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vendredi 29 août 2008

L'ours polaire menacé?


Le Canada a annoncé jeudi la tenue de concertations sur les ours blancs avec les Inuits, repoussant pour le moment une décision sur la protection de cet animal devenu un symbole de la lutte contre le réchauffement climatique dans l'Arctique.

La décision annoncée par le ministre de l'Environnement John Baird intervient le jour de la remise par une commission scientifique de son rapport final, confirmant qu'elle jugeait le statut de l'ours polaire "préoccupant", mais sans le considérer comme une espèce en danger ou menacée d'extinction.

Le Canada a annoncé jeudi la tenue de concertations sur les ours blancs avec les Inuits, repoussant pour le moment une décision sur la protection de cet animal devenu un symbole de la lutte contre le réchauffement climatique dans l'Arctique.

La décision annoncée par le ministre de l'Environnement John Baird intervient le jour de la remise par une commission scientifique de son rapport final, confirmant qu'elle jugeait le statut de l'ours polaire "préoccupant", mais sans le considérer comme une espèce en danger ou menacée d'extinction.

"L'ours blanc est un symbole iconique du Canada. En clair, nous devons nous assurer qu'il n'est pas mis en péril ou menacé" au Canada, a déclaré M. Baird, en soulignant à la fois qu'il avait le devoir de collaborer avec les Inuits sur ce dossier.

Des leaders inuits canadiens s'opposent à ce que l'ours polaire soit considéré comme une espèce menacée, insistant sur l'importance de cet animal pour l'économie locale, notamment pour la chasse.

"Nous pouvons aussi apprendre des connaissances traditionnelles autochtones et Inuits", a déclaré M. Baird, convoquant "une table ronde nationale" qui réunira d'ici la fin du mois de novembre des groupes environnementaux, des représentants des peuples inuits et amérindiens, des élus politiques régionaux, ainsi que des experts scientifiques.

Quelque 15.000 ours blancs vivent dans le Grand-Nord canadien sur les 20.000 à 25.000 que compte la planète. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) fait valoir que si la population des plantigrades diminue dans certaines régions du Canada, elle demeure stable ou augmente dans d'autres.

Source:le monde

jeudi 28 août 2008

Les espèces les plus proches de l’homme sont en train de disparaître.


Certaines sont littéralement dévorées jusqu’à l’extinction. Ils disparaissent à cause de la perte de leur habitat et de la chasse...

La première revue exhaustive en cinq ans des 634 espèces mondiales de primates a montré que près de 50% d’entre elles sont en danger d’extinction, selon les critères de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN.

Le rapport, rédigé par les plus grands experts mondiaux sur les primates et rendu public lors du 22ème Congrès de la Société internationale de primatologie à Edinbourg en Écosse, dresse un portrait effrayant de l’état des primates partout dans le monde. En Asie, plus de 70% des espèces de primates sont citées sur la Liste rouge de l’UICN dans les catégories "vulnérable", "en danger" ou "en danger critique d’extinction", ce qui signifie qu’elles peuvent disparaître à tout jamais dans un futur proche.

Les principales menaces sont la destruction de l’habitat par les incendies et le défrichement des forêts tropicales, qui sont également la cause d’au moins 20% des émissions de gaz à effet de serre à l’origine des changements climatiques, ainsi que la chasse des primates pour l’alimentation et le commerce illégal de la faune sauvage.


“Depuis plusieurs années, nous avons tiré le signal d’alarme sur la situation des primates, mais nous disposons aujourd’hui de données concrètes qui montrent que la situation est beaucoup plus grave que celle que nous avions imaginée,” constate Russell A. Mittermeier, président de Conservation International (CI) et président de longue date du Groupe de spécialistes des primates de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN. “ La première source de menace a toujours été la destruction de la forêt tropicale, mais il semble aujourd’hui que la chasse est une menace tout aussi grave dans certaines régions, même lorsque l’habitat y est encore intact. À certains endroits, les primates sont littéralement dévorés jusqu’à l’extinction.”

L’étude, financée par CI, la fondation Margot Marsh pour la biodiversité, Animal Kingdom de Disney et l’UICN, rentre dans le cadre d’un examen sans précédent de l’état des mammifères dans le monde, document qui sera rendu public lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN à Barcelone en octobre.

L’étude sur les primates a reçu la contribution de centaines d’experts mondiaux et fournit des données scientifiques illustrant les graves menaces qui pèsent sur ces espèces à l’ADN pratiquement similaire à celui de l’homme.
Au Vietnam et au Cambodge, environ 90% des espèces de primates sont considérées menacées d’extinction. Les populations de gibbons, de semnopithèques, de langurs et d’autres espèces ont baissé à cause de la perte accélérée de l’habitat qui est aggravée par la chasse pour l’alimentation et pour répondre à la demande commerciale de faune sauvage pour la médecine traditionnelle chinoise et les animaux de compagnie.

“Ce qui se passe en Asie du Sud-est est terrifiant,” affirme Jean-Christophe Vié, Directeur adjoint du programme sur les espèces de l’UICN. “Un telle situation, où un groupe d’animaux soit aussi menacé, est inédite au sein d’autres groupes d’espèces.”

Ailleurs, la survie d’autres espèces est menacée, des minuscules lémuriens microcèbes aux gigantesques gorilles des montagnes. En Afrique, 11 des 13 espèces de colobes bais connues sont considérées "en danger critique d’extinction" ou "en danger". Deux espèces sont peut-être déjà éteintes : le colobe bai de Bouvier (Procolobus pennantii bouvieri) n’a pas été vu depuis 25 ans tandis qu’aucun représentant vivant du colobe bai de Miss Waldron’s (Procolobus badius waldroni) n’a été observé par un primatologue depuis 1978 malgré des rumeurs occasionnelles sur sa survie.

Selon Richard Wrangham, président de l’IPS “parmi les espèces africaines, ce sont les grands singes comme les gorilles et les bonobos qui ont généralement canalisé l’attention. Même si ces espèces sont très menacées, ce sont les plus petits primates comme les colobes bais qui pourraient disparaître en premier".

En tant qu’espèces qui nous sont les plus proches, les primates non-humains sont importants pour la santé de leurs écosystèmes. A travers la dispersion des graines et d’autres interactions avec leur environnement, les primates contribuent au maintien de la vie de nombreuses espèces végétales et animales des forêts tropicales du monde. Des forêts en bonne santé fournissent des ressources essentielles aux populations humaines locales tout en absorbant et en stockant du dioxyde de carbone à la source des changements climatiques.

Entretemps, les chercheurs continuent à améliorer leurs connaissances des primates du monde et de leur rôle. Depuis 2000, 53 espèces de primates jusque là inconnus pour la science ont été décrits - 40 de Madagascar, deux primates d’Afrique, trois d’Asie et huit d’Amérique du Centre et du Sud. En 2007, des chercheurs ont trouvé une population, qui avait fait longtemps l’objet de nombreuses rumeurs, de grands hapalémurs (Prolemur simus), une espèce en danger critique d’extinction, dans une zone humide située à 400 kilomètres du seul territoire connu de l’espèce. Cette espèce compte au total environ 140 individus à l’état sauvage.

La Liste rouge de l’UICN détermine un ensemble de critères permettant de classer une espèce comme menacée. En l’absence des informations nécessaires, l’espèce peut être classée dans la catégorie "données insuffisantes", dans laquelle près de 15% des primates se trouvent selon cette nouvelle étude. Plusieurs de ces espèces, et en particulier celles qui viennent d’être découvertes, devraient finir dans la catégorie des espèces menacées.

Malgré ce sombre état des lieux, les responsables de la conservation attirent l’attention sur un succès notable suite aux efforts de réhabilitation des espèces. Au Brésil, le tamarin-lion noir (Leontopithecus chrysopygus) et le tamarin-lion doré (Leontopithecus rosalia) sont passés de la catégorie "en danger critique d’extinction" à "en danger" en 2003, grâce à des efforts de conservation impliquant de nombreuses institutions pendant trois décennies. Les populations de ces deux espèces sont aujourd’hui bien protégées mais restent très petites, nécessitant un reboisement urgent pour leur fournir un nouvel habitat nécessaire à leur survie à long terme.

“Si vous avez des forêts, vous pouvez sauver les primates,” affirme Anthony Rylands, chercheur à CI et vice-président du Groupe de spécialistes des primates de l’UICN. “Le travail entrepris avec les tamarins-lions montre que la conservation des fragments forestiers et le reboisement pour créer des corridors entre ces fragments ne sont pas seulement essentiels pour les primates mais contribuent fortement au maintien d’écosystèmes en bonne santé et des ressources en eau, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre à l’origine des changements climatiques.”

Les chercheurs envisagent également de faire passer le gorille de montagne (Gorilla beringei beringei) de la catégorie "en danger critique d’extinction" à "en danger" au vu de l’augmentation de ses populations dans son unique habitat – les jungles de montagne protégées du Rwanda, de l’Ouganda et de la République démocratique du Congo. Cependant, le massacre de huit gorilles de montagne en 2007 et les troubles politiques qui perdurent dans la région ont retardé cette reclassification prévue.

Les décennies 2000-2010 et 2005-2015 seront moins chaudes!


En mai, des climatologues réputés publiaient une étude répondant positivement à cette question. Iconoclaste à première vue, leur conclusion n'est pas contradictoire avec le constat des bouleversements en cours. "Nous ne disons pas que le changement climatique sera moins important que prévu, expliquait ainsi Mojib Latif, coauteur de ces travaux (Le Monde du 13 mai). Nous disons qu'une oscillation naturelle du climat se superposera momentanément à la tendance au réchauffement."Que ces prévisions controversées soient fondées ou non, le climat terrestre est affecté par une variabilité indépendante des changements imposés par l'homme. Le Soleil, principale source d'énergie de la Terre, varie ainsi en intensité selon un cycle de 11 ans. Ténues, ces variations n'affectent que marginalement le climat. Des oscillations de plus grande amplitude, peut-être assujetties à des cycles plus longs (90 ans, 200 ans, ou plus) et peu documentés, ont conduit, dans le passé, à des changements climatiques importants. Mais, depuis cinquante ans, l'éclairement moyen de l'astre de jour a décru légèrement, alors que la température moyenne du globe, elle, a augmenté de 0,7 °C. En l'état des connaissances, le Soleil n'est donc pas le principal responsable des changements actuels. Il peut toutefois, au minimum de son cycle (c'est le cas depuis début 2008), atténuer temporairement l'effet des activités humaines.



