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jeudi 29 janvier 2009

Les dauphins fouillent les fonds marins avec des éponges

Les dauphins sont incontestablement des animaux intelligents,
plutôt sociables, dociles et même rieurs, pour peu qu'on
donne une connotation anthropomorphique à leur mimique
enjouée. Ils aiment apparemment la compagnie de l'homme, ce qui
prouve assez qu'ils ne sont pas rancuniers non plus lorsqu'on sait les
hécatombes que provoquent parfois les filets dérivants
chez ces cétacés.

dauphin

Depuis le temps qu'on les étudie et même qu'on
utilise un certain nombre de leurs qualités - dans un contexte
civil ou militaire -, on n'avait pas encore remarqué ce qu'ont
observé des spécialistes du comportement animal,
attachés à l'étude d'une population de ces
mammifères marins, à Shark Bay, sur la côte ouest
de l'Australie. Très distinctement, ils ont vu un certain nombre
de ces animaux détacher de leur support des éponges et
s'en servir comme outils pour fouiller le fond marin afin d'y
débusquer des poissons enfouis dont ils font leur ordinaire.
Soucieux d'en savoir plus, les chercheurs ont effectué des
prélèvements sanguins chez les treize animaux affectant
un tel comportement et se sont rendu compte qu'à une exception
près, il s'agissait de femelles par ailleurs toutes
apparentées.

Les hypothèses, depuis, vont bon train. Soit le
comportement nouveau est transmis sur un mode génétique,
par l'ADN ou par les mitochondries; soit il est transmis par les
mères à leur descendance, avec une tendance très
nette à n'instruire que les filles. De deux choses l'une: ou les
filles sont les seules à saisir l'intérêt du
message ou elles sont d'office contingentées dans des
tâches qui leur sont réservées. En l'occurrence,
celle qui consiste à trouver de la nourriture. Les mauvaises
langues ajouteront sans aucun doute que c'est une preuve
supplémentaire que les femelles - quelle que soit
l'espèce - sont celles qui sont les plus habilitées
à passer l'éponge ou, par affinité, la serpillère. Loin de nous, évidemment, l'idée de
leur emboîter le pas. Quoi qu'il en soit, les dauphins de la
côte australienne viennent de nous en apprendre davantage sur les
aptitudes à l'apprentissage chez les animaux. Et s'il est vrai
que l'humain est le seul animal capable d'utiliser des outils et de
rire, il a trouvé dans l'attachant cétacé un alter ego plutôt sympathique.

Un cacatoes disparus refait surface

Une espèce de cacatoès présumée disparue refait son apparition







Une espèce de cacatoès présumée disparue refait son apparition. Alors que les scientifiques étaient sur le point de déclarer l'extinction du cacatoès à huppe jaune d'Abott, une dizaine de spécimens ont été aperçus dans l'archipel de Masalembu.

La découverte a été annoncée par l'organisme de Conservation Indonésienne des cacatoès. C'est au large de l'île de Java que les oiseaux en question ont été retrouvés. Précisément quatre couples ainsi que deux oisillons ont été aperçus et ceux-ci semblaient en excellente forme et loin de disparaître de la surface de la planète. Pour rappel, le cacatoès à huppe jaune d'Abott est une espèce endémique à l'Ile de Solombo Besar

Le cacatoès à huppe jaune d'Abott compte parmi les cinq espèces de cacatoès qui se trouvent en grave danger d'extinction dans le cadre du CITES ou Convention de Washington. La chasse mais également la détérioration de son habitat naturel ont fini par mettre en danger l'existence de ce volatile. Cet oiseau a également fait l'objet de nombreux trafics commerciaux illicites.

Pour information, le cacatoès est un oiseau qui appartient à la même famille que les perroquets. Bien que bon nombre d'entre eux aient été domestiqués, il existe encore de nombreux spécimens qui vivent à l'état sauvage du côté de l'Indonésie, de la Papouasie Nouvelle-Guinée mais aussi de l'Australie.

source

Il change de comportement et mute pour ne plus subir les attaques de fourmis

De récents travaux menés à l'université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche),...) "Penn State" présentent une belle illustration de la théorie (Le mot théorie vient du mot grec theorein, qui signifie « contempler, observer, examiner ». Dans le langage...) de l'évolution en action. En effet, d'après les recherches de Tracy Langkilde (professeur de biologie à l'"Eberly College of Science (La science (du latin scientia, connaissance) relève Historiquement de l'activité philosophique, et fut pendant...)"), un lézard (appelé "fence lizard") aurait radicalement modifié son comportement afin de survivre aux attaques d'une espèce invasive de fourmi ("fire ant" en anglais). Ces recherches ont par ailleurs mis en évidence une mutation des pattes arrière des lézards soumis au stress récurrent des fourmis. Ce changement d'anatomie permettrait ainsi au reptile d'amplifier ces comportements de défense pour faire face à ses prédateurs afin de survivre dans son habitat naturel.


Les "fire ants", espèce invasive originaire de l'Amérique du sud (Sud est un nom :), ont été introduites accidentellement aux Etats-Unis dans les années trente. Ces fourmis immobilisent leur proie par une injection (Le mot injection peut avoir plusieurs significations :) de venin paralysant les muscles de l'animal (Un animal (du latin animus, souffle, ou principe vital) est un être vivant capable de mouvement et de perception. On...). Seules 12 de ces insectes suffisent pour tuer en moins d'une minute ( Forme première d'un document : Droit : une minute est l'original d'un acte. ...) un lézard d'une dizaine de centimètres.

