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jeudi 29 janvier 2009

Les humains sont des superchasseur qui oblige la nature de modifier son comportement

La chasse et la pêche que les humains organisent au niveau local
ou de manière industrielle dépassent d'ailleurs les
autres impacts d'origine humaine comme la pollution. Ces modifications
sont incroyablement puissantes et remettent la survie de certaines
espèces en question.



Une recherche sur 34 autres études qui avaient suivi quelque
29 espèces sur différents écosystèmes a
permis de remarquer que les animaux chassés sont maintenant 20 %
plus petits que les générations précédentes
en moyenne. Par ailleurs, l'âge moyen de reproduction est 25 %
plus tôt en moyenne. Il ne s'agit pas de l'évolution par
sélection naturelle dans ce cas.



Dès 1990, on avait déjà remarqué que la
« chasse au trophée » (plus l'animal tué est
gros, plus prestigieux c'est), avait conduit toute la population des
ours d'Alaska à diminuer de taille au cours des années.



Pour de nombreux autres animaux chassés, c'est la même
chose qui se produit : les populations animales chassées sont
remodelées de manière bien plus intense que
naturellement. Les humains sont donc une « force
évolutionniste » puissante.



Les espèces chassées ont réussi à faire
surgir leur capacité à répondre rapidement au
changement imposé par l'Homme. Ainsi, l'évolution «
boostée » a permis aux plus petits poissons
d'échapper aux filets et donner leurs gènes de «
petits poissons » à leur descendance.


L'autre processus en cours se nomme « plasticité
». Ainsi, pouvoir se reproduire plus tôt peut intervenir,
car pour une espèce chassée, il y a moins de
compétition pour la nourriture. La maturité s'offre alors
plus rapidement.



Le problème est que la reproduction de plus en plus
tôt produit moins de descendances. Cela nuit à la
capacité à réagir rapidement à une
catastrophe. Même les gouvernements ont leur part de
responsabilité dans cette « évolution ». En
effet, les règles instaurées pour laisser prendre les
gros poissons et laisser les petits fait que ce sont les petits qui se
reproduisent le mieux... C'est contraire à ce qui se passe
naturellement.



Il faudrait peut-être idéalement d'une part que la
race humaine s'en prenne à moins d'espèces et prends
aussi les petits (mais dans une moindre mesure).



Sources : Imaginascience, Livescience

mardi 27 janvier 2009

Les fourmis navigue avec les formes

Antoine Wystrach (Thésard UPS) et Guy Beugnon (Directeur de
recherche CNRS), du Centre de Recherches sur la Cognition Animale (CRCA
- UPS/CNRS), montrent pour la première fois que des insectes
peuvent utiliser des informations liées à la
géométrie de l'espace pour s'orienter même en
présence de repères visuels saillants.

Cette capacité de navigation n'avait à ce jour était
démontrée que chez des vertébrés, incluant
l'homme, ce qui conduisait à l'hypothèse de l'existence
d'un module spécifique au traitement de la
géométrie, aujourd’hui remis en cause. Ces
résultats sont publiés le 13 janvier 2009 dans la revue Current Biology. Lire la suite (pdf)

Les manchots empereurs disparaitront vers 2100

La fonte de la banquise prédite par les
modèles climatiques du GIEC (1) provoquerait la disparition des
manchots empereurs d'ici 2100. Tel est le résultat mis en
évidence par des chercheurs CNRS, en collaboration avec deux
équipes américaines (2). Inédites, leurs
données suggèrent que, face aux changements climatiques
à venir, les manchots empereurs, "acculés" en Antarctique
seraient particulièrement touchés par les
évolutions climatiques annoncées s'ils ne peuvent
s'adapter rapidement. Ces travaux sont publiés dans la revue
PNAS le 27 janvier 2009.