Des oscillations de l'atmosphère et de l'océan peuvent également jouer ce rôle à une échelle régionale. L'oscillation nord-atlantique (NAO), par exemple, est caractérisée par la différence de pression entre l'anticyclone des Açores et la dépression d'Islande. Dominante en hiver, la NAO peut aussi exercer son influence en été. "En phase négative, comme l'été dernier ou au début de cet été, elle peut contribuer à rafraîchir la saison en Europe", observe le climatologue Christophe Cassou (Cerfacs). De même, dans le Pacifique tropical, l'oscillation australe El Niño (ENSO) alterne des phases chaudes (dites El Niño) et froides (dites La Niña).

Comprendre et anticiper ces pulsations climatiques naturelles est un enjeu récent, à la charnière entre météorologie et climatologie. Leur fréquence varie considérablement : la NAO oscille d'une année, d'un mois, d'une semaine, voire d'un jour sur l'autre. Elle demeure peu prévisible, même si certains pensent qu'elle pourrait être modulée par des cycles de 7 à 9 ans et de 50 ans. Le phénomène ENSO, lui, a une période de 3 à 5 ans. "On est capable de le prévoir six mois à l'avance, avec un certain taux de réussite", explique M. Cassou. D'autres pulsations battent à un rythme plus lent, comme l'oscillation pacifique décennale (PDO), qui alterne phases chaudes et froides chaque 20 à 30 ans.

"Les modèles numériques ont pour l'instant encore du mal à reproduire ces phénomènes", dit Pascale Delecluse, du Centre national de recherches météorologiques (CNRM). Récemment, les chercheurs ont noté des changements dans la survenue et l'intensité de ces cycles. "Sans qu'on puisse affirmer que cela soit dû au changement climatique", dit Mme Delecluse. Toujours est-il que ces phénomènes peuvent perturber fortement le système climatique, aux échelles régionales ou globale. "Très probablement en raison de la Niña, le réchauffement a marqué une pause en 2007-2008, dit M. Cassou. Cette phase froide achevée, il reprendra sa course."
Source:le monde

La biodynamique


Le jardinier bio est dépendant de la météo, du rythme des saisons, mais aussi du cycle de la lune. Et oui, il y a des jours racines (carottes, ...) des jours fleurs, des jours feuilles, des jours fruits et graines.

En fait le jardinage biodynamique exige des calculs pour optimiser les effets des cycles naturels des astres. Dans les grandes lignes :

* Si la lune est ascendante ou montante, elle induit une montée de sève : il faut alors s’occuper de tailler les arbres et arbustes, et s’occuper de la partie aérienne des végétaux (de récolter les fruits, les feuilles, les fleurs, ...)
* Si la lune est descendante, la sève est aussi descendante : la priorité est aux racines avec les plantations, rempotages, mais aussi récolte des racines.

Il est important aussi de comprendre la différence entre la lune ascendante qui correspond à sa position dans le ciel, et la lune croissante liée à la forme de la lune. Idem pour descendant et décroissant.

* Aussi, à la lune croissante, on s’occupera des plantes : soins, traitements (inutile de rappeler que jardiner bio exige de n’utiliser aucun produit chimique) ..)
* A la lune décroissante, on bichonnera la terre : préparation du terrain pour de nouvelles plantations mais aussi tailler les massifs dont on veut réduire la pousse.

Il existe de nombreux sites internet qui parlent du jardinage biodynamique et qui vous présentent leur calcul pour un calendrier lunaire maison. Mais l’agenda papier présente des avantages car il est possible de noter toutes les dates des semis ou repiquages, des durées de germination, les périodes de floraisons, les dates des récoltes, la météo mais aussi les astuces du jardinier , les trouvailles, les remèdes maisons, ... informations précieuses pour capitaliser l’année suivante.

Le saviez vous : un cycle lunaire ou lunaison comprend plusieurs phases : Nouvelle lune, Premier croissant, Premier quartier, Lune Gibbeuse, Pleine lune, de nouveau Lune Gibbeuse, Dernier quartier, Dernier croissant. Il s’agit en fait des phases où le soleil illumine une partie de la lune, visible depuis la Terre. Comme la Lune tourne autour de la terre, les portions de lune illuminées sont dépendantes aussi de la position des astres. C’est Copernic astronome polonais du Moyen Âge qui a trouvé la formule de calcul entre 2 lunaisons pour aboutir à très exactement 29, 53 jours, soit 29 jours, 12 heures et 44 minutes, 2.9 secondes

BIO à voir

Source:naturavox

lundi 25 août 2008

L'Arctique, une bombe à retardement

PARIS (AFP) — D'importantes quantités de CO2 contenues dans les sols gelés de l'Arctique pourraient être relachées dans l'atmosphère sous l'effet du réchauffement climatique, ce qui pourrait accélérer ce phénomène, indique une nouvelle étude scientifique.

Les scientifiques savaient que la fonte du permafrost se traduirait par des émissions importantes de gaz à effet de serre mais ils n'avaient pas une idée claire des quantités de carbone piégées dans les sols gelés de l'Arctique.

Pour le déterminer, une équipe de chercheurs américains dirigée par Chien-Lu Ping de l'université de Fairbanks en Alaska a étudié une large portion de territoire des régions septentrionales d'Amérique du nord, prélevant des échantillons de sol provenant de 117 sites différents, tous situés à au moins un mètre de profondeur.

Jusqu'alors, seules quelques mesures avaient été effectuées et à une profondeur de seulement 40 cm.

Rien qu'en Amérique du Nord, les chercheurs se sont ainsi aperçus que les quantités de carbone piégées dans l'Arctique étaient "bien plus importantes que ce que l'on croyait jusqu'alors", jusqu'à 60 fois plus que les estimations précédentes, selon l'étude publiée dans le magazine scientifique britannique Nature Geoscience.

Et les territoires du nord de l'Europe et de la Russie contiennent probablement des quantités équivalentes de carbone piégées par le froid, selon l'étude.

Or le risque de voir le permafrost fondre est bien réel, selon les experts du climat qui estiment que la hausse des températures pourrait aller jusqu'à 6 degrés celsius d'ici la fin du siècle dans l'Arctique, une région particulièrement sensible au changement climatique.

"Le relâchement d'une partie seulement de ce carbone dans l'atmosphère, sous forme de méthane ou de dioxyde de carbone, aurait un impact significatif sur le climat sur terre", souligne dans Nature Geoscience Christian Beer, biochimiste de l'Institut Max Planck de Jena (Allemagne).

Le méthane, autre gaz à effet de serre, est moins abondant que le dioxyde de carbone, mais peut avoir un effet beaucoup plus important sur la hausse des températures.

Les modèles actuels de prévisions climatiques, souligne Christian Beer, ne tiennent pas compte de l'impact potentiel des émissions de gaz retenus dans les sols de l'Arctique.

Les souris sentent le danger

Le nez des mammifères contient un capteur pour les signaux d'alarmes émis par leurs congénères rapportent des chercheurs suisses. Appelé "ganglion Grueneberg", il consiste en une boule compacte de cellules rondes située près du bout du nez. Il a été découvert en 1973 mais son rôle était débattu depuis.

Julien Brechbühl de l'Université de Lausanne et ses collègues montrent que le ganglion Grueneberg capte les phéromones d'alerte produites par les autres membres de l'espèce lorsqu'ils sont en détresse. Des phéromones d'alarme sont connues chez les plantes, les poissons, les insectes et les mammifères sans que l'on sache précisément en quoi elles consistent, comment elles sont produites et détectées. On peut les recueillir en prélevant l'air autour de l'animal stressé.

Les chercheurs ont comparé comment des souris dépourvues ou non de ganglion Grueneberg répondaient à des phéromones d'alarme émises par d'autres souris. Alors que les souris normales cessent alors d'explorer leur cage pour se blottir dans un coin, les autres n'en font rien, comme si elles étaient inconscientes du signal de danger. Les souris sans ganglion Grueneberg restent pourtant capables de sentir comme les autres souris une friandise cachée dans leur litière, ce qui prouve que leur système olfactif est fonctionnel. Les chercheurs ont aussi utilisé la microscopie électronique pour étudier la morphologie de ce ganglion et ils ont pu déterminer que ses neurones étaient similaires aux autres neurones olfactifs.

Source:techno-science

vendredi 22 août 2008

Deux des plus grands glaciers du Groenland disparaissent






Deux des plus grands glaciers du Groenland sont en passe de se désintégrer, ont estimé jeudi des scientifiques américains qui analysent quotidiennement des images satellites de la Nasa.

Un morceau de 29 kilomètres carrés du glacier de Petermann dans le nord du Groenland s'est détaché entre le 11 et 24 juillet, ce qui correspond à la moitié de la superficie de Manhattan, a précisé Jason Box, professeur-associé au centre de recherche polaire de l'Université d'Ohio (nord) dans un communiqué.
Les précédentes pertes importantes de glaces flottantes subies par le glacier Petermann, à savoir 86 kilomètres carrés, se sont produites entre 2000 et 2001.

Mais ce qui inquiète encore davantage Jason Box et son équipe dans les dernières images satellitaires est une énorme brèche partant du bord du glacier Petermann et qui pourrait signaler la brisure prochaine d'une partie beaucoup plus importante.

Si la cassure se produit jusqu'au rift en amont du glacier, une portion allant jusqu'à 160 kilomètres carrés pourrait alors se détacher ce qui représenterait un tiers de la masse du glacier, ont expliqué ces scientifiques.

Le glacier a une surface de flottaison de 16 kilomètres de large sur 80,4 kilomètres de long, couvrant 1.295 kilomètres carrés.

Ces scientifiques ont aussi indiqué que l'immense glacier Jakobshavn poursuivait sa contraction et que sa bordure n'avait jamais été aussi loin à l'intérieur des terres en 150 ans d'observation.

Selon eux, ce glacier ne s'est pas contracté aussi loin depuis au moins 4.000 à 6.000 ans.
Source:le monde

La plaisance électrique


Au milieu des hors-bord et jet-skis qui, comme chaque été, sillonnent bruyamment les eaux du bassin d'Arcachon, se faufile désormais "La Silencieuse", un bateau de plaisance électrique aux vertus écologiques mais aussi économiques.

"Au début, on se faisait un peu +chambrer+ par les ostréiculteurs, qui nous demandaient si on on avait bien pensé à prendre une rallonge électrique...", sourit Virgile Lauga, gérant de la société i2ef qui développe la "tillole électrique", une embarcation de 7,75 m dotée d'une voile et pouvant accueillir jusqu'à douze personnes à bord.

