce H. diversifolius est présente dans les pollens fossiles depuis plusieurs milliers d’années et elle était beaucoup plus abondante dans le passé, expliquent les chercheurs dans la revue Science publiée aujourd’hui.

Une autre plante, Ranunculus flagelliformis, qui n’a été découverte qu’en 1972, était également soupçonnée d’être arrivée récemment, alors qu’elle est native des Galápagos, affirment les chercheurs.

Les espèces végétales exogènes sont la première menace pour la biodiversité des Galápagos, d’où la très grande vigilance actuelle sur ces ‘’envahisseurs’’. Des millions de dollars sont dépensés chaque année pour contrôler le développement de ces plantes, précisent Jacqueline van Leeuwen et ses collègues.


Sciences et Avenir.com

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dimanche 23 novembre 2008

Des plantes efficaces pour réduire la présence de certains polluants!

Les plantes décoratives d'intérieur jouent un rôle significatif pour diminuer la pollution intérieure des maisons.

L'air intérieur des maisons est pollué par les mêmes produits chimiques que l'air extérieur. Mais il est aussi pollué par une multitude de substances chimiques libérées par les détergents, peintures, meubles, produits cosmétiques, matériaux de construction et autres. Il contient notamment du formaldéhyde, de l'hexaldéhyde, du toluène, de l'acétaldéhyde, du xylène et du benzène qui proviennent en grande partie de laques, vernis, colles, bois aggloméré et contreplaqué ainsi que des mousses isolantes. Les produits nettoyants sont aussi une source importante de polluants intérieurs.

Des recherches de la Nasa et, en France, du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et de la faculté de pharmacie de Lille (dans le cadre du programme national de recherche Phyt'air) ont testé plusieurs plantes qui se sont avérées efficaces pour réduire la présence de certains polluants (les composés organiques volatiles).

Voici quelques unes de ces plantes efficaces:



Spathiphyllum

Le spathiphyllum, aussi appelé fleur de lune ou lis de la paix, est efficace contre le benzène, le trichloréthylène, le xylène, le formaldéhyde et l’ammoniac. Il s'agit de l'une des meilleures plantes dépolluantes parmi celles testées par la NASA. Le spathiphyllum se plait dans une pièce lumineuse, chaude et humide, avec une température de 18°C. Il supporte une plus faible luminosité mais a alors une floraison moins abondante. Il requiert des arrosages réguliers.


Pothos

Le pothos (scindapsus auréus, epipremmum aureus) fait partie des plantes testées dans la programme Phytair. Il est efficace pour absorber le formaldéhyde, le toluène et le monoxyde de carbone. La Nasa avait montré qu'il pouvait absorber jusqu'à 450 mcg de formaldéhyde dans une pièce fermée en une heure. Le pothos a besoin d'un environnement moyennement éclairé et d'un arrosage modéré. Il apprécie des températures comprises entre 15°C et 24°.


Plante araignée

La plante araignée (chlorophytum comosum, phalangium ou phalangère) a montré son efficacité à absorber le monoxyde de carbone, le formaldéhyde, le toluène et le xylène. Elle est une plante facile à cultiver en intérieur. Elle demande une lumière vive pour garder la coloration de ses feuilles mais prospère sans problème sous un éclairage moyen. Elle a besoin d'une température entre 10 et 18°C. L'arrosage doit être modéré

Palmier D'Arec

Le palmier d'Arec (areca, chrysalidocarpus lutescens) est, parmi les plantes testées par la NASA, la plus efficace contre le xylène. Son fort taux de transpiration contribue à améliorer l'humidité de l'air. L’areca nécessite un arrosage généreux pendant l’été, beaucoup de lumière, et des températures de 13°C à 25°C

Lierre

Le lierre (hedera helix), présenté comme plante retombante ou comme une plante tuteurée sur des supports métalliques, est excellent pour absorber le formaldéhyde et est aussi efficace pour le xylène. Cette plante que l'on trouve également dans les jardins s’adapte particulièrement dans les intérieurs peu éclairés pour les variétés au feuillage vert uniforme. Les variétés panachées ont besoin de plus de lumière. Le lierre ne nécessite pas beaucoup d’arrosages mais il faut veiller à ne pas le laisser dessécher car il sera alors sujet aux acariens. Brumiser le feuillage régulièrement prévient les apparitions de ces parasites. Cette plante tolère bien les courants d’air et les températures basses.