Quel est l'impact des changements climatiques sur les
écosystèmes marins ? A cette question tentent de
répondre différentes équipes françaises qui
participent au programme ANR (3) « Biodiversité REMIGE (4)
». Dans ce cadre, Henri Weimerskirch et ses collègues du
Centre d'études biologiques de Chizé (CNRS) se sont
intéressés aux manchots empereurs, dont ils
bénéficient de données démographiques sans
équivalent. Localisé en Antarctique, cet oiseau de mer a
la particularité d'être extrêmement sensible aux
variations de la banquise ou glace de mer. Celle-ci fait office de
plate-forme pour la mue en été (janvier/février)
puis pour la reproduction en hiver, tout en leur assurant leur pitance
(essentiellement à base de calmars, essentiellement à
base de calmars, de poissons et de krill, toutes petites crevettes des
eaux antarctiques). La banquise leur est donc essentielle, tant pour se
reproduire que pour se nourrir, deux fonctions vitales pour la survie
de l'espèce.

Après
une baisse très importante à la fin des années 70,
le nombre de manchots empereurs s'est aujourd'hui et depuis quelques
années stabilisé. Mais, comment évolueront ces
oiseaux de mer au cours des prochaines années ? Pour en avoir
une idée, les chercheurs se sont appuyés sur le suivi
démographique, effectué entre 1962 et 2005, d'une colonie
de manchots empereurs située en Terre Adélie. Ils ont
alors combiné ces données aux modèles du GIEC
prédisant les variations futures de l'étendue de la
banquise en Antarctique. Et le résultat est quasi sans appel :
les manchots empereurs de Terre Adélie pourraient
disparaître d'ici 2100 si la banquise continue à fondre
comme annoncé. Plus précisément, les scientifiques
ont calculé que les effectifs de cette colonie allaient
s'effondrer de 93 %, passant de 6000 couples reproducteurs en 1962
à 400 d'ici la fin du siècle. Avec une probabilité
moyenne de s'éteindre égale à 36 % en 2100.

La fonte de la banquise, en lien direct avec la reproduction et l'alimentation des manchots
Les
prévisions du GIEC prévoient une
accélération de la dislocation des glaces de mer
hivernales entourant le continent Antarctique du fait du
réchauffement des températures. Un
phénomène qui, selon les auteurs, pourrait diminuer le
succès reproducteur des manchots empereurs, ces derniers ayant
de moins en moins de plates-formes stables pour se reproduire. En
outre, plus la glace de mer est importante, plus le krill, qui est
à la base des chaînes alimentaires antarctiques,
prospère. La fonte de la banquise provoquerait donc la
raréfaction des ressources marines dont dépendent les
manchots.

Pour éviter de disparaître, les
manchots empereurs doivent s'adapter (migration, changement de cycle de
vie...). Mais, ils semblent lents à modifier leur comportement,
ce qui les menace d'extinction. Au contraire, pour certaines
espèces d'oiseaux, essentiellement sub-antarctiques ou
sub-tropicales, ces changements climatiques se
révéleraient favorables. C'est notamment le cas de
certains albatros. Ces travaux suggèrent donc une
réorganisation des espèces au sein de
l'hémisphère Sud, en relation avec les évolutions
du climat dans les prochaines années.

Coordonnée
par le Centre d'études biologiques de Chizé (CNRS), cette
étude a été menée grâce au soutien
logistique et financier de l'Institut polaire français
Paul-Emile Victor (IPEV), d'une bourse européenne Marie Curie
ainsi que de financements de L'OREAL-UNESCO et de l'ANR
Biodiversité REMIGE.



Notes :



(1) Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (en anglais, IPCC)

(2) Après une thèse effectuée au centre CNRS de
Chizé, Stéphanie Jenouvrier, premier auteur de cette
publication, est en post-doc au Woods Hole Oceanographic Institution
(USA).

(3) Agence nationale de la recherche

(4) Voir Consulter le site web





dimanche 25 janvier 2009

1068 nouveaux animaux en 10 ans en Asie



1068 nouvelles espèces animales et végétales
ont été découvertes ces dix dernières
années par les scientifiques de plusieurs instituts de recherche
dans la région du Grand Mékong, en Asie du Sud-Est, selon
un rapport publié le 15 décembre par le Fonds mondial
pour la nature (WWF).