1 euro par jour

"Mais depuis quelques temps, ils nous regardent un peu différemment. Certains se renseignent. Il faut dire que le prix du pétrole n'est plus tout à fait le même", ajoute-t-il. Sur sa "tillole" (ndlr: un type de pinasse, bateau à fond plat)), la journée de navigation revient à environ 1 euro en consommation électrique. Déjà connu pour le transport de passagers en ville (à Nantes, La Rochelle, Monaco, Paris ou Venise), le bateau électrique a aussi le vent en poupe pour la plaisance, que ce soit en auxiliaire de voile ou dans une motorisation hybride. "Nous sommes dans une période charnière", confirme Jean-Louis Aucouturier, professeur émérite d'électronique à l'université des sciences de Bordeaux, fondateur de l'association française du bateau électrique (Afbe). Particuliers et collectivités s'y intéressent de plus en plus, et pas seulement pour de vertueuses raisons environnementales. "Au départ, les motivations étaient liées à l'écologie et au confort. Mais depuis un an, de façon très nette, elles sont économiques: les gens s'aperçoivent que les consommations deviennent ridicules et certains plaisanciers dépensent des centaines d'euros en une journée", constate-t-il.


Sur le bassin d'Arcachon, la "tillole électrique", munie d'une batterie de 74 volts, possède 5 à 8 heures d'autonomie pour une navigation à 5 ou 6 nœuds de moyenne. Largement de quoi visiter l'île aux oiseaux et le banc d'Arguin, dans un quasi-silence. Cela fait quelques mois que le prototype tout-électrique, avec une coque en bois, sillonne le bassin. Le premier modèle commercialisable, avec une coque en polyester pour faciliter l'entretien, est quasiment terminé et sera vendu entre "60.000 et 70.000 euros", selon Virgile Lauga. Sa société, en parallèle, compte développer une flotte destinée à la location sur le port de La Teste-de-Buch. Un autre entreprise girondine, Ecova, développe de son côté une pinasse de 10 mètres à propulsion hybride qui sera présentée au prochain salon nautique, explique Jean-Louis Aucouturier. Si le tout-électrique suffit pour une zone limitée comme le bassin d'Arcachon, la conversion du marché de la plaisance à l'électrique passera en effet par le stade hybride pour rassurer "les acheteurs potentiels qui ont toujours la crainte de rester en panne au milieu d'un plan d'eau", estime-t-il.

"Sur le coût total du bateau, le surcoût engendré par l'installation d'une motorisation hybride n'excédera pas 10%. Ce n'est plus un argument compte tenu du confort et de la non-pollution", ajoute l'expert. Toutefois, souligne-t-il, c'est seulement la généralisation de la voiture électrique qui, dans l'avenir, en entraînant une baisse du prix des batteries, permettra une réelle diminution des coûts pour le bateau.

Source:france 3 aquitaine

jeudi 21 août 2008

la glace prouve que la pollution es moins forte aujourd'hui

Les grands courants marins et aériens font parcourir à l’eau liquide ou sous forme de gaz des milliers de kilomètres. Au cours de ce voyage, les polluants véhiculés viennent s’insérer dans la glace des régions de l’Arctique. L’analyse des bulles d’air délivre des informations sur la composition de l’atmosphère à l’instant où l’air s’est retrouvé piégé dans la glace.

Dans les zones les plus profondes, on peut remonter jusqu’à 500 000 ans, en prélevant des carottes de glace situées à plus de 4km sous la Terre. L’étude précise de la composition de l’air nous permet de retracer avec certitudes l’évolution du climat, de la proportion en CO2 et même de retrouver des traces de suies provenant d’éruptions volcaniques majeures.


Les travaux réalisés par l’Institut de Recherche sur le Désert nous font découvrir l’histoire de la pollution entre 1772-2003. Les mesures ont porté sur les polluants issus de la combustion du charbon, des métaux lourds toxiques comme le cadmium, le thallium, le plomb. Les résultats contre toute attente démontrent que le pic de pollution correspond au début des années 1900 et non pas à la période des années 1960-70 considérées comme le maximum de l’activité industrielle en Europe et en Amérique du Nord.

Il s’avère que la pollution au sud du Groenland il y a 100 ans était entre 2 et 5 fois plus forte car l’industrie du charbon fonctionnait à plein régime, à cette époque aucun système de contrôle ou de réduction de la pollution n’était utilisé. La pollution telle que l’on peut la constater dans les glaces de l’Arctique a explosé avec un taux 10 fois supérieur à l’époque préindustrielle. Dans la période qui a suivit les techniques se sont améliorées, et l’industrie est massivement passée à l’ère du pétrole

Les chercheurs attirent cependant l’attention sur le fait que cette baisse ne diminue pas les risques de contamination des métaux lourds à travers la chaîne alimentaire. Les habitants des régions polaires qui consomment toute leur vie des aliments issus d’un environnement pollué ainsi que les animaux caribous, baleines, phoques peuvent subir de plein fouet l’émergence des industries asiatiques majoritairement basées sur le charbon.

"L’impact sur la santé des habitants de la région Arctique n’est pas déterminé à ce jour " déclare Joe McConnell, le directeur du laboratoire de chimie du DRI. Il insiste sur l’importance d’utiliser des technologies plus propres pour le charbon et de réduire son utilisation pour éviter un problème potentiel.

Unisciences.com

Au secours des singes laineux


Menacés par la déforestation, attaqués par les chasseurs qui les mangent ou les vendent comme mascotte, les singes laineux ont trouvé refuge non loin de Moyabamba (nord-est) dans un coin de jungle péruvienne, sous la protection d'une ethnologue française.A Tarangué, sur 50 hectares au bord du Rio Mayo, l'association française Ikama Péru, recueille surtout ces primates, les plus grands du Nouveau Monde mais aussi les plus menacés par la destruction massive de la forêt.

Les singes laineux, qui vivent encore en liberté au Pérou dans la région amazonienne, proche du Brésil, et au sud du pays andin, sont en voie de disparition puisque 70% des animaux tués sont des femelles avec leur petit.

Dans le refuge de fortune édifié, une petite équipe de soigneurs péruviens réhabilitent actuellement 25 singes laineux et 10 atèles chamek provenant du trafic illégal ou ayant échappé de peu aux tirs des chasseurs. Un vieux laineux a même été donné par un club chic de Lima qui n'en voyait plus l'utilité à cause de son âge.

Plus chanceux, le titi des Andes ne sert pas de cible : ce maigrelet ne vaut pas, selon les chasseurs, la balle pour le tuer et ne finit donc pas sur les tables des gargotes de Moyabamba (35 000 habitants), à une heure de pirogue du refuge.

A Tarangué, les animaux vivent en semi-liberté et grimpent à la cime des arbres d'où l'on peut admirer leurs pirouettes du haut d'un mirador rustique à une trentaine de mètre du sol.

«Les animaux qui fuient le feu et la chasse viennent se réfugier là et l'on a ici une densité anormale d'animaux», explique Hélène Collonges, la responsable.

Agée de 54 ans, Hélène, une ancienne de l'école nationale d'équitation de Saumur (centre de la France), a travaillé longtemps en Afrique. Femme de terrain, cette grande brune, avoue sa passion pour la protection des animaux: «J'ai porté en moi ce projet depuis l'enfance, j'avais en moi ce rêve là».

«Je me suis vite rendu compte à quel point le sort des communautés indiennes dépend du sort de la forêt, des ressources naturelles et de la faune», raconte-t-elle en insistant sur le déséquilibre apporté par les constructions et les cultures comme le riz et l'huile de palme.

Pour cette écologiste, la déforestation et l'arrivée des migrants en Amazonie constituent une menace pour les primates sans cesse repoussés plus loin.

«La route apporte des changements car pour un kilomètre de route, selon les statistiques, ce sont 1000 hectares qui vont être rasés (...) la route signifie l'arrivée des migrants donc des gens qui ne connaissent pas l'environnement, qui n'ont pas d'attaches et achètent et revendent la terre» décrit-elle avec passion.

«Il y a une sorte de vente aux enchères de l'Amazonie qui s'est aggravée avec le gouvernement d'Alan Garcia», dit-elle, en faisant référence aux vastes programmes péruviens de constructions de plusieurs axes inter-océaniques reliant le Brésil à l'Océan Pacifique et des facilités données aux compagnies pétrolières dans l'exploration.

Offrant des possibilités pour l'écotourisme, Ikama Pérou, fondée en 2002, a reçu notamment les soutiens de la société d'encouragement pour la conservation des animaux sauvages (Secas), la Fondation Brigitte Bardot, le musée d'histoire naturelle de Paris et le zoo d'Apenheul en Hollande.

Ikama devrait lancer prochainement un grand projet de réhabilitation des singes laineux à Lagunas, dans la région de Yurimagas, une centaine de kilomètres plus à l'est dans l'Amazonie péruvienne en direction du Brésil.

Hélène veut poursuivre sur une plus grande échelle son rêve d'enfance: créer «un sanctuaire où l'on rend aux animaux un peu de ce qui leur a été volé».
Sources: Cyberpress

L'Agriculture Biologique

C’est un produit d’origine agricole qui ne contient pas d’élément chimique de synthèse. On pourrait l’appeler produit naturel comme les cultivaient nos ancêtres avant l’apparition de l’agriculture industrielle et de l’industrie agroalimentaire.


Le label agriculture biologique
Le mot « bio » est un label défini par le ministère de l’agriculture français puis par la communauté européenne. Il signifie que les produits que nous mangeons ou utilisons ne contiennent aucun élément chimique de synthèse fabriqué par l’homme. Les produits bio sont cultivés, fabriqués de manière naturelle ; l’intervention de l’homme est une collaboration avec la nature dans la combinaison des éléments de celle-ci ( engrais vert - rotations - plantes compagnes - ennemis naturels des parasites - ... )

Le mot bio vient de l’agriculture biologique. Celle-ci est une méthode de culture qui n’utilise pas de produit chimique de synthèse, c’est à dire fabriqué par l’homme. On peut dire que l’agriculture biologique est une agriculture naturelle comme la pratiquaient nos ancêtres.

L’intervention de l’homme est une collaboration dans la combinaison des éléments de la nature. A la suite des excès de l’agriculture industrielle, de plus en plus de personnes souhaitent consommer des produits naturels qui respectent la santé et l’environnement.

Le ministère de l’agriculture a donc défini une norme avec un logo « AB » qui veut dire qu’un produit bio ne contient pas d’éléments chimiques de synthèse. La tolérance de 5 % concerne des ingrédients comme le sel marin qui ne sont pas issus de l’agriculture biologique mais sont des produits naturels sans produit chimique de synthèse rajouté par l’homme.