Les travaux de Langkilde sont le résultat d'une série d'expériences menées en parallèle sur quatre sites. Le premier site, appelé site témoin, avait pour but d'observer le comportement du lézard sans la présence de fourmi. Les trois autres sites ont permis observer le comportement du reptile soumis à des attaques de fourmis depuis 23 ans pour le premier site, 54 ans pour le second et 68 ans pour le troisième. Ces expériences ont ainsi mis en évidence une corrélation entre le facteur temps (Le temps est un concept développé pour représenter la variation du monde : l'Univers n'est jamais figé, les...) et le changement de comportement des lézards. Alors que les lézards familiers aux attaques ont montré des comportements de défense permettant de repousser les fourmis (notamment en donnant des coups avec les pattes arrière), ceux du site témoin n'ont montré aucun signe de rejet, fermant les yeux et restant immobiles.

Afin de déterminer si les mutations observées au niveau des jambes pouvaient influencer la capacité du lézard à se défendre, Langkilde a mesuré les pattes de chaque lézard. Après comparaison, les lézards ayant acquis des comportements de défense avaient en effet des pattes plus longues que ceux n'ayant pas été soumis au stress des prédateurs. Il semblerait par ailleurs que cette spécificité anatomique se transmette à la progéniture, mettant en évidence l'implication d'une mutation génétique.

C'est Darwin qui doit-être content!


Langkilde souligne ainsi que la sélection naturelle devrait nettement favoriser les lézards ayant développé des comportements de défense, les autres ayant plus de difficulté à survivre jusqu'à l'âge de la reproduction. De plus amples études sont néanmoins nécessaires pour statuer sur ce changement de comportement. Langkilde souhaite par exemple déterminer si la progéniture de lézards possédant de longues pattes peut perdre son comportement de défense lorsque celle-ci n'est pas exposée à l'attaque de fourmis dès le plus jeune âge. Les résultats actuels de ces recherches seront publiés à la fin du mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.) dans le journal Ecology.

Les humains sont des superchasseur qui oblige la nature de modifier son comportement

La chasse et la pêche que les humains organisent au niveau local
ou de manière industrielle dépassent d'ailleurs les
autres impacts d'origine humaine comme la pollution. Ces modifications
sont incroyablement puissantes et remettent la survie de certaines
espèces en question.



Une recherche sur 34 autres études qui avaient suivi quelque
29 espèces sur différents écosystèmes a
permis de remarquer que les animaux chassés sont maintenant 20 %
plus petits que les générations précédentes
en moyenne. Par ailleurs, l'âge moyen de reproduction est 25 %
plus tôt en moyenne. Il ne s'agit pas de l'évolution par
sélection naturelle dans ce cas.



Dès 1990, on avait déjà remarqué que la
« chasse au trophée » (plus l'animal tué est
gros, plus prestigieux c'est), avait conduit toute la population des
ours d'Alaska à diminuer de taille au cours des années.



Pour de nombreux autres animaux chassés, c'est la même
chose qui se produit : les populations animales chassées sont
remodelées de manière bien plus intense que
naturellement. Les humains sont donc une « force
évolutionniste » puissante.



Les espèces chassées ont réussi à faire
surgir leur capacité à répondre rapidement au
changement imposé par l'Homme. Ainsi, l'évolution «
boostée » a permis aux plus petits poissons
d'échapper aux filets et donner leurs gènes de «
petits poissons » à leur descendance.


L'autre processus en cours se nomme « plasticité
». Ainsi, pouvoir se reproduire plus tôt peut intervenir,
car pour une espèce chassée, il y a moins de
compétition pour la nourriture. La maturité s'offre alors
plus rapidement.



Le problème est que la reproduction de plus en plus
tôt produit moins de descendances. Cela nuit à la
capacité à réagir rapidement à une
catastrophe. Même les gouvernements ont leur part de
responsabilité dans cette « évolution ». En
effet, les règles instaurées pour laisser prendre les
gros poissons et laisser les petits fait que ce sont les petits qui se
reproduisent le mieux... C'est contraire à ce qui se passe
naturellement.



Il faudrait peut-être idéalement d'une part que la
race humaine s'en prenne à moins d'espèces et prends
aussi les petits (mais dans une moindre mesure).



Sources : Imaginascience, Livescience

mardi 27 janvier 2009

Les fourmis navigue avec les formes

Antoine Wystrach (Thésard UPS) et Guy Beugnon (Directeur de
recherche CNRS), du Centre de Recherches sur la Cognition Animale (CRCA
- UPS/CNRS), montrent pour la première fois que des insectes
peuvent utiliser des informations liées à la
géométrie de l'espace pour s'orienter même en
présence de repères visuels saillants.

Cette capacité de navigation n'avait à ce jour était
démontrée que chez des vertébrés, incluant
l'homme, ce qui conduisait à l'hypothèse de l'existence
d'un module spécifique au traitement de la
géométrie, aujourd’hui remis en cause. Ces
résultats sont publiés le 13 janvier 2009 dans la revue Current Biology. Lire la suite (pdf)

Les manchots empereurs disparaitront vers 2100

La fonte de la banquise prédite par les
modèles climatiques du GIEC (1) provoquerait la disparition des
manchots empereurs d'ici 2100. Tel est le résultat mis en
évidence par des chercheurs CNRS, en collaboration avec deux
équipes américaines (2). Inédites, leurs
données suggèrent que, face aux changements climatiques
à venir, les manchots empereurs, "acculés" en Antarctique
seraient particulièrement touchés par les
évolutions climatiques annoncées s'ils ne peuvent
s'adapter rapidement. Ces travaux sont publiés dans la revue
PNAS le 27 janvier 2009.