Dracaena marginata

Le dracaena absorbe le formaldéhyde, le toluène et le monoxyde de carbone. Il arrive en 4ème position pour absorber le xylène parmi les plantes testées par la Nasa. Il est une plante très facile d'entretien. Ses faibles besoins en lumière et en eau en font une plante passe-partout qui résiste à tout sauf à l'excès d'eau. Il apprécie les températures entre 16°C et 24°C

Anthurium

L'anthurium fait partie des plantes les plus efficaces pour absorber l'ammoniac selon les études de la NASA. Elle peut donc être particulièrement utile dans la salle de bain ou dans la cuisine où sont utilisés les produits d’entretien qui en contiennent. Elle a besoin de fortes luminosité et humidité, de températures stables entre 18°C et 24°C et d'un arrosage régulier.
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source:psychomedia.qc.ca


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mardi 18 novembre 2008

Des microbes qui ne fixent que l'azote

Les cyanobactéries des mers (Le terme de mer recouvre plusieurs réalités.) sont en général considérées comme des organismes multitâches qui produisent une grande partie de l'oxygène terrestre par la photosynthèse tout en fixant le carbone (Table complète - Table étendue) et l'azote (Table complète - Table étendue) atmosphériques par leur conversion en formes biologiquement utiles. Des chercheurs annoncent qu'un groupe de ces bactéries (Les bactéries (Bacteria) sont des organismes vivants unicellulaires procaryotes, caractérisées par une absence de noyau...) nouvellement découvert n'apparaît capable que de fixer l'azote, se dispensant de la machinerie génétique nécessaire pour produire l'oxygène et assimiler le carbone.



Ces bactéries sont abondantes dans les océans or la fixation biologique de l'azote est importante pour le contrôle (Le mot contrôle peut avoir plusieurs sens. Il peut être employé comme synonyme d'examen, de vérification et de maîtrise.) de la productivité biologique et le flux (Le mot flux (du latin fluxus, écoulement) désigne en général un ensemble d'éléments (informations / données, énergie,...) de carbone. Ceci laisse penser qu'il est maintenant nécessaire de réévaluer les modèles actuels des cycles du carbone et de l'azote sur Terre (La Terre, foyer de l'humanité, est surnommée la planète bleue. C'est la troisième planète du système solaire en partant...).

Jonathan Zehr, de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche),...) de Californie à Santa Cruz, et ses collègues ont isolé les cyanobactéries dites "UCYN-A" et analysé leur génome. Ils ont trouvé que ces organismes possèdent un génotype jusqu'à présent inconnu chez les cyanobactéries libres et qu'ils sont incapables d'effectuer une photosynthèse productrice d'oxygène. Chose intéressante, l'oxygène est en fait toxique pour l'enzyme catalysant la fixation de l'azote, la nitrogénase.

Les autres cyanobactéries fixant l'azote sont des organismes formés de plusieurs cellules qui ont développé des moyens d'éviter que leur nitrogénase ne soit neutralisée par l'oxygène. L'UCYN-A en revanche est un organisme à une cellule qui a résolu le problème en ne s'occupant que de l'azote.

Source: Science, AAAS & EurekAlert

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jeudi 13 novembre 2008

L’ Europe menace de nombreux requins!

La pêche excessive pratiquée par certains pays de l’Union Européenne menace considérablement de nombreuses espèces de requins et de raies dans la région du nord-est Atlantique, comme le montre bien un rapport de l’UICN.




Un quart des espères de requins et des raies sont menacées d’être pêchées jusqu’à leur extinction dans le Nord-Est Atlantique, d’après ce qu’a déclaré l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).



Cette proportion est bien plus élevée que le taux de menace mondial, ce qui reflète l’activité intensive en matière de pêche de certaines nations telles que l’Espagne, le Portugal, la France et la Grande-Bretagne.

L’UICN espère que ses découvertes conduiront à la mise en place de contrôles plus stricts de la pêche en Union Européenne. Le groupe a par ailleurs recommandé un arrêt total de la pêche des requins d’eaux profondes et de l’aiguillat commun, ainsi que la fin de la pêche des raies communes.

Près de 26% des espèces de requins et de raies de la région du nord-est Atlantique ont été classées dans la catégorie des espèces menacées, alors que au niveau mondial elles sont 18%.