Le contexte



- Le Mékong traverse la Chine, le Myanmar, le Laos, le Cambodge,
la Thaïlande et le Vietnam sur plus de 4500 km. C’est le
fleuve le plus riche de la planète en termes de
biodiversité. Selon Conservation International (CI), c’est
aussi l’une des cinq régions du monde où la faune
et la flore sont les plus menacées, à cause de la
déforestation, de la surpêche, de la construction de
routes et du commerce illégal d’animaux.



- Les scientifiques de plusieurs instituts de recherche d’Asie
du Sud-Est ont collaboré avec WWF pour réaliser le
rapport « Premières Découvertes dans la
région du grand Mékong »*, publié par
l’organisation de protection de la nature.



- WWF travaille également avec les gouvernements des six pays
de la région à la protection et la gestion durable des
600 000 km2 de forêts et d’écosystèmes
aquatiques transfrontaliers.


Les découvertes


Entre 1997 et 2007, les scientifiques ont découvert
l’existence
de 1068 espèces dans la région du
Mékong, soit deux nouvelles espèces mises au jour par
semaine pendant dix ans.



La communauté scientifique a longtemps ignoré leur
existence à cause de l’immensité de l’habitat
naturel dans la région. Au Vietnam, par exemple, la forêt
tropicale a résisté à la dernière
glaciation. Des milliers d’espèces ont ainsi pu s’y
constituer un refuge où elles se sont développées
depuis.



Ce phénomène explique également qu’une
très grande partie de la faune et de la flore de la
région du Mékong soit endémique.



« Ces découvertes replacent la région du
Mékong sur la carte du monde des priorités en termes de
protection de la nature » a déclaré Stuart Chapman,
directeur des programmes du WWF Grand Mékong.



Lors de la présentation du rapport de WWF, la
communauté scientifique a souligné que malgré la
richesse des récentes découvertes, la région
était loin d’avoir livré tous ses secrets sur la
biodiversité locale.




* « First Contact in the Greater Mekong »

Découvrez notre diaporama sur les nouvelles espèces découvertes dans la région du Grand Mékong




vendredi 23 janvier 2009

Un iguane rose promet de rectifier l’histoire de l’évolution

La découverte d’un iguane rose promet de rectifier
l’histoire de l’évolution dans les îles
Galápagos. En effet, Darwin aurait oublié un
spécimen d’iguane lors de son passage en 1835 qui serait
en fait, la plus jeune divergence connue à travers les
espèces de l’archipel des Galápagos.
L’évolution de l’iguane Rosada (rose) se serait
différenciée il y a 5,7 millions d’années.


Selon les scientifiques du National Academy of Sciences, il n’en
resterait qu’une centaine sur les parois du volcan Wolf de
l’île d’Isabela. La présence de cette
variété d’iguanes n’a été
découverte qu’en 1986 par des gardes parcs, mais ce
n’est qu’en 2000 qu’un groupe de scientifiques
s’est mis à les étudier.


La théorie de l’évolution de Darwin
publiée en 1859 tire son origine de la visite du navigateur dans
l’archipel des Galápagos. Il aurait observé
diverses espèces propres à chacune des îles et
toutes adaptées à leur environnement. Ces observations
l’ont mené à postuler l’hypothèse que
les espèces qui s’adaptent le mieux à leur
environnement sont plus susceptibles de survivre.





Parmi les espèces qu’il croisa, notons des pinsons et
des tortues. Cependant, ses escales ne l’emportèrent pas
sur l’île d’Isabela. L’iguane Conolophus
subcristatus Rosada présente plusieurs traits distinctifs; la
couleur rosée, la forme de sa crête et son comportement
très particulier.



Des analyses ADN révèlent que Rosada est bien plus
éloigné de ses cousins iguanes qu’ils ne le sont
entre eux, suggérant que cette espèce se soit
différenciée il y a très longtemps et ne soit
entrée en contact avec aucune autre espèce.