Par extension et sympathie, le bio devient un système de valeurs respectueux de la nature, de la santé et socialement responsable. L’agriculture biologique est dite économe, autonome et non polluante. L’agriculture bio correspond en tout point aux critères de développement durable « sustainable development » que mettent au point des scientifiques et économistes.

mercredi 20 août 2008

Arrêter de mal manger

Nous mangeons souvent mal, vite, et n'importe quoi... Quelques conseils pour changer vos habitudes. Car manger mieux, c'est vivre mieux... et vieux !

1. Halte à la malbouffe !
C'est en 1981 que Joël et Stella de Rosnay publient leur fameux ouvrage : La Malbouffe : comment se nourrir pour mieux vivre (éd. Du Seuil), un livre toujours d'actualité. La malbouffe désigne les aliments jugés diététiquement mauvais et à faible valeur nutritive. Tels que les sodas, pizzas industrielles, hamburgers, barres chocolatées et autres hot-dogs. Si l'alimentation est l'une des clés de voûte de la santé, la course contre la malbouffe a pris aussi une dimension politique : dénonciation de la société d'hyper consommation et de l'industrie agro-alimentaire.

2. Trop c'est trop
Trop de graisses et trop de sucres favorisent l'obésité, le diabète et les maladies cardio-vasculaires. Il faut bannir les plats tout prêts, riches en graisses et en sucres rapides, mauvais pour la santé et la ligne. Il convient aussi de chasser les mauvaises graisses végétales comme l'huile de palme ou de maïs, que l'on retrouve dans les frites industrielles par exemple. On augmentera les céréales et les légumes secs, on limitera le sel que l'on préférera iodé. On privilégiera les glucides lents (céréales, féculents), qui doivent représenter la moitié des apports énergétiques, ainsi que les aliments riches en amidon et fibres.

3. Sus aux produits enrichis !
Pour surfer sur la vague du diététiquement correct et contrecarrer ses adversaires, l'industrie agro-alimentaire s'empare du discours santé et propose des margarines anti-cholestérol ou des yaourts bons pour la peau. Attention au marketing brouilleur de pistes ! Apprenez à lire les étiquettes et fuyez les listes interminables d'ingrédients (conservateurs, colorants, parfums de synthèse en abondance). Pour vous aider, référez-vous à Savoir manger de Jean-Michel Cohen et Patrick Sérog (éd. Flammarion), qui passe en revue plus de 10 000 produits alimentaires que nous consommons tous les jours.

4. Donnez sa chance au produit
Mangez simple et sain et veillez à la qualité intrinsèque des aliments : une tomate pelée et un peu d'huile d'olive vierge bio sur des pâtes al dente (une cuisson plus digeste), c'est mieux qu'un bocal de sauce toute prête et des pâtes précuites. Jouez la biodiversité dans l'assiette, à l'instar des membres de l'association Slow Food qui oeuvrent pour l'alterconsommation et le terroir revisité. Côté restaurants, suivez les préceptes du mouvement Fooding (food and feeeling) : manger fun et bon.


5. Optez pour la qualité
Moins un produit est transformé, plus il a de chance d'être intéressant sur le plan nutritionnel. Privilégiez les légumes et les fruits bio qui contiennent jusqu'à 40 % de plus de nutriments et de vitamines que les produits issus de culture classique. Là encore, soyez vigilants. La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) a signalé des abus d'appellation, et le petit producteur bio s'est parfois avéré un simple revendeur...

6. Petit-déjeunez à l'anglaise
Du salé le matin, c'est la clé pour éviter les fringales. Privilégiez le pain aux céréales de votre boulanger plutôt que le pain de mie industriel, destructeur sur le plan nutritionnel. Avec du fromage, du jambon, des oeufs, c'est-à-dire des aliments protéinés, à indice
glycémique bas. Envie irrépressible de sucre ? Gardez un carré de chocolat noir pour le goûter, avec un fruit. à midi, si vous mangez à l'extérieur, préférez un plat de pâtes aux légumes et thon au sempiternel et désastreux steak-frites.

7. Listez vos aliments santé
Respectez quelques principes : 5 fruits et légumes par jour (frais, surgelés, crus ou cuits), du pain ou des produits céréaliers à chaque repas (plutôt des céréales complètes), trois produits laitiers par jour (lait, yaourt, fromage), de la viande, du poisson, ou des oeufs une à deux fois par jour. Réduisez les graisses d'origine animale (beurre, huile, crème), assaisonnez à l'huile vierge d'olive ou de colza. Ne vous privez pas d'un bon verre de vin. Laissez-vous tenter par les cépages bio, désormais qualitatifs et moins riches en pesticides.

8. Gagnez un corps sain
Mangez sainement, faites le marché plutôt que le supermarché (en plus, les fruits et légumes y sont beaucoup moins chers). Mais ne sombrez pas dans l'orthorexie, cette obsession maladive de l'alimentation saine ! Ayez du bon sens et du plaisir à retrouver le goût des bonnes choses. Canalisez votre stress, souvent responsable de nombreux dérèglements alimentaires.

Source:myfreesport.fr


mardi 19 août 2008

Les crèmes hydratantes cancérigénes?

Les produits cosmétiques permettant d’hydrater la peau en reconstituant le film hydrolipidique, protection naturelle de la peau, pourraient s’avérer nocives pour leurs utilisateurs. Selon une étude américaine sur des souris, dont les implications pour l’Homme sont loin de faire l’unanimité, ces crèmes augmenteraient le risque de développer des formes courantes de cancers de la peau.

L’équipe de Yao-Ping Lu et et Allan Conney de l’Université Rutgers, du New Jersey aux USA vient de publier les résultats de ses recherches (mis en ligne par le Journal of Investigative Dermatology) établissant que les crèmes hydratantes accroissent de manière significative l’effet cancérogène du soleil, plus précisément des rayons ultraviolets (UV) appliqués sur la peau de rongeurs dénués de fourrure et dont la « peau est plus fine et plus perméable que celles des humains ».

L’étude a testé l’effet de crèmes hydratantes sur un groupe de souris exposées à une très haute dose d’UV. Les chercheurs ont alors constaté que l’effet cancérigène du soleil est accru par ces crèmes : la survenue de tumeurs augmenterait de 69 % après l’application de crèmes.

De nombreux spécialistes, , dont les propos sont rapportés par Nature, préviennent que ces résultats sont encore loin d’être démontrés chez l’homme. La peau des rongeurs est en effet beaucoup plus fine et plus perméable que celle des humains.






Le professeur Jonathan Rees de l’université d’Edimbourg estime que les résultats de cette étude ne sont pas assez pertinents pour que les utilisateurs de crèmes hydratantes changent d’une quelconque manière leurs comportements. « Je pense qu’il serait fou de changer de comportement à cause d’une telle étude », affirme-t-il.

Le professeur Gordon McVie, cancérologue Gordon McVie, consultant à l’Institut européen d’oncologie., estime que cette expérience n’est « pas appropriée » à l’étude de la causalité des cancers de la peau humaine « et ne prouve en aucun cas que les crèmes hydratantes soient des causes de cancer chez l’Homme ». « Beaucoup plus d’études sont maintenant nécessaires pour donner suite à ces résultats imprévus et inexplicables », souligne ce cancérologue. Il faudra beaucoup plus d’études pour donner suite aux résultats « imprévus et inexplicables » de cette étude, précise-t-il.

Les cancers de la peau en question, très courants chez l’Homme, ne sont pas des mélanomes, la forme la plus redoutable des cancers cutanés, cause de 1.000 morts par an en Grande-Bretagne (France : 1.440 décès en 2005). Il s’agit en effet de lésions que l’on peut pour la plupart aisément enlever et qui ne menacent généralement pas la vie du sujet.

Des expériences sur les animaux ayant montré que la caféine bue ou appliquée directement sur la peau apparaissait avoir une action inhibitrice sur le cancer, les chercheurs prévoyaient de tester la caféine comme agent préventif du cancer chez les humains en l’incorporant dans une crème hydratante courante, Dermabase. Mais avant de s’en servir, ils ont décidé de tester les éventuels effets cancérogènes de la crème. A leur grande surprise, ils ont constaté que les souris préalablement exposées aux UV et enduites d’une des quatre crèmes testées (Dermabase, Dermovan, Eucerin, Vanicream), ont développé un taux de tumeurs nettement plus élevé que les souris qui n’en avaient pas reçu.

Une autre crème ne contenant pas certains ingrédients (laurylsulfate de sodium et paraffine) que les chercheurs soupçonnaient d’être impliqués, n’a quant à elle pas induit d’augmentation de cancers.

Dossier complet sur Continentalnews.org

lundi 18 août 2008

Les herbes du bien-être

Dans le jardin, la cuisine et la salle de bains, les herbes aromatiques vous ensorcellent. Romarin, basilic, menthe, mélisse, persil, thym, ces trésors de saveurs, de parfums et de vertus sont aussi beaux à planter qu'à cuisiner. Voici des recettes pour vous soutenir dans l'effort et vous rafraîchir pendant l'été.

Elles font partie de la pharmacopée populaire de bien des pays. Sur tous les continents, on les cuisine à toutes les sauces pour donner du parfum et de l'originalité aux recettes. Aujourd'hui, même la science se penche sur leurs bienfaits car on découvre avec plaisir leurs molécules phytochimiques anti-oxydantes. Nouvel or vert, les herbes au kilo prennent même des allures de produit de luxe comme le persil sec 'première saveur' de Ducros qui atteint 448 € le kilo. Raison de plus pour planter vos graines, elles décorent la cuisine aussi bien que les balcons et les jardins. Le magazine Que Choisir de mai dernier a scruté à la loupe les herbes fraîches et séchées non bio vendues dans le commerce. Verdict : les pesticides se logent aussi parfois dans ces plantes à consommer. La présence de résidus de trente sept molécules différentes a été révélée, dont neuf molécules qui ne sont pas autorisées en France. La marque non bio la plus irréprochable est 'Ets P.A.M.' avec un basilic frais et cher (75 € le kilo) mais 'presque sans résidus de pesticides'.


Herbier nutri-aromatique

Toutes les fines herbes font partie de la grande famille des épices. Elles ont toutes une action antibactérienne. On les trouve désormais partout et sous toutes les formes. Les herbes surgelées et sèches permettent d'être consommées toute l'année. Le mieux, c'est de les déguster fraîches car elles ont plus de saveurs et plus de parfums.