« Il est absolument nécessaire d’agir pour changer le cours actuel des choses qui semblent se diriger tout droit vers l’extinction complète de ces animaux océaniques remarquables » a déclaré Sonja Fordham, co-auteur du premier rapport de l’UICN évaluant les taux de menace pour les requins qui sont situés spécifiquement dans le nord-est Atlantique.



La Liste Rouge de l’UICN passe en revue les espèces de la faune et de la flore étant les plus menacées –en danger d’extinction, menacée d’extinction ou vulnérable. Les autres catégories sont « éteintes à l’état sauvage » et « éteintes ».



Les espèces de requins en danger d’extinction qui vivent dans le nord-est Atlantique comprennent notamment le requin chagrin –très prisé par l’industrie des cosmétiques pour son huile- ainsi que les deux requins qui ont le plus de valeur sur le marché européen –l’aiguillat commun et le maraîche ou requin taupe.



Le requin pèlerin, qui est le deuxième plus grand poisson au monde, fait partie des espèces vulnérables.



Près de 26% des espèces de requins et de raies de la région du nord-est Atlantique ont été classées dans la catégorie des espèces menacées, alors qu'au niveau mondial elles ne sont que 18%.



« Les requins d’eaux profondes disparaissent plus rapidement dans cette région que dans le monde, à cause de la pêche peu régulée pratiquée par les navires européens » d’après le rapport de l’UICN.



L’aiguillat commun et le maraîche sont soumis aux quotas de pêche de l’Union Européenne, mais ces derniers sont trop généreux selon l’UICN.



« Ces espèces font partie des rares qui sont sujettes à des quotas de pêche en Union Européenne et pourtant ces limitations sont bien trop supérieures aux niveaux conseillés par les scientifiques du Conseil International pour l’Exploration de la Mer, afin d’éviter l’effondrement des espèces ».



A la mi-décembre, à Bruxelles, le conseil Européen des Ministres se mettra d’accord sur des limitations des prises de l’Union Européenne pour 2009 à propos des raies, de l’aiguillat commun et des maraîches.



L’UICN travaille avec des groupes écologistes et des agences du gouvernement pour réunir uns avoir environnemental et mettre en place des stratégies de conservation de la biodiversité.
source:actualites-news

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Le lemming disparu?


Qu’arrive-t-il aux lemmings? Dans les années soixante-dix, on leur attribuait volontiers un instinct suicidaire tant ils mouraient d’épuisement certaines années, à traverser les fjords norvégiens à la nage. Le simple effet d’une surpopulation cyclique qui finissait par les affamer. Mais depuis quinze ans, ces explosions démographiques ont quasiment cessé. Selon des travaux publiés dans Nature la semaine dernière, c’est la modification du climat du nord de la Scandinavie qui expliquerait cette évolution (1).



Le lemming est en principe un animal prolifique. Il vit trois à quatre ans, mais chaque femelle peut donner naissance à trois portées par an, avec jusqu’à douze petits à chacune! Régulièrement, tous les trois à cinq ans, la démographie du rongeur explosait donc au point qu’il fallait parfois déblayer les routes norvégiennes au chasse-neige pour ôter les cadavres écrasés sur le bitume. Puis, faute de nourriture, les animaux se jetaient dans une chasse désespérée, n’hésitant pas à traverser fjords et rivières. Un voyage souvent fatal… Mais voilà, depuis quinze ans, les lemmings se font rares. Selon l’équipe conduite par le norvégien Kyrre L. Kausrud (Université d’Oslo), avec la complicité du français Bernard Cazelles (CRNS-IRD), c’est une modification de la qualité de neige qui tombe l’hiver qui pourrait expliquer cette relative disparition.

L’hiver, les lemmings profitent de la zone de contact entre le sol et la couche neige. D’ordinaire, un espace libre s’y forme au contact de la terre, plus chaude, où le lemming peut se protéger du froid, et se nourrir. La neige reste meuble, ce qui lui permet de creuser. Mais Kausrud et ses collègues démontrent qu’avec des hivers plus chaud, la surface de neige font légèrement, avant de geler en formant une couche dure qui empêche le rongeur d’aller se réfugier sous la neige. Il souffre du froid, peine à se nourrir, et devient une proie plus facile pour ses prédateurs.