Quel est l'impact des changements climatiques sur les
écosystèmes marins ? A cette question tentent de
répondre différentes équipes françaises qui
participent au programme ANR (3) « Biodiversité REMIGE (4)
». Dans ce cadre, Henri Weimerskirch et ses collègues du
Centre d'études biologiques de Chizé (CNRS) se sont
intéressés aux manchots empereurs, dont ils
bénéficient de données démographiques sans
équivalent. Localisé en Antarctique, cet oiseau de mer a
la particularité d'être extrêmement sensible aux
variations de la banquise ou glace de mer. Celle-ci fait office de
plate-forme pour la mue en été (janvier/février)
puis pour la reproduction en hiver, tout en leur assurant leur pitance
(essentiellement à base de calmars, essentiellement à
base de calmars, de poissons et de krill, toutes petites crevettes des
eaux antarctiques). La banquise leur est donc essentielle, tant pour se
reproduire que pour se nourrir, deux fonctions vitales pour la survie
de l'espèce.

Après
une baisse très importante à la fin des années 70,
le nombre de manchots empereurs s'est aujourd'hui et depuis quelques
années stabilisé. Mais, comment évolueront ces
oiseaux de mer au cours des prochaines années ? Pour en avoir
une idée, les chercheurs se sont appuyés sur le suivi
démographique, effectué entre 1962 et 2005, d'une colonie
de manchots empereurs située en Terre Adélie. Ils ont
alors combiné ces données aux modèles du GIEC
prédisant les variations futures de l'étendue de la
banquise en Antarctique. Et le résultat est quasi sans appel :
les manchots empereurs de Terre Adélie pourraient
disparaître d'ici 2100 si la banquise continue à fondre
comme annoncé. Plus précisément, les scientifiques
ont calculé que les effectifs de cette colonie allaient
s'effondrer de 93 %, passant de 6000 couples reproducteurs en 1962
à 400 d'ici la fin du siècle. Avec une probabilité
moyenne de s'éteindre égale à 36 % en 2100.

La fonte de la banquise, en lien direct avec la reproduction et l'alimentation des manchots
Les
prévisions du GIEC prévoient une
accélération de la dislocation des glaces de mer
hivernales entourant le continent Antarctique du fait du
réchauffement des températures. Un
phénomène qui, selon les auteurs, pourrait diminuer le
succès reproducteur des manchots empereurs, ces derniers ayant
de moins en moins de plates-formes stables pour se reproduire. En
outre, plus la glace de mer est importante, plus le krill, qui est
à la base des chaînes alimentaires antarctiques,
prospère. La fonte de la banquise provoquerait donc la
raréfaction des ressources marines dont dépendent les
manchots.

Pour éviter de disparaître, les
manchots empereurs doivent s'adapter (migration, changement de cycle de
vie...). Mais, ils semblent lents à modifier leur comportement,
ce qui les menace d'extinction. Au contraire, pour certaines
espèces d'oiseaux, essentiellement sub-antarctiques ou
sub-tropicales, ces changements climatiques se
révéleraient favorables. C'est notamment le cas de
certains albatros. Ces travaux suggèrent donc une
réorganisation des espèces au sein de
l'hémisphère Sud, en relation avec les évolutions
du climat dans les prochaines années.

Coordonnée
par le Centre d'études biologiques de Chizé (CNRS), cette
étude a été menée grâce au soutien
logistique et financier de l'Institut polaire français
Paul-Emile Victor (IPEV), d'une bourse européenne Marie Curie
ainsi que de financements de L'OREAL-UNESCO et de l'ANR
Biodiversité REMIGE.



Notes :



(1) Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (en anglais, IPCC)

(2) Après une thèse effectuée au centre CNRS de
Chizé, Stéphanie Jenouvrier, premier auteur de cette
publication, est en post-doc au Woods Hole Oceanographic Institution
(USA).

(3) Agence nationale de la recherche

(4) Voir Consulter le site web





dimanche 25 janvier 2009

1068 nouveaux animaux en 10 ans en Asie



1068 nouvelles espèces animales et végétales
ont été découvertes ces dix dernières
années par les scientifiques de plusieurs instituts de recherche
dans la région du Grand Mékong, en Asie du Sud-Est, selon
un rapport publié le 15 décembre par le Fonds mondial
pour la nature (WWF).


Le contexte



- Le Mékong traverse la Chine, le Myanmar, le Laos, le Cambodge,
la Thaïlande et le Vietnam sur plus de 4500 km. C’est le
fleuve le plus riche de la planète en termes de
biodiversité. Selon Conservation International (CI), c’est
aussi l’une des cinq régions du monde où la faune
et la flore sont les plus menacées, à cause de la
déforestation, de la surpêche, de la construction de
routes et du commerce illégal d’animaux.



- Les scientifiques de plusieurs instituts de recherche d’Asie
du Sud-Est ont collaboré avec WWF pour réaliser le
rapport « Premières Découvertes dans la
région du grand Mékong »*, publié par
l’organisation de protection de la nature.



- WWF travaille également avec les gouvernements des six pays
de la région à la protection et la gestion durable des
600 000 km2 de forêts et d’écosystèmes
aquatiques transfrontaliers.


Les découvertes


Entre 1997 et 2007, les scientifiques ont découvert
l’existence
de 1068 espèces dans la région du
Mékong, soit deux nouvelles espèces mises au jour par
semaine pendant dix ans.



La communauté scientifique a longtemps ignoré leur
existence à cause de l’immensité de l’habitat
naturel dans la région. Au Vietnam, par exemple, la forêt
tropicale a résisté à la dernière
glaciation. Des milliers d’espèces ont ainsi pu s’y
constituer un refuge où elles se sont développées
depuis.



Ce phénomène explique également qu’une
très grande partie de la faune et de la flore de la
région du Mékong soit endémique.



« Ces découvertes replacent la région du
Mékong sur la carte du monde des priorités en termes de
protection de la nature » a déclaré Stuart Chapman,
directeur des programmes du WWF Grand Mékong.