- Stimulant : le romarin
Riche en silymarine, un flavonoïde, le romarin lutte contre le vieillissement cellulaire. Il protège plus particulièrement le foie contre de nombreux toxiques comme l'alcool et certains médicaments. En cuisine, utilisez de préférence le romarin frais pour donner un goût gastronomique à vos viandes et vos poissons (en fin de cuisson pour préserver les nutriments).


- Rafraîchissante : la menthe
Indispensable l'été, ces plantes vivaces très présentes en Europe poussent bien en lieux humides. Les menthes contiennent du menthol et du tanin. Leurs propriétés sont antiseptiques, digestives, rafraîchissantes et toniques. Pour mieux digérer, n'oubliez votre tisane de feuilles fraîches de menthe sauvage que vous pouvez mélanger avec du thé vert.

- Protecteur : le basilic
Originaire d'Inde, cette plante annuelle est fragile une fois coupée et se conserve seulement deux jours au réfrigérateur. Source exceptionnelle de calcium, de magnésium et de potassium, le basilic contient aussi des polyphénols dont les propriétés anticancers sont à l'étude.

- Nourrissant : le persil
Cultivé dans toute l'Europe, c'est le persil plat qui est le plus aromatique. Riche en vitamine C et en sels minéraux, le persil est utile en période de fatigue pour stimuler les défenses naturelles. Ciselé en grande quantité, il fait de merveilleux taboulés libanais et des pesto originaux.

- Relaxante : la mélisse
Cousine de la menthe, cette herbacée vivace qui fleurit tout l'été pousse dans les jardins humides en Europe méridionale. Elle contient une huile essentielle puissante qui, prise en tisane le soir, facilite le sommeil réparateur. Avec son odeur citronnée, elle s'accommode facilement de nombreuses recettes, des boissons aux tartes salées et sucrées.

- Purifiant : le thym
Cette plante méditerranéenne s'utilise aussi bien fraîche que séchée. Elle facilite la digestion et contient un antiseptique, le thymol. Il agit aussi bien en tisane que brûlé dans l'atmosphère pour purifier votre intérieur. Ses phénols antibactériens et antioxydants protègent aussi contre la peroxydation des graisses dans le corps.

- Antioxydante : la sauge
C'est une herbe pour les femmes car elle possède des propriétés œstrogéniques et agit comme une hormone si on l'utilise en tisane et en grande quantité. Comme les autres herbes, elle contient une huile essentielle au naturel qui lui est propre. En cuisine, les hommes pourront la consommer sans problème : son goût est plutôt piquant et légèrement amer.


Les herbes du bien-être

Dans le jardin, la cuisine et la salle de bains, les herbes aromatiques vous ensorcellent. Romarin, basilic, menthe, mélisse, persil, thym, ces trésors de saveurs, de parfums et de vertus sont aussi beaux à planter qu'à cuisiner. Voici des recettes pour vous soutenir dans l'effort et vous rafraîchir pendant l'été.

Dans la salle de bains : pauses rafraîchissantes

Cet été qu'on espère sans canicule, ceux qui supportent mal la grande chaleur pourront s'apaiser avec des bains de pieds aux herbes. Au romarin pour se réveiller et se rafraîchir : versez votre tisane de feuilles de romarin (déjà infusée) dans un bac d'eau tiède (ou chaud) et plongez vos pieds pendant 10 minutes. En cas de pieds fatigués, vous pouvez faire de même avec une tisane de menthe (déjà infusée) dans de l'eau froide (ou chaude) additionnée d'un jus de citron. Pour vous aider à dormir : le bain à la mélisse. Ébouillantez deux bottes de mélisse avec 2 litres d'eau, couvrez et infusez 10 minutes. Versez à travers une passoire dans l'eau du bain chaud. C'est prêt.


Coin cuisine-pharmacie : elles soulagent les petits maux

Dans vos repas de tous les jours, utilisez-les au dernier moment, sans les faire cuire pour garder tous leurs nutriments. En tisane, faites une cure car les effets sont progressifs. Si vous êtes sujet aux ballonnements, utilisez du basilic frais à chaque repas ou en tisane (une ou deux fois par jour). Si votre sommeil est perturbé, faites des tisanes de mélisse et de valériane (contre les tensions psychiques) ou de millepertuis (anti-déprime). En cas de migraine, prendre une tisane d'ortie et cuisinez aussi cette plante comme légumes (le piquant disparaît à la cuisson au bout de 10 minutes). Autres plantes anti-maux de tête : la tisane de prêle ou d'achillée.
Source:e-sante

samedi 16 août 2008

Le nouvellement découvert rouge-gorge forestier à dos olive (Stiphrornis pyrrholaemus).

WASHINGTON, 15 août (Xinhua) -- Des scientifiques de la Smithsonian Institute, un institut de recherche américain, ont découvert une nouvelle espèce d'oiseaux au Gabon, qui était jusqu'à présent inconnue de la communauté scientifique, a révélé la revue scientifique internationale Zootaxa dans son numéro de vendredi.

Le nouvellement découvert rouge-gorge forestier à dos olive (Stiphrornis pyrrholaemus) a été baptisé ainsi par les scientifiques, en raison de ses signes distinctifs, à savoir son dos et son croupion olives.

Les oiseaux adultes de l'espèce mesurent environ 11,4 centimètres de long et pèsent 18 grammes.

Les mâles exhibent d'ardents poitrails oranges, assortis à leur gorges, un ventre jaune, un dos olive et des plumes noires sur la tête. Les femelles sont semblables.

Pour s'assurer que les spécimens étaient bien de nouvelles espèces, les généticiens du Smithsonian Institute ont comparé leur ADN à celle des quatre espèces recensées de rouges-gorges forestiers. Le résultat a clairement démontré que ces oiseaux faisaient réellement partie d'une espèce distincte.

La découverte d'un mammifère inconnu ou d'une espèce d'oiseaux est loin d'être un événement ordinaire. Avant le vingtième siècle, la fréquence des découvertes était remarquable -- plusieurs centaines de nouvelles espèces recensées par décennie. Depuis lors, pourtant, l'allure a ralenti et les nouvelles espèces de vertébrés sont généralement découvertes dans des territoires isolés.

Désormais officiellement reconnu, le rouge-gorge forestier à dos olive porte à 753 le nombre d'espèces d'oiseaux au Gabon. Mais en dehors de son existence, on sait peu de chose, scientifiquement parlant, sur ce nouveau venu.

Il existe des connaissances sur le choix d'habitat des espèces depuis que tous les oiseaux vus et entendus dans la nature ont été trouvés dans les broussailles des forêts denses. Mais d'autres données concernant les régimes alimentaires spécifiques, l'accouplement, la nidification, ou le registre complet des habitats des espèces font encore l'objet de recherches.

Le Nord - Pas-de-Calais détient le record absolu du déficit d'espaces naturels sauvages en France

Autant scier la branche sur laquelle nous sommes aveuglément assis. Il existe une devise patronale dans la région : « Mille arbres qui poussent font moins de bruit qu'un seul qui tombe », en référence aux grandes extinctions industrielles qui ont assourdi ces trois dernières décennies, faisant oublier les micro renaissances d'entreprises. Emmanuel Cau, pour sa part, souhaiterait faire du bruit autour des jeunes pousses.

Troncs communs

Le nouveau vice-président à l'environnement du conseil régional affiche presque l'ambition militante des causes pas si perdues d'avance : un reboisement de la région, territoire par territoire, grâce à des trames vertes tissées de corridors forestiers reliant les bassins entre eux. Ces trames sont inscrites dans un appel à projets à destination des agglomérations, communautés de communes, pays et communes avec de l'argent, des moyens, des ressources (1).

Il est grand temps. Le Nord - Pas-de-Calais détient le record absolu du déficit d'espaces naturels sauvages en France (12,3 %), il est aussi lanterne rouge en matière d'espaces boisés (7,3 % contre 27 % en moyenne nationale). Nos 90 750 hectares forestiers hors peupleraies sont isolés dans la région la plus artificialisée du pays (15 %), morcelée en plus de 4 millions de morceaux de paysages. On connaît la résignation culturelle à faire prévaloir le monde du travail historiquement épuiseur de ressources naturelles. Du social d'abord, de l'environnement ensuite, la nature étant devenue pour beaucoup une abstraction. « Nous ne voulons pas mettre la nature sous cloche, mais l'améliorer pour qu'elle nous rende davantage de services », explique Emmanuel Cau.

L'essentiel du massif forestier régional a perdu 90 % du bois en comparaison de l'état naturel estimé d'une forêt de référence. Attention : peu de forêts et des forêts fragiles.

En réaction, les modes d'extraction du bois sont plus doux que par le passé. Il existe également un nouveau marché de la gestion durable des espaces boisés avec, en perspective, les promesses d'une filière bois-énergie. On sait par ailleurs que 80 % des espèces animales et végétales dépendent plus ou moins directement des espaces boisés et que la région a perdu, en 300 ans, plus de 75 % de sa richesse animale. Le Pas-de-Calais a perdu, à lui seul, 10 % de sa biodiversité animale et végétale en l'espace d'une seule génération .

Sentiers battus

Pour toutes ces raisons, la Région et l'État, via sa direction régionale de l'environnement (Diren), posent aujourd'hui les termes de nombreux accords et discussions à venir avec les maires, présidents d'intercommunalités, agriculteurs ou particuliers (67 % des bois et forêts appartiennent à des privés).

L'objectif de doubler les surfaces boisées n'a rien d'officiel mais peut déjà s'inscrire dans l'ambition collective. Au temps des Romains, la forêt occupait plus de la moitié de la région à l'exception de la Flandre. Puis un défrichage sévère a eu lieu jusqu'au 18e siècle qui marque la renaissance des chênes (un tiers du massif actuel) et des hêtres (un cinquième). Chaque année, la région s'enrichit déjà de 380 hectares supplémentaires. L'effort entrepris avec ce plan est inédit à son échelle en France. La trame verte régionale n'a plus qu'à prendre racine partout pour accélérer une tendance naturelle à la reforestation. À vos pelles. •

1. - Sur six ans, 30 ME par la Région, 13 ME par les pays, 148 ME par l'Union européenne (Feder) dont 40 pour la biodiversité et l'eau, 22 ME en contrats de projets État-Région sur la biodiversité.

Source:lavoixdunord

La musaraigne alcoolique!


Le ptilocerque de Low se nourrit du nectar fermenté d'un palmier de Malaisie. Sans dégât apparent.