A partir des données climatiques et des informations sur les populations de lemming et d’autres rongeurs sur les vingt-sept dernières années, les chercheurs ont construit un modèle statistique qui reproduit fidèlement les variations de population du lemming. Et ce modèle laisse penser que d’autres populations animales pourraient souffrir de la fin des épidémies démographiques du lemming: privés de cette nourriture abondante, les renards, par exemple, se tourneraient vers d’autres proies. Une hypothèse qui demande encore à être vérifiée, relèvent deux chercheurs britanniques appelés à commenter les travaux norvégiens dans Nature.

(1) Edition du 6 novembre 2008

Image: © Erika Leslie/Nature
source:monde durable



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Le champignon qui fabrique du pétrole



On a toujours besoin d’un plus petit que soi. Les travaux de Gary Strobel, à l’Université du Montana (Etats-Unis) le prouvent une fois de plus. Le scientifique a découvert que le champignon Gliocladium roseum produit des hydrocarbures quand l’oxygène vient à manquer. Un cocktail de substance qui n’est pas sans rappeler le gazole.

Strobel n’est pas un inconnu. Il parcourt le monde à la recherche de micro-organismes utiles installés sur les plantes. On lui doit notamment la découverte en 1993 d’un champignon qui a permis de concevoir le Taxol, un puissant anti-cancéreux. Il a également découvert une bactérie dont on tire aujourd’hui une cinquantaine de molécules antibiotiques (1). Mais en 1987, il avait conduit un essai bactériologique illégal dans une forêt du Montana pour tenter de guérir des arbres victimes de la maladie hollandaise de l’orme, qui avait failli ruiner sa carrière. Très controversé, le chercheur n’a jamais cessé sa quête de micro-organismes.






Ce mois-ci, la revue Microbiology publie donc la découverte des vertus énergétiques de Gliocladium roseum. Un champignon qui a déjà été utilisé dans la lute biologique contre la pourriture grise des fraises. A l’air libre, dans les arbres du nord de la Patagonie où Strobel les a découvert, le micro-champignon émet des gaz. Mais dans une atmosphère appauvrie en oxygène, ce sont toute une série de molécules volatiles hydrocarbonées qu’on trouve d’ordinaire dans le gazole qui sont libérées. Le micro-organisme se nourrit de cellulose. De quoi susciter l’intérêt des industriels qui cherchent des moyens de produire des agrocarburants sans entrer en compétition avec l’alimentation.

Strobel a bien évidemment verrouillé ses arrières. Son “myco-diesel” est breveté, et il a commencé à décoder le génome du parasite pour découvrir les gènes responsables de la production des hydrocarbures. Mais il faudra probablement des années pour savoir si le salut de l’automobile se trouve dans un micro-champignon.

(1) La revue scientifique Science a consacré un portrait à Strobel dans son édition du 31 mai 2002
source:monde durable




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mercredi 12 novembre 2008

Le phalarope, l'oiseau goutte à goutte!

L'oiseau qui maitrisait les microfluides


Après avoir tourné comme une toupie (Une toupie est un jouet destiné à tourner sur lui-même le plus longtemps possible, en équilibre sur sa pointe. ...) pour faire remonter la nourriture à la surface (Il existe de nombreuses acceptions au mot surface, parfois objet géométrique, parfois frontière physique, souvent...) de l'eau (L’eau (que l'on peut aussi appeler oxyde de dihydrogène, hydroxyde d'hydrogène ou acide hydroxyque) est un...), le phalarope, oiseau du Nord-Ouest américain, y plonge son bec et prélève... une seule et unique goutte d'eau. Là, comme par magie, la goutte est propulsée à la verticale (La verticale est une droite parallèle à la direction de la pesanteur, donnée notamment par le fil à plomb.) et remonte le long du bec vers son gosier. Les petits crustacés prisonniers de la gouttelette sont avalés, et le bec replonge. Ainsi de suite, à la vitesse (La vitesse est une grandeur physique qui permet d'évaluer l'évolution d'une quantité en fonction du temps.) de deux gouttes par seconde (Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s'ajoute à quelque chose...).