Iguane Rosada en haut et iguane commun en bas

Crédit: Gabriele Gentile, National Academy of Science



Ce qui est le plus frappant est sa présence sur une
île vieille tout au plus de 5 millions d’années. Ce
qui laisse croire que Rosada aurait évolué sur un volcan
avoisinant qui serait aujourd’hui enseveli sous l’eau. Il
aurait ensuite migré vers l’île d’Isabela.


Source: BBC News
-sur-la-toile.com

jeudi 22 janvier 2009

Climat, la Terre se refroidit

Le débat est clos : la planète se refroidit.

Depuis
début décembre, l’Europe et l’Amérique
du Nord connaissent toutes deux des températures très
inférieures à la normale. En Europe, le mois de
décembre dernier a vu la neige recouvrir Marseille et Milan ;
l’aéroport de Madrid a été fermé le 9
décembre dernier par la neige. Aux Etats-Unis, la
Nouvelle-Angleterre et la Midwest ont connu ces derniers jours des
températures record allant jusqu’à -35°C.

Les
statistiques mondiales disponibles montrent qu’il ne s’agit
pas là d’une aberration locale. Selon la NASA (qui fait la
synthèse du plus grand nombre d’observations
météorologiques), l’année 2008 a
été la plus froide du siècle (cf. http://data.giss.nasa.gov/gistemp/

pour les données détaillées). Non seulement le
vingt-et-unième siècle n’a connu aucun
réchauffement climatique (l’année la plus chaude
jamais enregistrée fut 1998) mais, depuis deux ans, la tendance
est clairement au refroidissement.


Ces
observations posent une intéressante question : combien de temps
faudra-t-il pour que la Terre se refroidisse avant que l’on
arrête de dire qu’elle se réchauffe ?

Il y a
maintenant plus de dix ans que presque toute la couverture politique et
médiatique du climat se résume à une seule
thèse : « la planète est entrée dans une
phase de réchauffement sans précédent, due au CO2
produit par l’activité humaine ; tous les savants sont
d’accord sur cette interprétation ; il est donc urgent de
changer radicalement notre mode de vie pour réduire nos
émissions de carbone et sauver la planète ».

Du
fait de ce barrage médiatique, peu de gens sont conscients du
fait que cette thèse est scientifiquement assez faible. Certes,
elle se fonde sur deux observations indiscutables :

D’abord,
la température de la planète a fortement augmenté
entre 1975 et 1998, pour atteindre cette dernière année
la température moyenne la plus élevée jamais
observée depuis que des stations météorologiques
sont disséminées à travers le monde
(c’est-à-dire depuis la deuxième moitié du
dix-neuvième siècle).

Ensuite, il est vrai que la
proportion de CO2 augmente dans l’atmosphère terrestre et
que, si tous les autres paramètres étaient parfaitement
stables, cette augmentation devrait causer un réchauffement.

Et
pourtant, il est impossible de tirer de ces deux faits les conclusions
que les hommes politiques et la presse nous répètent
chaque jour. Il y a à cela plusieurs raisons.




La moyenne des températures en Amérique du Nord depuis 1998 (National Climactic Data Center, Etats-Unis).




La
concentration de CO2 dans l’atmosphère reste très
faible. Pour chaque million de particules dans l’air que nous
respirons, il y a environ 380 particules de CO2, contre environ 310 il
y a cinquante ans.

Personne ne connaît exactement la
sensibilité de la température à une telle
augmentation, mais il paraît difficile de croire qu’elle
puisse suffire à causer une catastrophe mondiale. D’autant
plus qu’un autre gaz qui, lui aussi, réchauffe
l’atmosphère est présent en bien plus grande
quantité : la vapeur d’eau, qui représente entre
10.000 et 40.000 particules par million de particules d’air
à la surface de la terre (4.000 si l’on compte les couches
supérieures de l’atmosphère au-dessus des nuages).

La
part des émissions de CO2 due à l’activité
humaine est très faible – moins de 5 % du total. Le reste
est dû à la décomposition des plantes, à
l’activité volcanique, à la respiration et à
la digestion des animaux ainsi qu’aux échanges
réciproques de CO2 entre les océans et l’air.