Qui peut prétendre boire l'équivalent de neuf verres de bière en une nuit sans trahir le moindre signe d'ébriété ? L'exploit, si l'on peut dire, est à mettre à l'actif d'une petite musaraigne asiatique, le ptilocerque de Low (Ptilocercus lowii), qui se nourrit à longueur d'année d'un nectar fermenté produit par les fleurs d'une espèce de palmier (Eugeissonia tristis). Cette découverte surprenante, publiée cette semaine dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) par une équipe internationale de biologistes, pourrait permettre, à terme, de mieux comprendre le métabolisme de l'alcool et notamment les mécanismes de détoxification qui semblent particulièrement efficaces chez ce petit mammifère.

Tout a commencé il y a trois ans dans une forêt humide de la jungle malaisienne, lorsque Frank Wiens, chercheur à l'université de Bayreuth (Allemagne), remarqua l'odeur caractéristique exhalée par des palmiers dotés de très longues inflorescences. «Cela sentait comme dans une brasserie», explique-t-il. De fait, grâce aux levures présentes dans ses fleurs, l'arbre en question produit un nectar contenant jusqu'à 3,8 % d'alcool, soit presque autant que dans la bière ou le cidre ! En tout cas l'une des concentrations les plus élevées jamais observées dans un aliment naturel.

Une queue en forme de plume

Intrigués, Wiens et ses collègues décident de prolonger leur mission et de s'intéresser de plus près aux animaux qui viennent se délecter nuitamment de ce breuvage tout en pollinisant les fleurs du palmier, comme le font nos abeilles et bourdons. Grâce à des caméras de surveillance vidéo, ils dénombrent, en plus d'une multitude d'insectes, pas moins de sept espèces de mammifères : des chauves-souris, des rats, un petit primate (le loris paresseux) et deux musaraignes dont le désormais fameux ptilocerque de Low.

Ce dernier s'est vite révélé être le plus grand «buveur» de tous, passant en moyenne 138 minutes par nuit à se gaver de nectar. Les chercheurs ont calculé que la consommation d'alcool de ce petit mammifère, reconnaissable à sa longue queue ponctuée par un panache en forme de plume, atteint ou dépasse la limite légale de 1,4 gramme d'alcool par kilo de masse corporelle en trois jours. Pour atteindre ce niveau d'intoxication, une femme doit boire en moyenne neuf verres de bière en douze heures !

Ne pouvant procéder à un dosage d'alcool dans le sang, comme le font les gendarmes sur le bord des routes, les chercheurs ont mesuré la concentration en éthyl-glucuronide un sous-produit de la dégradation de l'alcool dans les poils des ptilocerques. Le résultat est environ 30 fois supérieur au niveau considéré comme étant le signe d'une consommation excessive chez l'homme. Pourtant, Wiens et ses collègues n'ont observé aucun symptôme d'ivresse chez la musaraigne.

Toute la question maintenant est de savoir comment ces petits vertébrés, présents sur Terre depuis plus de 55 millions d'années, peuvent supporter en continu, et apparemment sans dommages, des taux d'alcool dans le sang aussi élevés.

Source:

Préserver les baleines



Si les baleines à bosses récupèrent, selon ce qu’a annoncé l’Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN) hier, le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) a tenu à rappeler aujourd’hui que ces cétacés font tout de même face à des menaces croissantes. En effet, le Japon, l’Islande et la Norvège menacent toujours de recommencer à chasser la baleine.

Une révision du statut des baleines à bosses sur la Liste Rouge des Espèces menacées a été annoncée hier par l'UICN, dont le siège est à Gland, en Suisse. La baleine à bosses, dont le nombre avait énormément baissé, pour atteindre un niveau très bas en 1970 du fait de la chasse commerciale, a considérablement repris depuis 40 ans, grâce à la protection internationale. Son statut est donc passé de «vulnérable» à «préoccupation mineure» sur la Liste Rouge.

Si Patrick Ramage, directeur du Programme global sur les baleines d'IFAW, dit se réjouir de cette nouvelle, il s’inquiète cependant des trois pays prochasse à la baleine: le Japon, l’Islande et la Norvège.

«C'est une énorme victoire pour les baleines à bosses et tous ceux qui ont œuvré pendant plus de quarante ans pour les protéger. L'arrêt de la chasse commerciale des baleines a été l'une des victoires les plus importantes de la conservation au XXe siècle. Aujourd'hui, les grands cétacés de la planète sont confrontés à des menaces croissantes, notamment la reprise de la chasse à la baleine par le Japon, l'Islande et la Norvège. C'est au tour de notre génération de maintenir ces créatures magnifiques à l'écart pour toujours de la liste des cibles», a-t-il déclaré dans un communiqué.

La plupart des pays ont arrêté de chasser la baleine dans les années 1970, à la suite d’un moratoire international. Mais le Japon a repris la chasse en 2002, sous prétexte de prises «à des fins scientifiques». Depuis 2006, le gouvernement japonais a menacé de reprendre l'abattage des baleines à bosses dans l'Antarctique, défiant à la fois le moratoire international sur la chasse commerciale des baleines et le Sanctuaire baleinier de l’Océan Austral, un sanctuaire baleinier circumpolaire instauré par la Commission baleinière internationale en 1994.

Les baleines toujours en danger

Pour l’IFAW, les révisions de la Liste Rouge de l'UICN rappellent à la population les défis auxquels font face les cétacés, qui luttent encore pour récupérer après plus d'un siècle de chasse commerciale. Si la baleine à bosses récupère, d’autres cétacés restent en danger face au désir de certains pays de recommencer la chasse à la baleine.

Ainsi, deux sous-espèces, les baleines à bosses d'Océanie et celle du Golfe Persique sont encore classées comme espèce en danger. La baleine bleue de l'Antarctique, le plus gros animal ayant vécu sur terre, a montré quelques signes de récupération, mais elle est encore si rare qu'elle reste inscrite sur la liste comme étant «en danger critique d'extinction», la plus haute catégorie de menace.

Le rorqual commun et le rorqual boréal, qui furent la base de l'industrie baleinière internationale, restent toujours classés «en danger» et n'ont pas montré d'amélioration substantielle depuis que ces espèces ont été décimées par la chasse commerciale à la baleine. En dépit de leur statut d'espèce menacée, elles sont toujours chassées par le Japon. L'Islande a chassé le rorqual commun jusqu'en 2006 et ce pays a de nouveau tenté dernièrement de reprendre le commerce international de la viande de rorqual commun.

Malgré tout, l’IFAW estime que les efforts menés pour protéger les grands cétacés de la planète ont porté fruit. Les experts qualifient de «success story» la révision de la liste de l'UICN. «La conservation fonctionne. Lorsque nous agissons de manière responsable, les espèces menacées commencent à récupérer. La baleine à bosses et d'autres grandes espèces de cétacés ne reviendront peut-être jamais à leur population d'origine, mais la nouvelle est très encourageante pour tous ceux qui se préoccupent de l'avenir de ces êtres magnifiques», a conclu Patrick Ramage.

Source:2.canoe.com

vendredi 15 août 2008

Les Nukak d’Amazonie face à une ‘extinction imminente’


Selon le Tribunal Permanent des Peuples (PTT) qui enquête et juge sur les violations des droits de l’homme dans le monde, les Indiens nukak, les derniers chasseurs-cueilleurs nomades de Colombie, sont ‘en danger imminent d’extinction physique et culturelle’.

Les Nukak font partie des 27 groupes indigènes – dont certains comportent moins de 100 individus – qui ont été recensés par le PTT en Colombie.

Leur disparition de la surface du globe représenterait, au XXIe siècle, non seulement une honte pour l’Etat colombien et pour l’humanité tout entière, mais aussi un génocide et un crime contre l’humanité en raison des agissements ou de l’inertie des institutions gouvernementales’ a déclaré le PTT.

Le PTT a constaté le ‘manque total de reconnaissance de l’identité des peuples indigènes et, par conséquent, la violation de leurs droits fondamentaux dont celui d’exister en tant que peuple distinct avec son propre mode de vie, ses propres coutumes, traditions et cosmogonie’.

Le PTT est une organisation non-gouvernementale internationale, créée en 1979, chargée de poursuivre les travaux du Tribunal Russell qui avait enquêté sur les crimes de guerre au Vietnam et sur les violations des droits de l’homme commises durant les dictatures latino-américaines.
Source:survivalfrance

Bison: Le retour


Les troupeaux de bisons pourraient faire leur retour dans l'Ouest américain

CORWIN SPRINGS, Montana — Il y a plus d'un siècle, Buffalo Bill et d'autres chasseurs ont tué tellement de bisons que l'espèce a failli disparaître complètement. Aujourd'hui, près du parc national de Yellowstone, des chercheurs se sont lancés dans un ambitieux programme pour tenter de reformer des troupeaux et les renvoyer à la vie sauvage, à condition qu'ils soient en bonne santé.

Dans un grand enclos de Corwin Springs (Montana), des vétérinaires du gouvernement américain effectuent régulièrement des prélèvements sanguins sur de jeunes bisons pour repérer d'éventuelles maladies et procèdent à des tests génétiques. Ceux qui sont jugés aptes à quitter Yellowstone ont une chance de passer l'hiver prochain dans des réserves indiennes du Montana.

"Notre objectif, c'est de les remettre dans le paysage, à tous les endroits où des agences publiques et des tribus peuvent s'occuper d'eux convenablement", confie Jack Rhyan, un vétérinaire du ministère de l'Agriculture, qui gère l'enclos de Corwin Springs avec l'Etat du Montana. Ce programme coûte environ 130.000 dollars par an, selon les autorités du Montana.

Pour les défenseurs de ces animaux, le projet est la première étape, le but final étant d'avoir de nouveau des milliers de bisons en liberté dans les Grandes plaines et les Montagnes rocheuses. Les cow-boys, toutefois, pensent que ce serait un cauchemar, une initiative très risquée, dictée par la nostalgie.

"Le XVIIIe siècle, c'est fini. On ne peut pas y revenir", souligne Jason Camp, un cow-boy du Montana qui souhaite voir les bisons confinés à Yellowstone.

L'Amérique du Nord a compté à une époque plusieurs dizaines de millions de bisons, mais leur nombre a dégringolé au XIXe siècle, les colons qui se dirigeaient vers l'ouest chassant ces animaux pour manger leur viande. Plus tard, des chasseurs comme Buffalo Bill ont tué des bisons par milliers, à la fois pour fournir des peaux aux marchés américain et européen, mais aussi de manière complètement gratuite, car c'était pour eux une sorte de sport.