Étonnés par ce mode d'alimentation au goutte-à-goutte, Manu Prakash et John Bush, du Massachusetts Institute of Technology, à Cambridge, associés à David Quéré, du Laboratoire de physique (La physique (du grec φυσικη) est étymologiquement la science de la nature. Son champ...) et mécanique (Dans le langage courant, la mécanique est le domaine des machines, moteurs, véhicules, organes (engrenages, poulies,...) des milieux hétérogènes (PPMH), à Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville...), sont parvenus à expliquer comment le liquide (La phase liquide est un état de la matière.) défiait avec autant d'aisance la pesanteur (Depuis les expériences de Galilée, on observe que dans un lieu donné tous les corps libres chutent en subissant la même...).





C'est en fabriquant un bec artificiel similaire à celui du phalarope, une petite pince (Un pince est un dispositif mécanique ou un outil, ayant pour fonction de pincer quelque chose d'autre, c'est-à-dire...) filiforme de 2 cm de long, que les chercheurs ont décomposé le mouvement. Première observation (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide...): la forme asymétrique du bec provoque l'aspiration spontanée du liquide de sa pointe vers sa base, plus fermée. C'est ce qu'on appelle l'aspiration capillaire. Mais si une goutte d'huile, très glissante, se déplace sans obstacle, une goutte d'eau a plus de mal à bouger. "Les surfaces solides sont généralement hétérogènes, avec des défauts. L'eau, comme sur une vitre, va s'y accrocher et résister à la force (Le mot force peut désigner un pouvoir mécanique sur les choses, et aussi, métaphoriquement, un pouvoir de la volonté ou...) capillaire", décrit David Quéré. Et, une chance pour l'oiseau, à la pesanteur aussi.



Ainsi, même à la verticale, la goutte d'eau ne retombe pas. En revanche, pour avancer vers le gosier, elle a besoin (Les besoins se situent au niveau de l'interaction entre l'individu et l'environnement. Il est souvent fait un...) d'un petit coup de pouce. Le secret ? D'infimes mouvements d'ouverture et de fermeture (Le terme fermeture renvoie à :) du bec. "Quand on écrase suffisamment fort les deux lames de la pince, la goutte se décroche des défauts, et quand on relâche, son centre de gravité (La gravitation est une des quatre interactions fondamentales de la physique.) se déplace vers l'endroit le plus fin", explique David Quéré. Lorsque le mouvement et les angles d'ouverture et de fermeture sont optimisés, la goutte parcourt le bec artificiel en seulement 2 ou 3 cycles et moins de 0,5 seconde. "C'est exactement ce que fait le phalarope ! Il semblerait donc que le petit mouvement vibratile de son bec soit optimisé et qu'il ait une précision de l'ordre du degré (Le mot degré a plusieurs significations, il est notamment employé dans les domaines suivants :)", s'émerveille David Quéré.

Satisfaits d'avoir percé le secret du phalarope, les chercheurs espèrent maintenant utiliser ce mode de propulsion (La propulsion est le principe qui permet à un corps de se mouvoir dans son espace environnant. Elle fait appel à un...) pour guider des liquides dans des systèmes microfluidiques.

Source: CNRS

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Les chiens lisent le language de nos visages

Des chercheurs ont trouvé que les chiens sont les seuls animaux à pouvoir lire les émotions sur le visage des humains.

Il faut savoir que lorsqu'un humain regarde le visage d'un autre humain, il à tendance à regarder vers la gauche, soit la partie droite du visage de l'autre. Les chiens font de même : ils sont bien devenus les meilleurs amis de l'homme.

Ce « biais à gauche du regard » n'intervient que lorsque nous rencontrons un visage et n'intervient jamais sur un animal ou sur un objet inanimé. Une explication possible à ce « biais » serait que le côté droit du visage humain exprimerait mieux notre état émotionnel (ce qu'ont prouvé des études antérieures).





Des chercheurs de l'université de Lincoln ont maintenant montré que les chiens (domestiques) suivent le même « biais du regard vers la gauche » et seulement pour des visages humains. On n'a jamais remarqué un tel biais chez d'autres animaux.

On a montré à 17 chiens des images d'humains, de chiens ou de singes ou encore des objets inanimés. Une caméra spéciale suivait le mouvement du regard du chien et c'est ainsi qu'on a remarqué ce « biais du regard ». Les chiens auraient donc développé cela en restant au contact des humains afin de comprendre nos émotions.

Ce qui est intriguant, c'est que lorsque l'on montrait des images de visages humains mais à l'envers cette fois, ils regardaient quand même vers la gauche alors que les humains ne pratiquent pas de biais dans ce cas.