Lors de la présentation du rapport de WWF, la
communauté scientifique a souligné que malgré la
richesse des récentes découvertes, la région
était loin d’avoir livré tous ses secrets sur la
biodiversité locale.




* « First Contact in the Greater Mekong »

Découvrez notre diaporama sur les nouvelles espèces découvertes dans la région du Grand Mékong




vendredi 23 janvier 2009

Un iguane rose promet de rectifier l’histoire de l’évolution

La découverte d’un iguane rose promet de rectifier
l’histoire de l’évolution dans les îles
Galápagos. En effet, Darwin aurait oublié un
spécimen d’iguane lors de son passage en 1835 qui serait
en fait, la plus jeune divergence connue à travers les
espèces de l’archipel des Galápagos.
L’évolution de l’iguane Rosada (rose) se serait
différenciée il y a 5,7 millions d’années.


Selon les scientifiques du National Academy of Sciences, il n’en
resterait qu’une centaine sur les parois du volcan Wolf de
l’île d’Isabela. La présence de cette
variété d’iguanes n’a été
découverte qu’en 1986 par des gardes parcs, mais ce
n’est qu’en 2000 qu’un groupe de scientifiques
s’est mis à les étudier.


La théorie de l’évolution de Darwin
publiée en 1859 tire son origine de la visite du navigateur dans
l’archipel des Galápagos. Il aurait observé
diverses espèces propres à chacune des îles et
toutes adaptées à leur environnement. Ces observations
l’ont mené à postuler l’hypothèse que
les espèces qui s’adaptent le mieux à leur
environnement sont plus susceptibles de survivre.





Parmi les espèces qu’il croisa, notons des pinsons et
des tortues. Cependant, ses escales ne l’emportèrent pas
sur l’île d’Isabela. L’iguane Conolophus
subcristatus Rosada présente plusieurs traits distinctifs; la
couleur rosée, la forme de sa crête et son comportement
très particulier.



Des analyses ADN révèlent que Rosada est bien plus
éloigné de ses cousins iguanes qu’ils ne le sont
entre eux, suggérant que cette espèce se soit
différenciée il y a très longtemps et ne soit
entrée en contact avec aucune autre espèce.

Iguane Rosada en haut et iguane commun en bas

Crédit: Gabriele Gentile, National Academy of Science



Ce qui est le plus frappant est sa présence sur une
île vieille tout au plus de 5 millions d’années. Ce
qui laisse croire que Rosada aurait évolué sur un volcan
avoisinant qui serait aujourd’hui enseveli sous l’eau. Il
aurait ensuite migré vers l’île d’Isabela.


Source: BBC News
-sur-la-toile.com

jeudi 22 janvier 2009

Climat, la Terre se refroidit

Le débat est clos : la planète se refroidit.

Depuis
début décembre, l’Europe et l’Amérique
du Nord connaissent toutes deux des températures très
inférieures à la normale. En Europe, le mois de
décembre dernier a vu la neige recouvrir Marseille et Milan ;
l’aéroport de Madrid a été fermé le 9
décembre dernier par la neige. Aux Etats-Unis, la
Nouvelle-Angleterre et la Midwest ont connu ces derniers jours des
températures record allant jusqu’à -35°C.

Les
statistiques mondiales disponibles montrent qu’il ne s’agit
pas là d’une aberration locale. Selon la NASA (qui fait la
synthèse du plus grand nombre d’observations
météorologiques), l’année 2008 a
été la plus froide du siècle (cf. http://data.giss.nasa.gov/gistemp/

pour les données détaillées). Non seulement le
vingt-et-unième siècle n’a connu aucun
réchauffement climatique (l’année la plus chaude
jamais enregistrée fut 1998) mais, depuis deux ans, la tendance
est clairement au refroidissement.


Ces
observations posent une intéressante question : combien de temps
faudra-t-il pour que la Terre se refroidisse avant que l’on
arrête de dire qu’elle se réchauffe ?

Il y a
maintenant plus de dix ans que presque toute la couverture politique et
médiatique du climat se résume à une seule
thèse : « la planète est entrée dans une
phase de réchauffement sans précédent, due au CO2
produit par l’activité humaine ; tous les savants sont
d’accord sur cette interprétation ; il est donc urgent de
changer radicalement notre mode de vie pour réduire nos
émissions de carbone et sauver la planète ».

Du
fait de ce barrage médiatique, peu de gens sont conscients du
fait que cette thèse est scientifiquement assez faible. Certes,
elle se fonde sur deux observations indiscutables :

D’abord,
la température de la planète a fortement augmenté
entre 1975 et 1998, pour atteindre cette dernière année
la température moyenne la plus élevée jamais
observée depuis que des stations météorologiques
sont disséminées à travers le monde
(c’est-à-dire depuis la deuxième moitié du
dix-neuvième siècle).

Ensuite, il est vrai que la
proportion de CO2 augmente dans l’atmosphère terrestre et
que, si tous les autres paramètres étaient parfaitement
stables, cette augmentation devrait causer un réchauffement.

Et
pourtant, il est impossible de tirer de ces deux faits les conclusions
que les hommes politiques et la presse nous répètent
chaque jour. Il y a à cela plusieurs raisons.




La moyenne des températures en Amérique du Nord depuis 1998 (National Climactic Data Center, Etats-Unis).




La
concentration de CO2 dans l’atmosphère reste très
faible. Pour chaque million de particules dans l’air que nous
respirons, il y a environ 380 particules de CO2, contre environ 310 il
y a cinquante ans.

Personne ne connaît exactement la
sensibilité de la température à une telle
augmentation, mais il paraît difficile de croire qu’elle
puisse suffire à causer une catastrophe mondiale. D’autant
plus qu’un autre gaz qui, lui aussi, réchauffe
l’atmosphère est présent en bien plus grande
quantité : la vapeur d’eau, qui représente entre
10.000 et 40.000 particules par million de particules d’air
à la surface de la terre (4.000 si l’on compte les couches
supérieures de l’atmosphère au-dessus des nuages).