Résultat: dans les années 1880, on ne comptait plus qu'environ 500 bisons. Pour empêcher l'extinction, Teddy Roosevelt et d'autres hommes ont essayé de sauver les dernières bêtes en les concentrant dans la parc national de Yellowstone. Ce printemps, il y avait environ 2.100 bisons sauvages dans le parc.

Au total, on trouve environ 20.000 bisons sauvages aux Etats-Unis, notamment dans le Refuge national pour les bisons au Montana, le parc national Wind Cave dans le Dakota du Sud, et les Henry Mountains dans l'Utah. De plus, 500.000 bisons sont élevés uniquement pour leur viande, à des fins commerciales, en Amérique du Nord.

Les cow-boys craignent qu'en remettant en liberté des bisons, ils transmettent une maladie aux troupeaux de vaches, la brucellose. Car si c'est à Yellowstone qu'on trouve les bisons génétiquement les plus purs du monde, environ la moitié souffrent de brucellose, une maladie qui, lorsqu'elle se transmet, risque d'empêcher les vaches enceintes de mener leurs grossesses à terme.

Les bisons sont gardés en quarantaine et souvent testés une dizaine de fois pour s'assurer qu'ils ne sont pas porteurs de la maladie, celle-ci pouvant rester en sommeil pendant des mois, voire des années, avant de se révéler lors d'un test. Les animaux infectés sont alors abattus.

"Tant qu'ils ont des cas de brucellose dans ce troupeau de bisons, ils ne devraient même pas songer à relâcher des bisons dans l'Etat", s'inquiète Jason Camp, dont le ranch est situé à une centaine de kilomètres de Yellowstone. Même les bisons qui sont en parfaite santé constitueraient aussi une menace, en disputant aux vaches les zones de pâturage, ajoute-t-il.

Au contraire, Ervin Carlson, membre de la tribu des Blackfeet et président de la Coopérative intertribale des bisons, pense que plusieurs tribus vont bientôt manifester leur intérêt pour récupérer des bisons de Yellowstone. "Le bison a toujours été une part de nous-même, de notre culture et de notre spiritualité", souligne-t-il. "J'aimerais les voir en liberté comme d'autres animaux sauvages".


Source:canadianpress

Les espèces les plus proches de l’homme disparaissent!

Voilà une nouvelle qui n’a pas trop été relayée encore dans les blogs écolo au repos cet été… “les espèces les plus proches de l’homme - les singes, les grands singes et autres primates du monde - sont en train de disparaître à cause de la perte de leur habitat et de la chasse. Certaines sont littéralement dévorées jusqu’à l’extinction. La première revue exhaustive en cinq ans des 634 espèces mondiales de primates a montré que près de 50% d’entre elles sont en danger d’extinction, selon les critères de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN“, nous apprend l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature.

Le rapport a été rédigé par les plus grands experts mondiaux sur les primates et rendu public lors du 22ème Congrès de la Société internationale de primatologie à Edinbourg en Écosse. Il dresse un portrait effrayant de l’état des primates partout dans le monde. Ainsi, en Asie, plus de 70% des espèces de primates sont citées sur la Liste rouge de l’UICN dans les catégories “vulnérable”, “en danger” ou “en danger critique d’extinction”, ce qui signifie qu’elles peuvent disparaître à tout jamais dans un futur proche. Comme le précise Hervé Kempf dans cet article du Monde, “selon la nomenclature adoptée pour la liste rouge de l’UICN, 69 espèces et sous-espèces sont en “danger critique” d’extinction, 137 en “danger” et 97 “vulnérables”. De plus, les données manquent pour 91 espèces, dont certaines pourraient être en danger”.

Pourquoi?

Pour Jean-Christophe Vié, Directeur adjoint du programme sur les espèces de l’UICN, “les primates sont dans une situation dramatique. Ces animaux, qui sont les plus proches de l’homme, sont les plus menacés de tous (…) La déforestation est la première cause de mise en danger des animaux. Quand leur habitat a disparu, ils n’ont plus de chance de survie.” A mettre en cause dans la disparition des habitats? Les incendies et l

e défrichement des forêts tropicales, qui sont également la cause d’au moins 20% des émissions de gaz à effet de serre à l’origine des changements climatiques.

En ce qui concerne la chasse des primates, elle est souvent effectuée pour l’alimentation (surtout en Afrique) et le commerce illégal de la faune sauvage (souvent en Asie). Sans oublier la capture de petits primates pour servir d’animaux de compagnie, qui se développe et constitue un nouveau péril nous rappelle Hervé Kempf.

Pour Russell A. Mittermeier, président de Conservation International (CI) et président de longue date du Groupe de spécialistes des primates de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN, “depuis plusieurs années, nous avons tiré le signal d’alarme sur la situation des primates, mais nous disposons aujourd’hui de données concrètes qui montrent que la situation est beaucoup plus grave que celle que nous avions imaginée. La première source de menace a toujours été la destruction de la forêt tropicale, mais il semble aujourd’hui que la chasse est une menace tout aussi grave dans certaines régions, même lorsque l’habitat y est encore intact. À certains endroits, les primates sont littéralement dévorés jusqu’à l’extinction.”

L’étude sera rendue public lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN à Barcelone en octobre. Elle a mobilisé des centaines d’experts mondiaux (environ 400 primatologues) et montre que les primates sont surtout menacés au Vietnam et au Cambodge (environ 90% des espèces y sont menacés d’extinction), Indonésie, Laos et Chine. Pour Jean-Christophe Vié, “ce qui se passe en Asie du Sud-est est terrifiant. Une telle situation, où un groupe d’animaux soit aussi menacé, est inédite au sein d’autres groupes d’espèces.

Selon Richard Wrangham, président de l’IPS (International Primatological Society) “parmi les espèces africaines, ce sont les grands singes comme les gorilles et les bonobos qui ont généralement canalisé l’attention. Même si ces espèces sont très menacées, ce sont les plus petits primates comme les colobes bais qui pourraient disparaître en premier”.

Un espoir?

Il est inutile de rappeler le rôle des primates pour la santé de leurs écosystèmes. A travers la dispersion des graines et d’autres interactions avec leur environnement, ils contribuent au maintien de la vie de nombreuses espèces végétales et animales des forêts tropicales du monde. Des forêts en bonne santé fournissent des ressources essentielles aux populations humaines locales tout en absorbant et en stockant du dioxyde de carbone à la source des changements climatiques.

Mais sachez que la recherche sur les primates progresse tous les jours: depuis 2000, 53 espèces de primates jusque là inconnus pour la science ont été décrits - 40 de Madagascar, deux primates d’Afrique, trois d’Asie et huit d’Amérique du Centre et du Sud. En 2007, des chercheurs ont trouvé une population, qui avait fait longtemps l’objet de nombreuses rumeurs, de grands hapalémurs (Prolemur simus), une espèce en danger critique d’extinction, dans une zone humide située à 400 kilomètres du seul territoire connu de l’espèce. Cette espèce compte au total environ 140 individus à l’état sauvage.

Qui plus est, comme le souligne Hervé Kempf en citant Russell Mittermeier, président du groupe primates de l’UICN et président de Conservation International, une des organisations qui ont financé l’étude: il y a certes un risque de disparition de plusieurs espèces dans les cinq à dix ans, mais à la différence d’autres ordres de mammifères, nous n’avons pas perdu une seule espèce de primates depuis 1900.

En somme, les chercheurs savent ce qu’il faut faire pour sauver les primates. Les chiffres ne sont pas irréversibles, mais il leur manque les ressources nécessaires: “Si vous avez des forêts, vous pouvez sauver les primates,” affirme Anthony Rylands, chercheur à CI et vice-président du Groupe de spécialistes des primates de l’UICN. “Le travail entrepris avec les tamarins-lions montre que la conservation des fragments forestiers et le reboisement pour créer des corridors entre ces fragments ne sont pas seulement essentiels pour les primates mais contribuent fortement au maintien d’écosystèmes en bonne santé et des ressources en eau, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre à l’origine des changements climatiques.” En Chine, le gibbon de Hainan (le primate sans doute le plus rare du monde) est passé de douze individus vivants il y a dix ans à… dix-neuf aujourd’hui.

N’oublions pas néanmoins le massacre de 8 gorilles de montagne qui a eu lieu l’été dernier à l’est de la République démocratique du Congo, remettant en danger cette espèce que l’on pensait tirée d’affaire…



Que faire?

Selon M. Mittermeier, l’écotourisme est un instrument efficace pour favoriser la survie des espèces, en la rendant profitable aux communautés humaines vivant à proximité. Un exemple des bienfaits de l’éco-tourisme sur la préservation des espèces est d’ailleurs consultable sur le fabuleux site 80 hommes, au sujet des Tortues marines de la côte brésilienne. De plus, les dispositifs de protection de la forêt qui commencent à se mettre en place dans le cadre du protocole de Kyoto paraissent un outil prometteur.

Dans une étude récente publiée dans les Comptes rendus de l’Académie des sciences américaine (PNAS) du 12 août, les biologistes américains Paul Ehrlich et Robert Pringle estiment il est encore possible de freiner ce déclin des espèces… à condition de prendre plusieurs mesures radicales sur le plan mondial: “l‘avenir de la biodiversité pour les dix prochains millions d’années sera certainement déterminé dans les cinquante à cent ans à venir par l’activité d’une seule espèce, Homo sapiens, vieille de seulement 200 000 ans. Si l’on considère que les espèces de mammifères - dont nous faisons partie - durent en moyenne un million d’années, cela place Homo sapiens au milieu de l’adolescence. Or cet “ado” mal dégrossi, “narcissique et présupposant sa propre immortalité, a maltraité l’écosystème qui l’a créé et le maintient en vie, sans souci des conséquences”

Plus concrètement, un changement profond dans les mentalités doit être insufflé, de façon à porter un autre regard sur la nature: l’idée que la croissance économique est indépendante de la santé de l’environnement et que l’humanité peut étendre indéfiniment son économie est une dangereuse illusion. Maîtrise de l’expansion démographique, diminution de notre surconsommation de ressources naturelles figurent dans les solutions proposées par les chercheurs.

Autre proposition: évaluer le coût des services offerts par la nature (matières premières, systèmes naturels de filtration des eaux, stockage du carbone par les forêts, prévention de l’érosion et des inondations par la végétation, pollinisation des plantes par des insectes et des oiseaux) et l’intégrer dans les calculs économiques pour assurer leur protection.