Une raison possible serait que le cerveau droit du chien traite l'information du champ visuel gauche et que ce premier serait mieux adapté pour l'interprétation des émotions faciales des humains.
Sources : Imaginascience, Telegraph, sur-la-toile

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L'homme participe bien au changement du climat!

Cela peut vous paraître surprenant mais c'est bien la première fois que l'on arrive à attribuer l'accroissement de la température aux pôles terrestres aux activités humaines.


Cette recherche et conclusions sont l'oeuvre d'une équipe internationale et qui est publiée dans la revue Nature Geoscience.





En 2007, la commission des Nations Unies sur le climat a présenté un certain nombre de preuves comme quoi l'accroissement de la température globale sur notre planète était principalement dû aux activités humaines. Cela allait contre les idées comme quoi le soleil pourrait être la principale cause.

Avec cette nouvelle étude, on ne peut plus se permettre d'annoncer que ce sont des variations naturelles qui conduisent les grands changements récents au niveau du climat. Les chercheurs ont pu prouver que les humains ont bien contribué au réchauffement des deux pôles.

Ils se doutaient bien que c'était le cas pour l'Arctique, en raison de la fontes de la banquise durant l'été là-bas. Par contre, il était plus difficile de trouver les causes des variations de températures en Antarctique. Ils ont pour ce faire relevé les modifications de températures au-dessus des régions polaires et les ont comparés à des modèles climatiques.

Ensuite, ils ont mis au point un premier modèle prenait comme hypothèse que l'homme n'avait pas d'influence sur le climat et un autre qui prenait l'hypothèse contraire.

Il existe un certain nombre de gens (dont des politiques) qui rechignent à voir toutes ces preuves ou à vouloir agir tant qu'un accident naturel grave ne vienne leur forcer la main : vague de chaleur ou inondation par exemple. Tant que cela ne les atteint pas localement dans l'espace et le temps, ils préfèrent généralement attendre et douter ...

Sources : Imaginascience, BBC

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mercredi 5 novembre 2008

Des divorce entre vers parasitaires

MONOGAMIE :
divorce entre vers parasitaires


On peut être un ver, un parasite même, et avoir des problèmes de couples si sérieux qu'il faille divorcer… Et dans ce cas, le choix de la séparation serait plutôt le fait de la femelle, affirme une équipe française après avoir étudié le comportement du plus simple des organismes monogames : le schistosome.



Un ver, deux sexes, une solution

Responsable de la deuxième maladie parasitaire au monde, le schistosome est une curiosité zoologique. D'abord parce que ce ver est sexé, ce qui est très rare dans un groupe plus enclin à l'hermaphrodisme. Ensuite, parce qu'il est monogame : mâle et femelle s'assemblent pour la vie. Et ceci n'est pas qu'une simple figure de style. Car, chez cette espèce, quand le couple se forme dans le foie de l'homme, la femelle se love littéralement à l'intérieur du mâle, dans une sorte de fente ventrale prévue à cet effet.

A partir de là, le mâle prend le ménage en main. Plus musculeux que la femelle, il se met à nager, à contre-courant, dans les vaisseaux sanguins pour rejoindre les capillaires qui entourent le tube digestif. « Et ce n'est pas de la rigolade, raconte Jérôme Boissier du Laboratoire de biologie et d'écologie tropicale et méditerranéenne de l'université de Perpignan et co-auteur de cette très instructive étude*. Pour le mâle, ce voyage est très coûteux en énergie. Il fait preuve d'un réel investissement dans le couple. »

Ce n'est qu'une fois arrivée à bon port, et toujours protégée des agressions extérieures par le mâle, que la femelle devient mâture et se met à produire des œufs. L'histoire aurait alors pu en rester là, laissant le couple vivre heureux et avoir beaucoup « d'enfants ». Mais non, les lois de la biologie en ont décidé autrement...


La guerre des sexes

Car s'il est une chose certaine en biologie, c'est qu'en même temps que la monogamie, est apparue toute une cohorte de comportements adultères ou de divorce. « Or, l'origine de ces traits comportementaux est mal comprise, explique Jérôme Boissier. Et pour cause : comme la monogamie apparaît surtout chez des organismes sociaux comme les oiseaux, il n'est pas facile de faire la part des choses entre ce qui vient du groupe ou de l'individu. D'où l'idée d'étudier ces comportements chez un organisme dépourvu de tout cadre social. » Le schistosome, donc.