Alors
que l’augmentation de la concentration en CO2 est observée
dans toute l’atmosphère, le réchauffement «
planétaire » de 1975-1998 fut, malgré son nom,
exclusivement un réchauffement de
l’hémisphère Nord. La plus grande partie du
continent Antarctique (sauf la péninsule antarctique qui fait
face au Chili) s’est refroidie pendant cette période. Au
contraire, la zone arctique a connu (du moins jusqu’à
2007) un réchauffement supérieur à celui du reste
de la planète.

Enfin, les données historiques ne
montrent pas une forte corrélation entre
l’évolution de la concentration de CO2 et
l’évolution des températures. Le CO2 augmente assez
fortement et régulièrement dans l’atmosphère
depuis 1945. Mais la température n’a augmenté que
pendant le tiers de cette période. De 1945 à 1975 –
les « trente glorieuses » d’une économie
alimentée au charbon et au pétrole, sans les technologies
de capture du carbone qui se sont imposées depuis – les
températures ont baissé. (Il était de mise, au
début des années 1970, de s’inquiéter du
refroidissement climatique à venir !). De 1975 à 1998,
elles ont rapidement augmenté. Puis, elles se sont
stabilisées pendant huit ans et, depuis deux ans, sont reparties
à la baisse, au moment même où la croissance
économique rapide de la Chine et de l’Inde augmentait de
nouveau les émissions humaines de CO2.

Sur une
très longue période – plusieurs centaines de
milliers d’années – on note bien une
corrélation entre concentration de CO2 et températures.
Le graphique suivant a été utilisé par Al Gore
dans son film Une vérité qui dérange.

Mais
ceux qui ont vu le film auront peut-être remarqué que Gore
ne dit jamais explicitement ce qu’il veut nous faire croire
(« le CO2 fait varier la température »). Il tourne
autour du pot, disant « les deux graphiques se ressemblent
(…) il y a une forte corrélation ». La raison de
cette finesse d’avocat est bien simple : il suffit de regarder le
graphique de près pour noter que les évolutions de la
concentration de CO2 suivent – entre quatre à huit
siècles plus tard – les évolutions des
températures.

C’est donc le réchauffement de
la planète qui entraîne, après un long
délai, l’augmentation du CO2 : les océans plus
chauds relâchent plus de CO2 qu’ils n’en absorbent,
de même qu’une canette de coca-cola laissée à
la chaleur risque d’exploser. Inversement, c’est le
refroidissement qui provoque la diminution des concentrations de CO2,
progressivement absorbé par les océans refroidis.
De SCIencextr3me





La corrélation de long terme entre température et CO2 : les changements climatiques précèdent les variations de concentration.

Il ne fait aucun doute que Gore connaissait la vérité et a délibérément induit ses spectateurs en erreur. Sans cela, il ne pèserait pas ses mots avec autant de précision pour ne pas dire ce qu’il veut faire croire et ne pas être, le cas échéant, tenu pour responsable de ses mensonges.

Cette mauvaise foi sans scrupules n’est pas seulement un trait de caractère personnel d’Al Gore (même si elle est cela aussi : la Haute Cour de Londres, dans un jugement du 2 octobre 2007, a ainsi identifié neuf contre-vérités scientifiques délibérément incluses dans son film). Depuis plusieurs années, presque toute la couverture politique et médiatique du climat se résume à trois règles.

Ces trois règles sont scrupuleusement respectées par Al Gore, par la plus grande partie du mouvement écologiste et par le Groupement Intergouvernemental d’Etudes du Climat (GIEC), une institution spécialisée de l’ONU créée dans le but précis de répandre la panique planétaire :

- D’abord, terrifier l’opinion à partir de vérités partielles ou même d’histoires inventées de toutes pièces.

- Ensuite, ne donner aucune couverture médiatique aux savants de premier ordre qui expriment leur désaccord par rapport à un « consensus » qui est, depuis longtemps, plus politique que scientifique.