La
part des émissions de CO2 due à l’activité
humaine est très faible – moins de 5 % du total. Le reste
est dû à la décomposition des plantes, à
l’activité volcanique, à la respiration et à
la digestion des animaux ainsi qu’aux échanges
réciproques de CO2 entre les océans et l’air.

Alors
que l’augmentation de la concentration en CO2 est observée
dans toute l’atmosphère, le réchauffement «
planétaire » de 1975-1998 fut, malgré son nom,
exclusivement un réchauffement de
l’hémisphère Nord. La plus grande partie du
continent Antarctique (sauf la péninsule antarctique qui fait
face au Chili) s’est refroidie pendant cette période. Au
contraire, la zone arctique a connu (du moins jusqu’à
2007) un réchauffement supérieur à celui du reste
de la planète.

Enfin, les données historiques ne
montrent pas une forte corrélation entre
l’évolution de la concentration de CO2 et
l’évolution des températures. Le CO2 augmente assez
fortement et régulièrement dans l’atmosphère
depuis 1945. Mais la température n’a augmenté que
pendant le tiers de cette période. De 1945 à 1975 –
les « trente glorieuses » d’une économie
alimentée au charbon et au pétrole, sans les technologies
de capture du carbone qui se sont imposées depuis – les
températures ont baissé. (Il était de mise, au
début des années 1970, de s’inquiéter du
refroidissement climatique à venir !). De 1975 à 1998,
elles ont rapidement augmenté. Puis, elles se sont
stabilisées pendant huit ans et, depuis deux ans, sont reparties
à la baisse, au moment même où la croissance
économique rapide de la Chine et de l’Inde augmentait de
nouveau les émissions humaines de CO2.

Sur une
très longue période – plusieurs centaines de
milliers d’années – on note bien une
corrélation entre concentration de CO2 et températures.
Le graphique suivant a été utilisé par Al Gore
dans son film Une vérité qui dérange.

Mais
ceux qui ont vu le film auront peut-être remarqué que Gore
ne dit jamais explicitement ce qu’il veut nous faire croire
(« le CO2 fait varier la température »). Il tourne
autour du pot, disant « les deux graphiques se ressemblent
(…) il y a une forte corrélation ». La raison de
cette finesse d’avocat est bien simple : il suffit de regarder le
graphique de près pour noter que les évolutions de la
concentration de CO2 suivent – entre quatre à huit
siècles plus tard – les évolutions des
températures.

C’est donc le réchauffement de
la planète qui entraîne, après un long
délai, l’augmentation du CO2 : les océans plus
chauds relâchent plus de CO2 qu’ils n’en absorbent,
de même qu’une canette de coca-cola laissée à
la chaleur risque d’exploser. Inversement, c’est le
refroidissement qui provoque la diminution des concentrations de CO2,
progressivement absorbé par les océans refroidis.
De SCIencextr3me





La corrélation de long terme entre température et CO2 : les changements climatiques précèdent les variations de concentration.

Il ne fait aucun doute que Gore connaissait la vérité et a délibérément induit ses spectateurs en erreur. Sans cela, il ne pèserait pas ses mots avec autant de précision pour ne pas dire ce qu’il veut faire croire et ne pas être, le cas échéant, tenu pour responsable de ses mensonges.

Cette mauvaise foi sans scrupules n’est pas seulement un trait de caractère personnel d’Al Gore (même si elle est cela aussi : la Haute Cour de Londres, dans un jugement du 2 octobre 2007, a ainsi identifié neuf contre-vérités scientifiques délibérément incluses dans son film). Depuis plusieurs années, presque toute la couverture politique et médiatique du climat se résume à trois règles.

Ces trois règles sont scrupuleusement respectées par Al Gore, par la plus grande partie du mouvement écologiste et par le Groupement Intergouvernemental d’Etudes du Climat (GIEC), une institution spécialisée de l’ONU créée dans le but précis de répandre la panique planétaire :

- D’abord, terrifier l’opinion à partir de vérités partielles ou même d’histoires inventées de toutes pièces.

- Ensuite, ne donner aucune couverture médiatique aux savants de premier ordre qui expriment leur désaccord par rapport à un « consensus » qui est, depuis longtemps, plus politique que scientifique.

- Enfin, après avoir terrifié l’opinion et refusé tout débat, en conclure bravement que « le débat est clos » et que le monde doit réellement s’alarmer.

Il y a deux solutions pour terrifier l’opinion. La première est de présenter une vérité partielle. Ainsi, il était vrai, jusqu’à très récemment, que les glaces reculaient dans l’Arctique.

Dans le même temps, la calotte Antarctique, qui contient 90 % des glaces du monde, était en augmentation. Il suffisait donc de ne parler que de l’Arctique, et de passer l’Antarctique sous silence, pour laisser croire que le monde allait subir une fonte massive des glaces menaçant d’engloutir des régions entières.

L’autre solution est de mentir entièrement. Les lecteurs de la Ména se souviennent ainsi peut-être qu’en 2004 – année de forte activité cyclonique en Amérique du Nord – le GIEC avait annoncé au monde que le réchauffement climatique était la cause de l’augmentation du nombre des cyclones.

La seule petite difficulté était que cette annonce ne s’appuyait sur aucune étude ou recherche scientifique. « Aucune » ne signifie pas ici « recherches insuffisantes ou non encore vérifiées » mais bien « rien de rien de rien » : le GIEC avait inventé de toutes pièces, à des fins purement politiques, une corrélation qui n’existait pas.