Car, même si c'est assez difficile à imaginer, les vers eux-mêmes divorcent. La preuve par l'expérience. Les chercheurs ont contaminé des rats avec des clones d'une seule femelle et d'un seul mâle. Ils ont ensuite laissé agir l'alchimie pendant sept semaines, le temps que tous les couples se forment. Point important : comme tous les mâles et toutes les femelles sont des clones, les couples eux-mêmes sont identiques. « A partir de là, nous avons ajouté une troisième population clonale, des mâles ou des femelles, génétiquement différente des deux premières, explique Jérôme Boissier. Ceci afin de voir si les couples initiaux allaient se maintenir ou non. » Et sept semaines plus tard, les chercheurs ont dénombré les cas de divorce. Résultat : 16% de femelles soumises au choix ont changé de partenaires contre 6% de mâles.

Des femelles cœurs d’artichaut ?

Les femelles semblent donc céder à la tentation bien plus facilement que les mâles. Pour tenter d'en comprendre les raisons, les chercheurs ont mis sur pied un autre protocole, cette fois, entièrement dédié aux choix, plus versatiles, des femelles. Comme lors de la première expérience, ils ont contaminé des rats avec des clones d'une seule femelle et d'un mâle. Mais sept semaines plus tard, ce sont pas une mais douze populations clonales de mâles que les chercheurs ont inoculées aux rats. Des mâles tous différents et dont le génotype est plus ou moins éloigné de celui du premier mâle et de la femelle.

Résultat : les femelles ont davantage divorcé lorsqu'elles trouvaient un mâle génétiquement plus différent d'elles que le premier mâle. Un comportement qui permettrait d'améliorer le brassage génétique au sein de la population. « La façon dont les femelles jaugent le contenu génétique des mâles reste néanmoins énigmatique, conlut le chercheur. Il est possible qu'elles utilisent le système immunitaire de l'hôte pour obtenir des renseignements indirects sur le profil génétique des mâles. Mais cette hypothèse reste à tester... »
source:cite-sciences


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dimanche 2 novembre 2008

Un champignon venu du froid cause d'un massacre de chauves-souris?


Des chercheurs ont réussi à identifier le champignon blanc trouvé sur les chauves-souris ayant succombé au "syndrome du nez blanc" parmi les populations du nord-est des États-Unis. La véritable origine de cette hécatombe est encore inconnue mais le champignon est retrouvé sur le museau, les oreilles et les ailes des animaux qui décèdent.




Depuis l'hiver (L'hiver est une des quatre saisons des zones tempérées.) 2006-07, les populations de chauves-souris dans certains sites d'hibernation ont chuté de 80 à 97 pour cent. Ces morts sont curieuses car les chauves-souris sont des animaux bien résistants du point (Graphie) de vue immunologique, porteuses de maladies comme la rage. La conséquence de ces décès est particulièrement gênante car ces animaux jouent un rôle important dans la régulation (« Régulation » redirige ici. Pour les autres significations, voir Régulation (homonymie)) des populations d'insectes, ainsi que dans la pollinisation et la dispersion des graines.

Dans un article de la revue Science (La science (du latin scientia, connaissance) relève Historiquement de l'activité philosophique, et fut pendant...), David Blehert, de l'USGS - National Wildlife Health Center à Madison, et ses collègues ont prélevé des échantillons du champignon sur plus de 100 chauves-souris de différentes espèces affligées du syndrome du nez blanc. En le cultivant en laboratoire, ils se sont aperçus qu'il préférait pousser à basse température (La température d'un système est une fonction croissante du degré d'agitation thermique des particules, c'est-à-dire de...) alors que des températures plus chaudes inhibent son infection. Une analyse génétique a révélé que le champignon appartient au genre Geomyces inclut d'autres espèces colonisant la peau d'animaux sous des climats froids, bien que son apparence diffère des autres Geomyces.

Source: Science, AAAS & EurekAler

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samedi 1 novembre 2008

Le tsunami de 2004 , il y en a eu un il y a 600 ans

Le 26 décembre 2004, un tsunami frappait l'Indonésie, le Sri Lanka, ainsi que le sud de la Thaïlande et l'île touristique de Phuket (ci-dessus).
Le 26 décembre 2004, un tsunami frappait l'Indonésie, le Sri Lanka, ainsi que le sud de la Thaïlande et l'île touristique de Phuket (ci-dessus). Crédits photo : ASSOCIATED PRESS
En analysant des dépôts de sable sur le littoral thaïlandais et indonésien, des scientifiques ont retracé l'histoire des grands raz-de-marée dans l'océan Indien.