Des fondations privées dédiées à la conservation peuvent aussi financer le développement des zones protégées. Au Costa Rica par exemple, un fonds de ce genre, Paz con la naturaleza, a drainé 500 millions de dollars, somme qui servira à financer le système de conservation du pays, nous rappelle Christianne Galus dans cet article du Monde. “On peut aussi associer plus étroitement pasteurs et agriculteurs à la préservation de la biodiversité, en évitant de leur imposer des décisions sur lesquelles ils n’ont pas prise, et à condition qu’ils y trouvent leur compte. Cela passe par des explications et une meilleure éducation dans ce domaine. Mais rien n’empêche aussi de restaurer les habitats dégradés” ajoute-t-elle.

Cependant, les deux chercheurs s’inquiètent du divorce croissant, dans les pays industrialisés, entre la population et la nature, divorce dû selon eux à l’utilisation intensive du multimédia: “aux Etats-Unis, la montée des médias électroniques a coïncidé avec une baisse importante des visites des parcs nationaux, après cinquante ans de croissance ininterrompue,” soulignent-ils…

Source:ecolo-info

L'Homme responsable de l'extinction des kangourous préhistoriques


"Jusqu'à présent, on pensait que la mégafaune de Tasmanie s'était éteinte avant que l'Homme n'arrive sur l'île", a déclaré mardi à l'AFP le professeur Richard Roberts, qui a participé à cette étude australo-britannique publiée cette semaine dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

La cause de l'extinction des kangourous géants et autres marsupiaux reste controversée, certains scientifiques pensant qu'ils ont disparu à la suite d'une période de glaciation.

Les auteurs de cette nouvelle étude ont avancé l'hypothèse du facteur humain d'après l'étude d'un crâne du marsupial géant découvert dans un grotte de Tasmanie en 2000.

Le crâne est vieux de 41.000 ans, soit 2.000 ans après l'arrivée des premiers hommes dans cette région.

Selon M. Roberts, les kangourous géants (120 kg), les wombats et les lions marsupiaux ont été chassés par l'Homme. "Le climat était très stable dans cette partie de l'Australie et pourtant la mégafaune a disparu (...). L'Homme y est donc pour quelque chose, d'une façon ou d'une autre", a-t-il estimé.

Et, selon lui, leur chasse n'était pas forcément intensive mais cette espèce de kangourous avait un faible taux de reproduction. "Beaucoup de gens ont toujours l'idée de chasseurs armés de hache, de lances assoiffés de sang et faisant un carnage", explique-t-il.

"En réalité c'était juste un bébé kangourou que l'on faisait cuire dans la marmite pour Noël. Mais, cela suffit pour provoquer disparition d'une espèce qui met du temps à se reproduire", dit-il. Par AFP

jeudi 14 août 2008

Des éléphants de mer se transforment en océanographes


La recherche polaire s'est trouvé d'intrépides et infatigables auxiliaires : les éléphants de mer. Dans la revue de l'Académie des sciences américaine (PNAS) du 11 août, des chercheurs français du Muséum national d'histoire naturelle et du Centre d'études biologiques de Chizé (CNRS), associés à des équipes du Royaume-Uni, d'Australie et des Etats-Unis, décrivent comment ils ont obtenu, grâce à ces mammifères, des mesures inédites sur l'océan glacial Antarctique.

L'océan austral, qui s'étend sur plus de 20 millions de km2, est encore mal connu des scientifiques. Les glaces y rendent impossible l'accès des navires océanographiques en hiver et les satellites ne peuvent en observer que la surface. Les mesures in situ sont donc très rares. D'où l'idée de recourir aux champions de la plongée sous-marine que sont les éléphants de mer du Sud (Mirounga leonina) : ces grands phoques, qui passent 90 % de leur temps sous l'eau, effectuent plus de 60 immersions par jour à plusieurs centaines de mètres de profondeur (le record officiel est de 1 998 mètres), pour se nourrir de calmars et de poissons.

Durant les hivers 2004 et 2005, sur quatre îles subantarctiques - Kerguelen (France), Géorgie du Sud (Royaume-Uni), Macquarie (Australie) et Shetland du Sud (Etats-Unis) -, 58 éléphants de mer ont été équipés de balises Argos achetées par le Centre national d'études spatiales (CNES). Fixés sur la tête des animaux, ces capteurs, munis d'antennes, émettaient des signaux permettant de suivre en temps réel leurs déplacements, mais aussi de relever la température et la salinité de l'eau aux différentes profondeurs de plongée.

Le premier objectif était d'étudier le comportement des pinnipèdes. Pour s'alimenter, Mirounga leonina est capable de parcourir plusieurs milliers de kilomètres, depuis les îles où il se reproduit jusqu'au sud de l'océan Austral. Les glaces ne l'arrêtent pas : il peut évoluer plusieurs semaines dans une zone de banquise, profitant des fissures du pack de glace pour venir s'oxygéner à la surface.

Cette flottille de bénévoles a aussi permis de réaliser 16 500 profils verticaux de température et de salinité de l'océan Austral. Des informations essentielles pour la connaissance de la circulation océanique, souligne Jean-Benoît Charrassin, du Muséum. Pour la première fois sont disponibles des données nombreuses et précises sur le courant circumpolaire - le plus puissant de la planète - circulant autour du continent antarctique, et sur les fronts océaniques, où différentes masses d'eau se rencontrent.

En mesurant la teneur en sel des colonnes d'eau, les chercheurs ont pu aussi calculer la vitesse de formation et l'épaisseur de la banquise. La congélation de l'eau de mer libère en effet du sel qui, combiné au refroidissement, augmente la densité des eaux de surface, lesquelles plongent alors vers les plaines abyssales. Un processus dont la compréhension est capitale : cette eau antarctique de fond est le moteur de la circulation thermohaline, le grand brassage océanique, dont le cycle, qui dure un millier d'années, joue un rôle majeur dans la régulation du climat de la planète.

Une nouvelle campagne est en préparation en terre Adélie avec, cette fois, des phoques de Weddell.

Source:le monde

La sixième extinction des espèces peut être évitée


L'espèce humaine, forte de 6,7 milliards d'individus, a tellement modifié son environnement qu'elle porte maintenant gravement atteinte à la biodiversité des espèces terrestres et marines, et à terme à sa propre survie. A tel point que des scientifiques, de plus en plus nombreux, n'hésitent pas à parler d'une sixième extinction, succédant aux cinq précédentes - dues à d'importantes modifications naturelles de l'environnement - qui ont scandé la vie sur Terre. L'Union mondiale pour la nature (UICN), qui travaille sur 41 415 espèces (sur environ 1,75 million connues) pour établir sa liste rouge annuelle, estime que 16 306 sont menacées. Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers de tous les amphibiens et 70 % de toutes les plantes évaluées sont en péril, constate l'UICN.

Est-il encore possible de freiner ce déclin des espèces, qui risque de s'amplifier quand notre planète portera 9,3 milliards d'humains en 2050 ? Les biologistes américains Paul Ehrlich et Robert Pringle (université Stanford, Californie) pensent que oui, à condition de prendre plusieurs mesures radicales sur le plan mondial. Ils les présentent dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences américaine (PNAS) du 12 août, qui consacrent un dossier spécial à la sixième extinction.

En préambule, ces deux chercheurs n'hésitent pas à déclarer que "l'avenir de la biodiversité pour les dix prochains millions d'années sera certainement déterminé dans les cinquante à cent ans à venir par l'activité d'une seule espèce, Homo sapiens, vieille de seulement 200 000 ans". Si l'on considère que les espèces de mammifères - dont nous faisons partie - durent en moyenne un million d'années, cela place Homo sapiens au milieu de l'adolescence. Or cet "ado" mal dégrossi, "narcissique et présupposant sa propre immortalité, a maltraité l'écosystème qui l'a créé et le maintient en vie, sans souci des conséquences", ajoutent sévèrement Paul Ehrlich et Robert Pringle.

SURCONSOMMATION

Il faut donc, selon eux, insuffler un changement profond dans les mentalités, de façon à porter un autre regard sur la nature. Car, disent-ils, "l'idée que la croissance économique est indépendante de la santé de l'environnement et que l'humanité peut étendre indéfiniment son économie est une dangereuse illusion". Pour contrer cette dérive, il faut commencer par maîtriser l'expansion démographique et diminuer notre surconsommation des ressources naturelles, dont une bonne part sert à assouvir des goûts superflus et non des besoins fondamentaux. La pisciculture et l'aviculture sont par exemple moins coûteuses en transport et en fioul que l'élevage des porcs et des boeufs, réunis dans le sacro-saint cheeseburger au bacon...

Autre angle d'attaque : les services offerts par la biosphère sont nombreux et gratuits. Elle fournit les matières premières, les systèmes naturels de filtration des eaux, le stockage du carbone par les forêts, la prévention de l'érosion et des inondations par la végétation, et la pollinisation des plantes par des insectes et des oiseaux. A elle seule, cette dernière activité pèse 1,5 milliard de dollars aux Etats-Unis. Aussi serait-il souhaitable d'évaluer le coût des services offerts par la nature et de l'intégrer dans les calculs économiques pour assurer leur protection.

Pour financer le développement des zones protégées, pas assez nombreuses et trop morcelées, Paul Ehrlich et Robert Pringle proposent de faire appel à des fondations privées dédiées à la conservation. Ce qui coûte moins cher au contribuable et permet de générer des sommes importantes. Au Costa Rica, un fonds de ce genre, Paz con la naturaleza, a drainé 500 millions de dollars, somme qui servira à financer le système de conservation du pays. On peut aussi associer plus étroitement pasteurs et agriculteurs à la préservation de la biodiversité, en évitant de leur imposer des décisions sur lesquelles ils n'ont pas prise, et à condition qu'ils y trouvent leur compte. Cela passe par des explications et une meilleure éducation dans ce domaine. Mais rien n'empêche aussi de restaurer les habitats dégradés.

Cependant, les deux chercheurs s'inquiètent du divorce croissant, dans les pays industrialisés, entre la population et la nature, divorce dû à l'utilisation intensive du multimédia. Ils remarquent que, "aux Etats-Unis, la montée des médias électroniques a coïncidé avec une baisse importante des visites des parcs nationaux, après cinquante ans de croissance ininterrompue". Et il semble que des phénomènes similaires aient lieu dans d'autres pays développés. Aussi, avec un sens certain de l'à-propos, Paul Ehrlich et Robert Pringle proposent-ils d'ajouter une dimension écologique aux univers virtuels les plus connus, tel Second Life.

Source:le monde