Le spécialiste des cyclones au sein du GIEC, le professeur Christopher Landsea de l’université du Colorado, n’avait pas été consulté et démissionna de l’organisation. Lorsque, au cours des années suivantes, le nombre des cyclones repartit à la baisse, l’ONU cessa discrètement d’évoquer une corrélation.

Un autre exemple de mensonge fut le graphique « en crosse de hockey », que le GIEC publia en 2001 et qui fut immédiatement reproduit à travers le monde. Les lecteurs de la Ména se souviendront peut-être avoir vu ce graphique au début de notre décennie :

mardi 20 janvier 2009

Une terre vierge inconnue

Une équipe de scientifiques britanniques, effectuant une
recherche à l’aide du logiciel Google Earth, constata
l’existence d’une zone de verdure apparemment
inexplorée dans une région de montagnes située en
Afrique du sud. Un groupe international de chercheurs organisa une
expédition en cette région du Mozambique, difficilement
accessible à l’homme pendant des années et qui ne
figure sur aucune carte. Ils y trouvèrent plusieurs
variétés de reptiles, d’oiseaux, un singe, un
caméléon nain ainsi que des papillons et
orchidées, dont certaines non encore répertoriées.

Le recours à de simples ordinateurs permit de détecter
l’emplacement d’une forêt de 1800 mètres
carrés où se dresse un sommet de 1,700 mètres. La
guerre civile qui dévasta le pays de 1975 à 1992, tint
à l’écart de cette région les habitants qui
préférèrent s’en éloigner, craignant
les conflits armés. Ces terres boisées demeurèrent
exemptes de toute activité humaine, bénéficiant
ainsi étrangement des effets de ces hostilités.


Cette région constitue selon toute apparence, la plus grande
forêt en moyenne altitude du sud du continent africain.
Vingt-huit chercheurs et 70 porteurs établirent leur campement
pour une durée de quatre semaines, allant à la
découverte de ce monde inexploré.



Les chercheurs espèrent désormais identifier, parmi
les éléments capturés lors de cette
expédition, d’autres espèces inconnues à ce
jour. Les spécimens rapportés ainsi que les nombreuses
photographies constitueront des preuves de la présence en cette
jungle de nouvelles variétés dont nul ne soupçonne
encore l’existence. Les scientifiques procèdent
présentement à un travail minutieux
d’identification, espérant voir leurs efforts
récompensés.


Ce groupe de chercheurs croit possible de déceler à
l’avenir de nouvelles terres demeurées intactes
grâce à l’utilisation des satellites. Ils
rêvent peut-être secrètement du jour où ils
pourront identifier à distance, ces spécimens objets de
leur étude, grâce à des images toujours plus
précises retransmises grâce à Google Earth.



Sources: Futura-Science, Actualité.Lycos.fr

samedi 17 janvier 2009

La suie fait fondre de l'Arctique


C'est ce qu'ont déclaré des scientifiques à
la récente conférence des Nations Unies sur le Climat
à Poznan. Ainsi, si l'on veut vraiment préserver la glace
dans cette région lors des prochaines décennies, il est
important que les états participants à cette
conférence soient conscients de ce risque.



Le méthane, l'ozone et le carbone sont ainsi les grands
coupables concernant ce problème : la fonte des glaces est
principalement due à ces facteurs plutôt qu'au soleil ou
au réchauffement des océans. Réduire ces polluants
aurait un plus grand impact que de réduire les émissions
des principaux gaz à effet de serre pour les prochaines
décennies.



Bien que les températures dans le monde entier s'accroissent
à un rythme alarmant, les statistiques montrent que la
région Arctique compte 2 fois plus de réchauffement. Cela
a un effet dévastateur sur la manière dont la glace se
propage. Contrairement à l'Antarctique, où la glace
repose sur un continent, la glace au pôle Nord repose sur l'eau,
et est donc extrêmement sensible à n'importe quel nouveau
niveau de réchauffement de la planète.


Concernant le bon côté des choses, les trois polluants
se dissipent beaucoup plus rapidement dans l'atmosphère que le
dioxyde de carbone. Cela signifie que les mesures visant à
réduire les niveaux auraient un impact beaucoup plus
immédiat.


Cependant, les craintes sont élevées, le pôle
Nord pourrait fondre complètement durant l'été
avant l'année 2050 !



Sources : Imaginascience, Softpedia

Votre vieux portable contre de l’argent pour le bien de la Terre

Fonebank est une entreprise britannique spécialisée dans le recyclage
des vieux cellulaires. D’après cette entreprise, seulement 20 % des
portables sont recyclés, malgré le fait qu’ils contiennent des métaux
lourds, dangereux pour la santé et l’environnement. Selon cette étude,
28 % des gens les oublient au fond du tiroir alors que 23 % les jette
aux poubelles.



Le système de recyclage que propose Fonebank est simple et
rémunéré. Il suffit de sélectionner votre modèle dans la liste et
d’envoyer par la poste votre téléphone ou lecteur MP3. Durant le mois
de novembre, Fonebank a payé plus de 200 000 euros (300 000 $ US) en
redevance avec une moyenne de 50 euros par personne. Par exemple, un
Nokia N95 peut se voir échangé contre un peu plus de 100 euros, alors
qu’un vieux iPhone en vaudra davantage.


Non seulement le recyclage de vieux appareils électronique est
bénéfique pour votre portefeuille et l’environnement, mais elle profite
également au bien-être de l’humanité. En effet, Fonebank vient de
s’associer avec plusieurs œuvres charitables dont Oxfam, Age Concern et
British Red Cross et promet de verser un minimum de 10 % de la valeur
de votre vieux cellulaire pour aider à développer un monde meilleur.