Le monstrueux raz-de-marée, ou tsunami, qui a ravagé les côtes de l'océan Indien le 26 décembre 2004, faisant plus de 220 000 morts dans onze pays riverains, notamment en Indonésie, en Thaïlande et au Sri Lanka, n'est ni le premier ni le dernier du genre. La revue britannique Nature a publié jeudi deux études géologiques qui prouvent, à partir de l'analyse de dépôts de sable dans le nord de Sumatra (Indonésie) et sur l'île thaïlandaise de Phra Thong, à une centaine de kilomètres de la station balnéaire de Phuket, que plusieurs cataclysmes d'une ampleur comparable se sont produits par le passé, le plus récent remontant à environ 600 ans en arrière.

Le tsunami de 2004, qui avait traversé l'océan Indien jusqu'aux côtes orientales de l'Afrique, provoquant la mort de pêcheurs somaliens, avait été engendré par un séisme de magnitude 9,2 sur l'échelle de Richter centré au large de la province d'Aceh, au nord de l'île de Sumatra. En abaissant de 13 mètres la plaque tectonique indo-australienne sous la plaque sondo-birmane, le tremblement de terre avait déclenché des vagues monstrueuses atteignant jusqu'à 35 mètres de haut et pénétrant à l'intérieur des terres sur parfois plus de deux kilomètres.



Ce fut notamment le cas à Aceh, la région la plus durement touchée par la catastrophe, avec près de 170 000 morts, où l'équipe dirigée par Katrin Moneke, de la Ken State University (États-Unis), a étudié les dépôts sédimentaires accumulés dans des marais côtiers, près de la ville de Meulaboh.

Ces dépôts enterrés sont constitués de sable marin apporté par le raz-de-marée. Leur couleur claire permet de les distinguer facilement des couches de tourbes beaucoup plus sombres, avec lesquelles ils alternent, pour former une sorte de mille-feuille.

Les petits réalisés par l'équipe de Katrin Moneke ont révélé l'existence de « deux grandes couches sableuses aux caractéristiques sédimentaires similaires » à la couche formée par le tsunami de 2004. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les géologues en concluent qu'il s'agit «probablement» de la trace laissée par deux énormes tsunamis plus anciens.

Des strates de 2 800 ans

La datation au carbone 14 a montré que ces couches de sable se sont déposées respectivement entre 1290 et 1400 après J.-C. pour l'une, et entre 780 et 990 après J.-C. pour l'autre. Soit un intervalle de 500 à 700 ans entre chaque événement.

Surtout, le premier de ces deux tsunamis pourrait être le même que celui identifié en Thaïlande, selon la même technique, par la seconde équipe, composée de chercheurs venant, entre autres, des universités Chulalungkorn de Bangkok et Washington de Seattle (États-Unis) et qui serait survenu il y a de cela 550 à 700 ans. Brian Atwater, Kruawun Jankaew et leurs collaborateurs ont identifié plusieurs strates sableuses dont la plus ancienne date de 2 800 ans.

La conclusion de ces travaux est que le tsunami qui a immédiatement précédé celui de 2004 s'est produit aux alentours de l'an 1400. En revanche, le second événement identifié à Meulaboh n'a pas laissé de trace à Phra Long, ce qui suggère que son intensité était moindre ou son impact plus local. En outre, aucun dépôt ne correspond à des tsunamis moins importants mais historiquement documentés comme celui de 1881, car seuls les tsunamis les plus violents laissent des dépôts sédimentaires.

La fréquence extrêmement faible de ces cataclysmes, surtout dans des régions où l'histoire écrite ne remonte que quelques siècles en arrière, explique la difficulté à mettre en œuvre des politiques de prévention efficaces auprès des populations vivant dans les zones les plus exposées. Ce qui explique que nombre d'entre elles ont été prises au dépourvu lorsque les vagues ont brusquement déferlé ce 26 décembre 2004. Il n'est d'ailleurs pas interdit de se poser la question : se souviendra-t-on encore de ce drame en l'an 2600 ?
Source:le figaro


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