- Enfin, après avoir terrifié l’opinion et refusé tout débat, en conclure bravement que « le débat est clos » et que le monde doit réellement s’alarmer.

Il y a deux solutions pour terrifier l’opinion. La première est de présenter une vérité partielle. Ainsi, il était vrai, jusqu’à très récemment, que les glaces reculaient dans l’Arctique.

Dans le même temps, la calotte Antarctique, qui contient 90 % des glaces du monde, était en augmentation. Il suffisait donc de ne parler que de l’Arctique, et de passer l’Antarctique sous silence, pour laisser croire que le monde allait subir une fonte massive des glaces menaçant d’engloutir des régions entières.

L’autre solution est de mentir entièrement. Les lecteurs de la Ména se souviennent ainsi peut-être qu’en 2004 – année de forte activité cyclonique en Amérique du Nord – le GIEC avait annoncé au monde que le réchauffement climatique était la cause de l’augmentation du nombre des cyclones.

La seule petite difficulté était que cette annonce ne s’appuyait sur aucune étude ou recherche scientifique. « Aucune » ne signifie pas ici « recherches insuffisantes ou non encore vérifiées » mais bien « rien de rien de rien » : le GIEC avait inventé de toutes pièces, à des fins purement politiques, une corrélation qui n’existait pas.

Le spécialiste des cyclones au sein du GIEC, le professeur Christopher Landsea de l’université du Colorado, n’avait pas été consulté et démissionna de l’organisation. Lorsque, au cours des années suivantes, le nombre des cyclones repartit à la baisse, l’ONU cessa discrètement d’évoquer une corrélation.

Un autre exemple de mensonge fut le graphique « en crosse de hockey », que le GIEC publia en 2001 et qui fut immédiatement reproduit à travers le monde. Les lecteurs de la Ména se souviendront peut-être avoir vu ce graphique au début de notre décennie :

mardi 20 janvier 2009

Une terre vierge inconnue

Une équipe de scientifiques britanniques, effectuant une
recherche à l’aide du logiciel Google Earth, constata
l’existence d’une zone de verdure apparemment
inexplorée dans une région de montagnes située en
Afrique du sud. Un groupe international de chercheurs organisa une
expédition en cette région du Mozambique, difficilement
accessible à l’homme pendant des années et qui ne
figure sur aucune carte. Ils y trouvèrent plusieurs
variétés de reptiles, d’oiseaux, un singe, un
caméléon nain ainsi que des papillons et
orchidées, dont certaines non encore répertoriées.

Le recours à de simples ordinateurs permit de détecter
l’emplacement d’une forêt de 1800 mètres
carrés où se dresse un sommet de 1,700 mètres. La
guerre civile qui dévasta le pays de 1975 à 1992, tint
à l’écart de cette région les habitants qui
préférèrent s’en éloigner, craignant
les conflits armés. Ces terres boisées demeurèrent
exemptes de toute activité humaine, bénéficiant
ainsi étrangement des effets de ces hostilités.


Cette région constitue selon toute apparence, la plus grande
forêt en moyenne altitude du sud du continent africain.
Vingt-huit chercheurs et 70 porteurs établirent leur campement
pour une durée de quatre semaines, allant à la
découverte de ce monde inexploré.



Les chercheurs espèrent désormais identifier, parmi
les éléments capturés lors de cette
expédition, d’autres espèces inconnues à ce
jour. Les spécimens rapportés ainsi que les nombreuses
photographies constitueront des preuves de la présence en cette
jungle de nouvelles variétés dont nul ne soupçonne
encore l’existence. Les scientifiques procèdent
présentement à un travail minutieux
d’identification, espérant voir leurs efforts
récompensés.


Ce groupe de chercheurs croit possible de déceler à
l’avenir de nouvelles terres demeurées intactes
grâce à l’utilisation des satellites. Ils
rêvent peut-être secrètement du jour où ils
pourront identifier à distance, ces spécimens objets de
leur étude, grâce à des images toujours plus
précises retransmises grâce à Google Earth.



Sources: Futura-Science, Actualité.Lycos.fr