Source: BBC News, Fonebank

vendredi 16 janvier 2009

Les abeilles agonisent

L’abeille n’est pas une espèce
protégée. Et pourtant : elle disparait peu à peu.
Dans le monde, les apiculteurs auraient déjà perdu
près de 45 % de leurs protégées selon la revue Science. Une hécatombe aux causes encore assez peu déterminées, qui menace la survie de l’humanité.

En 2007,
le taux de ruches abandonnées ou quasiment
désertées atteignait 70 voire 80 % dans les pays les plus
touchés. Mais que se passe-t-il ? Face au
phénomène désormais appelé « syndrome
d’effondrement des colonies d’abeilles » (ou CCD en
anglais : « colony collapse disorder »), les scientifiques
restent désemparés. Une chose est en revanche
évidente : c’est un problème écologique et
économique majeur. Pas seulement pour la production apicole,
mais pour l’agriculture et les ressources alimentaires du monde
entier.



Les quelque 20 000 spécimens
d’abeilles de la planète (près de 1000 en France)
sont en effet les principales pollinisatrices. 80 % des espèces
végétales dépendent de ces insectes. Leur butinage
est donc indispensable pour la biodiversité et la reproduction
d’une multitude de fruits, légumes et plantes. Ce
qu’on imagine moins, c’est leur rôle
économique : 35 % de la production mondiale de nourriture et 10
% du chiffre d’affaires de l’agriculture mondiale
dépend d’elles. Selon le CNRS (Centre national de la
recherche scientifique), l’impact économique de la
pollinisation représenterait 153 milliards d’euros par an.
Albert Einstein aurait même dit un jour : « Si
l'abeille venait à disparaitre de la surface du globe, l'homme
n'aurait plus que quatre années à vivre
».


Mesures de protection


Pour l’instant,
l’épidémie est inexplicable. Maladies, nouveaux
prédateurs, pesticides, insecticides… les ondes
électromagnétiques des téléphones portables
ont même étaient évoquées. Mais rien ne peut
être affirmé avec certitude. La Parlement européen
a cependant décidé d’agir préventivement et
formalisera demain un accord visant à interdire 22 substances
dans la fabrication d’insectifuges. Le Cruiser, surnommé
« tueur d’abeilles » (fabriqué par Syngenta),
est déjà interdit en Allemagne et le sera en mai 2009 en
France.


Au niveau national, un rapport
intitulé « Pour une filière apicole durable : les
abeilles et les pollinisateurs sauvages » a été
remis le 10 octobre dernier à Michel Barnier, ministre de
l’agriculture, et Nathalie Kosciusko-Morizet, alors
secrétaire d’Etat à l’Ecologie. Son auteur,
le député UMP Martial Saddier, était chargé
d’analyser les causes de surmortalité de l’insecte
et de proposer un plan d’action : l’organisation
d’une véritable filière apicole, avec
déclaration annuelle obligatoire des ruches pour permettre
l’inventaire du cheptel, est préconisée, ainsi que
la création d’un Institut technique et scientifique de
l’abeille. Cet organe sera chargé d’élaborer
et d’analyser les programmes de recherche de la filière.


Par ailleurs, l’Union nationale
de l’apiculture française, dans le cadre du programme
« L’abeille, sentinelle de l’environnement »,
encourage les villes à installer des ruches sur les toits et
dans les espaces verts. Paris et Lille en ont déjà pris
l’initiative pour sensibiliser la population. Car, comme
l’a déclaré NKM, il ne faut pas oublier que «
la subsistance quotidienne de plus des deux tiers de
l’humanité, ainsi que plus de 40 % de
l’économie mondiale, dépendent directement de la
conservation des écosystèmes ».


source



mercredi 14 janvier 2009

La mort des Kiwis



Le kiwi est à la
Nouvelle-Zélande ce que le panda est à la Chine: un symbole national
qui fait la fierté des Néo-Zélandais mais aussi un animal en voie de
disparition.

Le drôle d'oiseau rond
n'est pourtant pas un prix de beauté: incapable de voler, il promène
son plumage aux allures de fourrure sur de grosses et courtes pattes
griffues, fouillant le sol de son long bec pour se nourrir de vers et
d'insectes. Ce qui ne l'empêche pas de figurer dans le mythe de la
création du monde des Maoris, d'avoir donné son nom à la monnaie
locale, à un fruit connu dans le monde entier et même d'avoir inspiré
le surnom de «Kiwis» des Néo-zélandais.Le seul kiwi qui se fasse rare
en Nouvelle-Zélande est le vrai. L'animal fait partie des espèces en
danger que les autorités tentent de préserver et de ramener à des
niveaux de population normaux dans la réserve de Karori, non loin du
tumulte de la capitale, Wellington. «Le kiwi, c'est notre identité.
Quand tout d'un coup on dit qu'il va s'éteindre de notre vivant, c'est
un peu effrayant», observe Raewyn Empson, conservatrice en chef du
Karori Wildlife Sanctuary.


L'oiseau est, comme d'autres espèces,
victime de son innocence, de l'évolution et de l'installation des
hommes dans ces îles isolées du Pacifique Sud, balayées par le vent. En
l'absence de prédateurs, nombre des animaux de l'archipel au relief
accidenté ont prospéré sans vraiment développer de mécanismes de
défense.


Et puis, vers 800 ans après Jésus-Christ selon la plupart des
spécialistes, des Polynésiens sont arrivés par la mer, amenant des rats
dans leurs embarcations. Au milieu du XVIIe siècle, les Européens ont
apporté chats, chiens, hermines, furets, opossums, lapins et belettes.
Toutes bêtes qui ont fait des ravages parmi les animaux indigènes, les
dévorant ou leur volant leur nourriture.


Aujourd'hui, la Nouvelle-Zélande affiche l'un des pires taux de
destruction de la biodiversité du monde. Plus de 30%, soit au moins 51
espèces, des oiseaux indigènes sont considérés comme éteints, de même
que divers lézards, grenouilles, poissons et plantes, selon des études
officielles. Parmi ces chers disparus figure le moa géant, sorte
d'autruche chassée jusqu'à extinction par les colons polynésiens, et
son unique autre prédateur, l'aigle géant de Haast, le plus grand du
monde, qui l'a rapidement suivi, vers 1400. Quant au kiwi, il a
quasiment disparu des îles principales, se retranchant dans les plus
petites et les moins peuplées.


Mais des Néo-Zélandais sont déterminés à sauver leur emblème national.
Plus d'une dizaine de réserves naturelles privées ont été créées ces
dernières années, et des milliers de volontaires s'emploient à
capturer, tuer ou chasser les prédateurs «étrangers» de l'oiseau. Le
gouvernement a transféré les animaux considérés comme menacés sur les
petites îles où les prédateurs sont plus faciles à écarter.


La réserve de Karori a opté pour la stratégie inverse en ramenant des
rescapés sur les îles principales. La fondation financée par des
particuliers, des entreprises, des universités et des gouvernements
régionaux essaie de rendre à 260 hectares de la vallée d'une rivière
leur état pré-humain.


Car avant l'arrivée de l'homme, les forêts luxuriantes de
Nouvelle-Zélande abritaient «un certain nombre d'animaux primitifs
plutôt bizarres et inhabituels», selon Don Newman, responsable
scientifique des espèces menacées au Département gouvernemental de
préservation. Ensuite, les paysans ont détruit la forêt tandis que les
mammifères se repaissaient d'animaux uniques dans leur genre,
saccageant les nids et s'emparant des oeufs, poussant à la presque
extinction le kakapo, le seul perroquet incapable de voler, ou le
tuatara, sorte de lézard.


Dans la réserve, en revanche, «nous sommes optimistes», assure Raewyn
Empson, «nous avons une vision à 500 ans ici». Karori, abritée derrière
une enceinte d'un peu plus de deux mètres de haut, impossible à
franchir par-dessus ou par-dessous, fait figure de réserve privée
modèle, pour son potentiel tant touristique que scientifique. En 2000,
quelques petits kiwis de la plus rare des six espèces de kiwi y ont été
relâchés, premiers de ces volatiles à retourner à l'état sauvage sur
une grande île depuis un siècle. Un bébé kiwi, baptisé Frodon, naissait
dans l'année. Le parc attend maintenant une quarantaine de nouveaux-nés
pour 2009.


En mars dernier, on découvrait que des grenouilles rares de l'île de
Maud introduites dans la réserve de Karori avaient eu des petits, et en
octobre, c'était un tuatara. Des perroquets oubliés depuis longtemps
sur les principales îles sont revenus et se multiplient dans la région
de Wellington tandis qu'une sarcelle brune volette autour des pieds de
visiteurs nocturnes à Karori. «C'est précisément ce comportement
typique des oiseaux néo-zélandais qui leur a nui, mais c'est formidable
pour l'observation», remarque le guide, Claire Pascoe.


L'homme sera-t-il finalement l'avenir du kiwi? En tout cas,
aujourd'hui, les gadgets à l'effigie du drôle d'oiseau dans le magasin
de souvenirs de la réserve sont fabriqués... avec de la fourrure
d'opossum.


source




jeudi 8 janvier 2009

Les trois nouveaux sanctuaires marins de G W BUSH

Situées au beau milieu du Pacifique, les trois zones couvrent une superficie presque équivalente à celle de la France.

À quelques jours de son départ de la présidence, George Bush a décidé de créer près de 500 000 km² de réserves marines autour de plusieurs îles et atolls américains du Pacifique. Elles constituent les plus grandes réserves marines du monde, presque l'équivalent de la superficie de la France.

Cette décision a été prise dans le cadre d'une loi de 1906 qui rend immédiatement effective toute interdiction de pêche et d'exploitation minière. Elle a été saluée par plusieurs organisations de conservation de la planète, mais elle en a aussi surpris plus d'un. En effet, alors qu'il s'est toujours montré intraitable sur le dossier climat en refusant toute réduction des émissions de gaz à effet de serre, George Bush est de loin le président américain qui a fait le plus pour la protection du milieu marin. Il y a deux ans, il avait déjà décidé la création d'une immense réserve marine au nord-ouest des îles Hawaï. Un porte-parole de la puissante Fondation Pew qui finance de nombreux programmes de recherche sur la surpêche, a rendu hommage à l'action du président américain même si ce dernier avait refusé d'interdire tout forage pétrolier au large de l'Alaska.

Immenses récifs coralliens

Les trois nouvelles aires protégées se trouvent au plein cœur de l'océan Pacifique, à l'ouest des îles Hawaï. Il s'agit sans nul doute des dernières zones vierges de la planète. Elles abritent une très grande diversité d'espèces et des milieux naturels exceptionnels comme des volcans sous-marins, d'immenses récifs coralliens et de nombreuses sources géothermales.

La zone des îles Mariannes comprend la grande fosse du même nom, la zone océanique la plus profonde du globe (- 11 000 mètres), ainsi que plusieurs îles, atolls et récifs coralliens. L'île de Guam, qui fut dévastée durant la Seconde Guerre mondiale par les combats opposant les armées américaine et japonaise, fait partie de la nouvelle réserve.

De MERveille-NATure


Les deux autres réserves marines comprennent l'atoll Rose, constitué par l'un des plus grands récifs coralliens et un groupe d'îles isolées (Remote Island) qui abritent quantité d'oiseaux de mer et d'oiseaux migrateurs ainsi que de gros poissons prédateurs comme des requins. On y trouve aussi de nombreuses tortues marines.

source